Différences entre les versions de « Anne Calife »

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Le '''{{w|noirblanc}}''' estse ladéfinit, couleuren colorimétrie, comme la plus foncé,lumineuse celades estvaleurs dutde àgris. lL'absenceœil ouhumain àsitue l'absorptionles totalautres des rayons lumineuxcouleurs par oppositionrapport auà blanccette est aux autres couleursteinte.
 
== Littérature ==
 
==Littérature==
=== Roman ===
 
==== [[Transwiki:Anne_Calife|Anne Calife]] sous le nom de Anne Colmerauer, ''La déferlante'', 2003 ====
 
==== [[Transwiki:Anne_Calife|Anne Calife]] sous le nom de Anne Colmerauer, ''Meurs la faim'', 1999 ====
{{Citation |Je monte une gamme harassante .Mon ombre noire, hésitante me suit péniblement. Sur les marches blanches, elle marque des bémols chancelants. Elle s'affine, traînant derrière moi, de plus en plus longue et filiforme, puis refuse. Essoufflée, je m'arrête . Mon ombre aussi. Marseille entoure la mer dans ses longs bras blancs.… Au loin palpite la mer, ce globe humide visqueux, œil immense tourné vers moi. }}
 
{{Citation |En l’air, le ciel est blanc, tellement il veut être bleu. Même pas un petit nuage pour s’accrocher. Au sol, quelques maisons éparses et cette roche calcaire comme des gros morceaux de sucre qui renvoie le soleil. Et tout le silence qui rend le soleil plus fort}}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=11|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Réf Livre|titre=PaulMeurs eta le Chatfaim |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de FranceGallimard,1999, réedition Menthol House|année=2004|page=609|ISBN=978-2-9599680-21-03}}
{{Citation | Portonevere. Crêtés de noir, des blocs de roches blanches s'enfoncent verticalement dans les eaux. Jusqu'où, mon dieu ? }}
 
{{Citation|L’appartement est immense avec du blanc partout, au sol, au plafond, sur les murs. Dans mes promenades, je rencontre peu de meubles mais beaucoup de cartons. Tout est vide.
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=26|ISBN=2-7158-1436-4}}
Au sol, il y a du marbre blanc, au ciel volent des mouettes blanches, qui ne ressemblent pas aux oiseaux que je connais.}}
 
{{Réf Livre|titre=PaulMeurs eta le Chatfaim |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de FranceGallimard,1999, réedition Menthol House|année=2004|page=379|ISBN=978-2-9599680-21-03}}
{{Citation |Je me penche dans la tasse de café comme pour y chercher une solution. Le liquide noir me renvoie ma pupille dilatée, immense. Moi, je suis l'Oeil dit le café mais toi ? Toi ? Qui es-tu ? }}
 
{{Citation|Comment fait-on un signe de croix ? Je ne connais rien à la religion. Comment faire un signe de croix avec des mains blanches de chantilly }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=26|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Réf Livre|titre=PaulMeurs etla le Chatfaim |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de FranceGallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=60205|ISBN=978-2-9599680-21-03}}
{{Citation |Lucille , écroulée sur le lit. Lucille, hoquetant, suffoquant. Où peut-on trouver autant de noir pour gribouiller sur l’existence des humains ? }}
 
{{Citation|En été, tout Marseille va à Cassis. La tôle de la voiture renvoie des éclairs blancs sous le soleil. Je cligne des yeux. J’aperçois à peine le conducteur }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=71|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=160|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
{{Citation | J’ai versé du café lyophilisé dans la tasse. La poudre forme une tache noire dans l’eau chaude. Un soleil noir qui s’étend, s’étend en longs filaments. Les longs tentacules bruns envahissent tout le liquide, toute la cuisine. }}
 
{{Citation|Il était parfaitement détendu. Ses fesses blanches lui faisaient une petite culotte. Il s’essuya en silence, un pli narquois au coin des commissures.}}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=71|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=155|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|Rien n’est plus impressionnant qu’une calanque. Tirés du ciel, des blocs de roches blanches crêtées de noir plongent, verticaux, dans la mer.
Leurs clapotis égayèrent Sophie. Elle rit la première. Puis ce fut mon tour. Enfin ma mère découvra ses grandes dents blanches.}}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=1152|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|L’inquiétude la rend cruelle. Quand elle tient une proie entre ses dents blanches, elle ne lâche jamais. Elle va mitrailler en scrutant mon regard. Que faire ? }}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=168|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|Tout me manque. Le sourire blanc de ma mère me manque, l’ordinateur égoïste de mon père me manque, le thym et la sauge me manquent }}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=205|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|Mon sang La traverse et me traverse comme un seul corps. Chaque jour, Elle grandit davantage.
Je flaire la folie. La nuit, Elle dort sous mon lit. Son pied blanc dépasse du matelas. J’essaie de faire comme si de rien n’était ; c’est juste mon imagination. Mais dès que je ferme les yeux, Elle se jette sur moi et m’étrangle }}
 
