Différences entre versions de « François-René de Chateaubriand »

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{{citation|citation=<poem>Chaque âges
est un fleuve qui nous entraîne selon le penchant des destinées quand nous nous y abandonnons. Mais il me semble que nous sommes tous hors de son cours. Les uns (les républicains) l'ont traversé avec impétuosité et se sont élancés sur le bord opposé. Les autres sont demeurés de ce côté-ci sans vouloir s'embarquer. Les deux partis crient et s'insultent, selon qu'ils sont sur l'une ou sur l'autre rive. Ainsi les premiers nous transportent loin de nous dans des perfections imaginaires, en nous faisant devancer notre âge, les seconds nous retiennent en arrière, refusent de s'éclairer, et veulent rester les hommes du XIVe siècle dans l'année 1797.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=René ou la vie de Chateaubriand|auteur=André Maurois|éditeur=Grasset|collection=Les Cahiers Rouges|année=1956|année d'origine=1938|page=97|section=III ''Le premier livre''|chapitre=III « L'Exil »|ISBN=2-246-18904-7}}
 
{{citation|citation=<poem>Voilà mon système, voilà ce que je crois. Oui, tout est chance, hasard, fatalité dans ce monde, la réputation, l'honneur, la richesse, la vertu même : et comment croire qu'un Dieu intelligent nous conduit ? Voyez les fripons en place, la fortune allant au scélérat, l'honnête homme volé, assassiné, méprisé. Il y a peut-être un Dieu, mais c'est le Dieu d'Epicure ; il est trop grand, trop heureux pour s'occuper de nos affaires.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Génie du christianisme|auteur=François-René de Chateaubriand|éditeur=Flammarion|année=1993|page=62|tome=1|partie=1 « Dogmes et doctrines »|chapitre=III « Des mystères chrétiens »|section=Livre premier « Mystères et sacrements »|ISBN=2-08-070104-5|année d'origine=1802|collection=Garnier Flammarion|s=}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=août|jour=10|commentaire=|}}
 
 
{{citation|citation=Il a fallu que le christianisme vînt chasser ce peuple de faunes, de satyres et de nymphes, pour rendre aux grottes leur silence et aux bois leur rêverie.}}
{{Réf Livre|titre=Mémoires d'Outre-Tombe|année d'origine=1848|auteur=François-René de Chateaubriand|éditeur=GF Flammarion|collection=Grand Format|année=1997|ISBN=2-08-070906-2|page=49|section=livre 1, chapitre 1|s=}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2008|mois=décembre|jour=27|commentaire=|}}
 
 
{{citation|Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.}}
{{Réf Livre|titre=Mémoires d'Outre-Tombe|année d'origine=1848|auteur=François-René de Chateaubriand|éditeur=GF Flammarion|collection=Grand Format|année=1997|ISBN=2-08-070906-2|page=95|section=livre 1, chapitre 6|s=}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=novembre|jour=11|commentaire=|}}
 
 
{{citation|Pourquoi faut-il que le plus grand crime et la plus grande gloire soient de verser le sang d'un homme ?}}
 
