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« Inceste » : différence entre les versions

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L'''Inceste'' est le fait d'avoir des rapports sexuels au sein de la famille. Il peut-revêtir un caractère symbolique où l'on parle de climat [[Incestuel|incestuel]].
== Musique & Cinéma ==
=== [[Barbara]], L'Aigle noir, 1970 ===
{{citation|citation= De son bec il a touché ma joue, Dans ma main il a glissé son cou, C'est alors que je l'ai reconnu, Surgissant du passé, Il m'était revenu.}}
{{Réf Livre|titre=L'Aigle noir|auteur=Barbara|éditeur=.|collection=|année=1970|page=.|section=|ISBN=}}
=== [[Serge Gainsbourg]], Lemon Incest, 1984 ===
{{citation|citation= Inceste de citron, Lemon incest, Je t'aime t'aime, je t'aime plus que tout, Papapappa}}
{{Réf Livre|titre=Lemon Incest|auteur=Serge Gainsbourg|éditeur=.|collection=|année=1984|page=.|section=|ISBN=}}
=== Thomas Vinterberg, Festen, 1998 ===
{{citation|citation=Christian Klingenfeldt: Je lève mon verre à l'homme qui a tué ma soeur... à un assassin.}}
{{Réf Livre|titre=Festen|auteur=Thomas Vinterberg|éditeur=.|collection=|année=1998|page=.|section=|ISBN=}}
=== Michael Haneke, Le ruban blanc, 2009 ===
{{citation|citation=Épargne moi ces détails dégoûtants, mais je vais te rassurer, ça m’a toujours écœuré. Je suis passé outre parce que je voulais m’abrutir après le décès de Julie, ça m’était égal avec qui ça se passait, une vache aurait très bien fait l’affaire. Les putes sont malheureusement très loin d’ici et une fois tous les deux mois ça ne suffit pas, à mon grand regret.}}
{{Réf Livre|titre=Le ruban blanc|auteur=Michael Haneke|éditeur=.|collection=|année=2009|page=.|section=|ISBN=}}
=== Maïwenn, ''L'amour est un crime parfait'', 2014 ===
{{citation|citation=Vous trouvez que c’est une forme
d’inceste que de tomber amoureux du même homme que sa belle-fille ? Je ne vois pas en quoi. Ce n’est pas ça, l’inceste. En tout cas, pour moi, c’est inconcevable. Je connais des sœurs qui ont été avec le même homme. On sait que l’amour ne dure pas, alors qu’on a une sœur pour la vie. Comment prendre le risque de dévaster sa famille pour un feu de paille ?}}
{{Réf Livre|titre=[http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/Interviews/Maiwenn-la-femme-forte-du-cinema-2653183 La femme forte du cinéma]|auteur=Maïwenn|éditeur=ELLE|collection=|année=2014|page=.|section=|ISBN=}}
 
== Philosophie ==
{{citation|citation=Le rapport sexuel, il n’y en a pas, mais cela ne va pas de soi. Il n’y en a pas, sauf incestueux. C’est très exactement ça qu’a avancé Freud — il n’y en a pas, sauf incestueux, ou meurtrier. Le mythe d’Œdipe désigne ceci, que la seule personne avec laquelle on ait envie de coucher, c’est sa mère, et que pour le père, on le tue.}}
{{Réf Livre|titre=Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien,“L’escroquerie psychanalytique”|auteur=Jacques Lacan|éditeur=.|collection=|année=1979|année d'origine=|page=.|partie=|chapitre=|section=|ISBN=}}
 
== Littérature ==
==== [[Léon Bloy]], ''Sur la tombe de Huysmans'', 1913 ====
''' Les Représailles du Sphinx '''
{{citation|citation=<poem>Oedipe croyait bien l’avoir vaincu, le monstre immortel ! vaincu à jamais ! et, pour sa victoire, les Thébains stupides l’avaient fait roi et quasi-Dieu, ce divinateur aux ''pieds gonflés'', cet aveugle terrible, parricide et incestueux sans le savoir !
Depuis près de trente siècles, l’esprit humain tette ce symbole, le plus complet que l’antiquité grecque ait laissé. Dans son irrémédiable déval des plateaux lumineux de l’Éden et dans les successives dégringolades postérieures, l’animal raisonnable a ainsi toujours retenu l’idée d’un central rébus dont l’inespérable solution donnerait l’empire du monde aux cloportes subtils qui la découvriraient.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Sur la tombe de Huysmans|auteur=[[Léon Bloy]]|éditeur=Paris|collection=Collection des ''Curiosités littéraires''|année=1913|page=13|section=''Avant la Conversion'' : Les Représailles du Sphinx}}
 
==== Saint John-Perse, Correspondance, à Paul Claudel, 1949 ====
{{citation|citation=L'art même n'est, à mon sens, qu'inceste entre l'instinct et la volonté.}}
{{Réf Article|titre=Correspondance, à Paul Claudel|auteur=Saint John-Perse|publication=.|numéro=|date=1er août 1949|page=.}}
 
==== [[Vladimir Nabokov]], ''Ada ou l'ardeur'', 1955 ====
{{citation|citation=Nous nous entrelacions comme des serpents, nous hoquetions comme des pumas. (…) Elle baisait mon krestik (3) pendant que je baisais le sien, et nos têtes s'empiégeaient dans des postures tellement étranges que Brigitte (…) entrant par mégarde (…) crut (…) que nous étions en train d'accoucher simultanément de deux filles.}}
{{Réf Livre|titre=Ada ou l'ardeur|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=.|collection=|année=1955|page=.|section=}}
 