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réedition Menthol House|année=2004|page=205|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
==== [[Transwiki:Anne_Calife|Anne Calife]], ''Paul et le Chat'', 2004 ====
{{Citation|Les cheveux sombres cachaient presque son visage clair. La souffrance ou la peur dilatait ses yeux noirs contre sa peau blanche. Elle criait parce qu'elle avait été réveillée en sursaut par la caméra ou parce qu'elle souffrait de sa jambe amputée..}}
 
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=36|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
{{Citation|Le journaliste n’avait pas filmé la femme penchée mais son visage troublé dans les eaux noires, encerclé par les parois blanches du puits. Comment avait-il pu faire ça ? Il avait dû gentiment s’asseoir sur la margelle du puits aux côtés d’une femme endeuillée, lui disant : « Mais faites comme si je n’étais pas là, pleurez donc. Je vais prendre votre reflet dans les eaux du puits, ce sera plus parlant}}
 
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=60|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
 
{{Citation|Le Mari, sa chemise amidonnée et blanche sur le divan noir, leva les bras au ciel vers une belle évidence. Chatons ? plus rien : il les avait noyés. Comment ? Il refusa d’en parler, balayant toutes mes questions d’un geste blanc.}}
 
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=44|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
 
{{Citation|Et je mis la télé en route. Toujours ces images en boucle, en cercle, qui se mordaient la queue. La Guerre continuait. Dans l’aube rougie, des hommes marchaient vers Bagdad. Ils marchaient vers la mort d'autres hommes dans le parfum des amandiers en fleurs.
 
À quoi t’attendais-tu Anne ?
 
Hein ?
 
Le Chat mit au monde un troisième chaton.
 
Tout blanc.}}
 
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=36|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
 
 
{{Citation|Moite, j’ouvris la fenêtre pour respirer. Gonflé, le cerisier floconnait, dépassé par l’abondance de ses pétales blancs. En face, la voisine souleva le rideau blanc qui retomba lentement. Le soleil médaillait le soldat. Solitaire, la fleur du magnolia éclatait en apothéose blanche. Et la Mort qui marchait là, entre les boules blanches, s’arrêta. }}
 
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=43|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
 
==== [[Transwiki:Anne_Calife|Anne Calife]] sous le nom de Anne Colmerauer, ''La déferlante'', 2003 ====
 
{{Citation |Oh, je n’y arriverai jamais ! Car je sais bien que l’Intelligence aux yeux perçants suit les cailloux blancs semés par la Logique, cette despote… }}
{{Citation|Sur le Golfe, il devait encore faire nuit. La mer, le ciel devaient se fondre unis – noir à peine frangé du blanc des vagues. Noir immense.
Noir engloutissant tous les espoirs.}}
 
{{Réf Livre|titre=PaulLa et le Chatdéferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de FranceBalland,2003, réedition Menthol House|année=20042003|page=3124|ISBN=978-2-95996807158-21436-04}}
 
{{Citation |On rentrait, ressortait avec de grands sacs blancs, comme des ailes de cygne, laissant derrière nous l’empreinte indélébile de l’ylang-ylang. }}
{{Citation|Dans le noir, longtemps, j'avais repensé à la peau blanche de la petite fille, à ses pupilles élargies de douleur. Le jour perçait. Dehors, les arbres formaient des boules blanches contre le vert de la plaine.
 
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=1155|ISBN=2-7158-1436-4}}
Pourquoi les fleurs s’ouvrent-elles à même le bois noir et nu ?}}
 
{{Citation |C’est avec ferveur que j’ai déchiré le papier de soie rien que pour l’entendre crépiter entre les doigts. Apparaît du blanc, que du blanc.
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=37|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
Petite, je n’étais habillée qu’en blanc. Oui, tous les blancs :crème ivoire, césure. Blanc chagrin. Années d’enfance diluées dans l’immaculé.
Pour laver mon linge, enfin plutôt les taches de sang, ils avaient acheté une énorme quantité d’eau oxygénée Ce fut tout. Une machine à laver tournait exprès pour moi. La femme de ménage que la vue de draps aussi rouges avait effrayé fut renvoyée sur-le-champ.
Pour épurer les mauvaises pensées nourries contre ma famille, tous les soirs, je me purifiais en sacrifiant mes veines. Je dormais dans un pyjama blanc.
J'étais un ange, je vous dis. »}}
 
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=2655|ISBN=2-7158-1436-4}}
{{Citation|La convoitise rétrécit ses prunelles, l’acide vert de ses yeux vira au noir. Son pelage, ses taches noires se figèrent, sauf la queue qui fouetta l’air. Ça y est ! Il a bondi. Entre ses pattes, le merle fut plus rapide. Déjà, il tirait un trait tordu dans le ciel. Le Chat bailla de dépit, dévoilant ses canines pointues, son palais rouge, sa langue rose.}}
 
{{Citation |Je suis en train de me dire qu'elle a un accent Marseillais juste celui que Régine et moi avions perdus. Un accent rude, salé, fort, une lame blanche venant trancher la brume Lorraine }}
{{Réf Livre|titre=Paul et le Chat |auteur= Anne Calife|éditeur=Mercure de France, réedition Menthol House|année=2004|page=60|ISBN=978-2-9599680-2-0}}
 
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réedition Menthol House|année=2003|page=2681|ISBN=2-7158-1436-4}}
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