== Propos rapportés de Chateaubriand ==
{{citation|citation=Souvent une corneille centenaire, antique Sibylle du désert, se tient seule perchée sur un chêne avec lequel elle a vieilli : là, tandis que ses soeurssœurs font silence, immobile et comme pleine de pensées, elle abandonne aux vents des monosyllabes prophétiques.|précisions=Ces propos sont de Chateaubriand lui-même.}}
{{Réf Article|titre=Textes oubliés|auteur=Robert André|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=24|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{Réf Article|titre=Dernier chant, dernier témoin|auteur=Maria-Concepcion Perez|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=88|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{citation|citation=Désormais, l'avenir n'existe plus, et l'Histoire n'est qu'un théâtre vide, dans lequel il ne reste plus qu'un seul spectateur « devant le rideau baissé, avec le silence et la nuit », un dernier témoin. Il ne reste plus qu'une société décadente qui se décompose, formée, souligne Chateaubriand par des « générations mutilées, dédaigneuses, sans foi, vouées au néant qu'elles aiment », qui, ajoute-t-il, « ne sauraient donner l'immortalité », car « nul son ne sort du coeurcœur des morts ».
Et c'est alors que le vieux René souhaiterait, comme le vieil Arabe du désert, l'insouciance d'une mort amnésique, « bercée du murmure de la vague », de la mer maternelle et originelle, au lieu du son douloureux du temps.}}
{{Réf Article|titre=Dernier chant, dernier témoin|auteur=Maria-Concepcion Perez|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=91|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
== Citations et propos rapportés concernant le talent de Chateaubriand ==
{{citation|citation=Dès les premières pages de Chateaubriand qui lui furent soumises, [Joubert] reconnut un grand écrivain. « Ce sauvage me charme, dit-il. Il faut le débarbouiller de Rousseau, d'Ossian, des vapeurs de la Tamise, des révolutions anciennes et modernes, et lui laisser la croix, les missions, les couchers du soleil en plein océan et les savanes de l'Amérique ; et vous verrez quel poète nous allons voir pour nous purifier des restes du Directoire, comme Epiménide, avec ses rites et ses vers, purifia jadis Athènes de la peste ».}}
{{Réf Livre|titre=René ou la vie de Chateaubriand|auteur=André Maurois|éditeur=Grasset|collection=Les Cahiers Rouges|année=1956|année d'origine=1938|page=124|section=II ''La petite société — « Atala »''|chapitre=IV « Le Génie du Christianisme »|ISBN=2-246-18904-7}}
 
{{citation|citation=Mme de Staël elle-même, bien qu'effrayée par le danger que représentait pour ses idées de perfectibilité humaine ce jeune champion du passé qui l'avait assez perfidement attaquée dans ''le Mercure'', devint son amie ; elle ne pouvait résister à tant de gloire, et poussait le goût de la chasse au lion jusqu'à la volupté de se laisser dévorer.}}
{{Réf Livre|titre=René ou la vie de Chateaubriand|auteur=André Maurois|éditeur=Grasset|collection=Les Cahiers Rouges|année=1956|année d'origine=1938|page=132|section=II ''La petite société — « Atala »''|chapitre=IV « Le Génie du Christianisme »|ISBN=2-246-18904-7}}
 
== D'autres auteurs le concernant ==
{{Réf Article|titre=L'homme de la mort — Mythification de l'écrivain|auteur=Giovanni Macchia|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=11|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{citation|citation=Pour lui, l'Angleterre incarne le temps qui féconde, déplace sans détruire et sait même honorer la caducité qu'elle ne voit point comme une entrave, mais le dépôt précieux des âges et la victime honorable de la « conjuration des temps » — formule qui lui est chère —, une sorte d'humus où s'épanouit la double aristocratie des familles et des hommes d'exception, de la terre et du génie, toutes deux bénéfiques, qui font de la propriété de quelques-uns un gage de stabilité sans laquelle il n'y a point de liberté, et de l'orgueil né de l'exception la source d'un renouvellement de la pensée, du langage et des moeursmœurs.}}
{{Réf Article|titre=Chateaubriand et l'Angleterre|auteur=Jean-Paul Clément|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=60|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{Réf Article|titre=Les prisons du poète|auteur=Philippe Berthier|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=67|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{citation|citation=Autour de Chateaubriand, inébranlable et ''semper idem'', se déploie tout l'arsenal, congénital au système qui a triomphé en 1830, de la mauvaise foi et du mensonge, ici révélé non seulement dans l'absurde hypocrisie de l'appareil judiciaire, mais dans les déguisements carnavalesques des exécuteurs de ses basses oeuvresœuvres : le vicomte assiste au retour des mouchards, venus rendre compte des faits et gestes de la nuit, dans leurs travestis dérisoires (faux marchands de salade, faux joueurs d'orgue, faux invalides), à grand renfort de perruques maladroites ; toute une cour des miracles sinistrement bouffe, surgie de l'ombre, dont l'accoutrement pue le théâtre sordide et les coups tordus. Ce que confirme ce sabbat de pauvres fantômes bientôt dissipés par le jour, c'est le truquage généralisé du monde qui les suscite. Philippe fait semblant d'être roi, ses recors font semblant d'être chiffoniers ; postiches partout.}}
{{Réf Article|titre=Les prisons du poète|auteur=Philippe Berthier|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=67|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
{{citation|citation=Avec une totale sincérité, qui coïncide aussi avec un art consommé de se forger un personnage imaginairement — littérairement — « rentable », devant le désordre établi de Juillet, Chateaubriand se dresse en homme du Non définitif. Il veut déjà être pour Philippe ce que voudra être [[Victor Hugo|Hugo]] pour [[Napoléon III|Napoléon le petit]] : celui qui empêche de dormir, l'inassimilable, l'indigérable (dans un régime qui est essentiellement digestion), la fausse note têtue de la Conscience (et du Génie, par la même occasion) dans le concert de l'adulation intéressé. S'il n'en reste qu'un, ce sera lui et, de ce point de vue, en commettant la bourde magistrale de l'arrêter, le pseudo-souverain félon lui offre le plus merveilleux des cadeaux: la palme du martyre. C'est presque trop beau : la prison était justement ce qui lui manquait pour donner le coup de ciseau final à sa statue de Grand Résistant. Aussi ne peut-on douter de l'intense satisfaction qu'il éprouve en secret à se voir ainsi maltraité. Tout se déroule dès lors selon un plan parfaitement mis au point, où son rôle est tracé d'avance, à la [[Plutarque]] (quel épisode soigneusement programmé pour une postérité avide de ''senilia'' exemplaires : le plus illustre écrivain français, sexagénaire de surcroît, traîné comme un malfaiteur sur la paille humide des cachots... Digne de l'antique). Récusant, dans son essence même, le pouvoir qui veut le placer hors d'état de nuire, Chateaubriand, docile physiquement, manifeste une rebellion morale intraitable face aux manoeuvresmanœuvres émanant d'une instance politique pour lui nulle et non avenue. Lorsqu'on le questionne, il refuse de répondre et de signer quoi que ce soit (attitude dont il note, non sans complaisance, qu'elle a fait école depuis auprès de plusieurs républicains poursuivis), arguant avec une parfaite dignité, à la fois naturelle et très étudiée, qu'il ne reconnaît pas un gouvernement qui n'a pour lui ni l'ancien droit héréditaire, ni l'élection du peuple, puisque la France n'a point été consultée et qu'aucun congrès national n'a été assemblé.}}
{{Réf Article|titre=Les prisons du poète|auteur=Philippe Berthier|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=68|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
 
{{citation|citation=<poem>Aux époques de plénitude ontologique, le moi « se suffit à soi-même, comme Dieu ». Aux époques de défaillance, vide de substance, le moi part à la recherche d'une matière qui puisse le combler ou le soutenir.
Aucun mouvement littéraire n'a vécu comme le premier romantisme cette expérience de la défaillance ontologique. Personne mieux que Chateaubriand n'a su exprimer cette situation. Dès le début de son ''Essai sur les révolutions'', l'écrivain construit un point de vue qui soutiendra, tout au long de son oeuvreœuvre, le tissu métaphorique du vide en fluence qui signifie cette insuffisance d'être.</poem>}}
{{Réf Article|titre=Moi, métonymie, histoire|auteur=Javier del Prado|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=108|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
 
{{autres projets|s=Auteur:François-René de Chateaubriand|commons=François-René de Chateaubriand|w=François-René de Chateaubriand}}
 
{{DEFAULTSORT:Chateaubriand, Francois-Rene de}}
[[Catégorie:Naissance en 1768]]

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