==== [[Joyce Mansour]], ''Dolman le maléfique'', 1961 ====
{{citation|citation=<poem>Comme la spirale noire et glacée qui soupire dans certains escaliers, dans certains cercueils, les médiocres clowns aux pieds fourchus et à l'haleine sulfureuse qui gesticulent, ravis sur leur tremplin brisé au-dessus des abîmes, n'atteignent jamais l'assouvissement dans leurs ébats ; énervés par la brûlure spasmodique de la passion ils persistent allègrement dans leur grimace routinière. Ce sont des personnages de peu d'importance dans la hiérarchie diabolique ; ils n'ont le pouvoir de détraquer le cerveau de personne.
Tout autres sont les démons de haute lignée qui se nomment les Métastases, codicille d'une race disparue. Magnifiques de malédiction, incestueux et moroses, ils distribuent : fléaux aux pieds de biche, crapauds et chancres, ces fleurs libidineuses. Dédaignant le commun des mortels, ils ne s'occupent que des êtres d'élite, hommes doués de nez busqués, d'infamie à l'état pur et dont la virilité est capable de troubler la quiétude des plus chastes. Dolman était l'un d'eux.</poem>}}
{{Réf Article|titre=Dolman le maléfique|auteur=[[Joyce Mansour]]|publication=La Brèche|numéro=1|date=Octobre 1961|page=46}}
 
==== [[Georges Bataille]], Ma mère, 1966 ====
{{citation|citation=« (…) je ne veux de ton amour que si tu sais que je suis répugnante, et que tu m’aimes en le sachant.(...) Je ferai le pire devant toi et je serai pure à tes yeux. (...) Elle me fit une proposition si obscène que dans l’imbroglio de réactions dont tous trois nous étions malades, je ne pus retenir mon rire de fuser. (...) As-tu compris ? reprit ma mère, le plaisir ne commence qu’au moment où le ver est dans le fruit. C’est seulement si notre bonheur se charge de poison qu’il est délectable. Et le reste est l’enfantillage. (...) Maman, tu sais que tu me fais souffrir. (...) Le seul remède de (sa) souffrance, c’était « de l’augmenter, c’était de lui céder.}}
{{Réf Livre|titre=Ma mère|auteur=Georges Bataille|éditeur=posthume|collection=|année=1966|page=.|section=}}
 
=== [[Marguerite Duras]], ''Les yeux verts'', 1980 ===
{{citation|citation= L'amour entre l'homme et l'enfant restera impuni, la mort y a mis fin. JE crois absolument à cet amour.}}
{{Réf Livre|titre=Les yeux verts|auteur=Marguerite Duras|éditeur=Éditions Les Cahiers du cinéma|collection=|année=1980|page=97|section=|ISBN=}}
 
{{citation|citation= Oui, ce livre est l'histoire d'un amour non avoué entre des gens qui sont empêchés de dire qu'ils s'aiment par une force qu'ils ignorent. Et qui s'aiment. Ce n'est pas clair. çà ne peut pas se déclarer. çà fuit tout le temps. C'est impuissant. Et pourtant c'est là. Dans une confusion qu'ils ont en commun qui leur est personnelle et qui est l'identité de leur sentiment.}}
{{Réf Livre|titre=Les yeux verts|auteur=Marguerite Duras|éditeur=Éditions Les Cahiers du cinéma|collection=|année=1980|page=97|section=|ISBN=}}
 
{{citation|citation= Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore et dont je n'ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même silence, émerveillante. C'est entre toutes celle qui me plaît de moi-m^me, celle où je me reconnais, où je m'enchante.}}
{{Réf Livre|titre=Les yeux verts|auteur=Marguerite Duras|éditeur=Éditions Les Cahiers du cinéma|collection=|année=1980|page=8|section=|ISBN=}}
 
=== Marie Susini, ''Je m'appelle Anna Livia'', 1986 ===
{{citation|citation=Ainsi c'était déjà là. C'était là avant que de se faire. Comme dérivant à la surface d'un rêve obscur. Avant même qu'elle ait pu penser. Un jour peut-être. Son père, il est tout ce qu'elle sait et tout ce qu'elle possède, dans l'insondable nostalgie jamais apaisée du temps d'avant, de ce temps mystérieux, enfoui au plus profond, où elle vivait en quelqu'un d'autre, le temps de l'unité maintenant perdue. Peut-être n'a-t-elle rien trouvé d'autre que de se jeter à corps perdu dans ce danger qui la terrifie et la fascine tout ensemble...}}
{{Réf Pub|nom=Je m'appelle Anna Livia
|date=1986
|source=.
|auteur=Marie Susini
}}
 
=== [[Anaïs Nin]], Inceste (1932-1934), 1992 ===
{{citation|citation=Toutes les femmes autour de lui, ce soir encore, quatre ou cinq […] semblaient vouloir m'éloigner, comme si j'étais une autre rivale pour son affection. […] Je ne pouvais m'approcher davantage […] Il mourait à son millième concert à Paris, du fardeau des regrets, du souvenir, d'une vie si riche, si prestigieuse et brillante qui touchait à son terme. Je ne lui avais fait aucun mal. Je ne lui avais pas dit comme Maruça : Mon amour est mort. […] J'avais donné compréhension et compassion. Mais je ne lui avais pas donné ma vie comme autrefois lorsque j'étais enfant, alors que son départ avait tué quelque chose en moi. Je ne l'avais pas laissé se raccrocher à moi. Très doucement, je lui avais fait comprendre qu'il ne pouvait attendre de moi un amour total. Je lui avais montré la différence entre nos deux vies. […] Il savait que j'avais de multiples liens, attachements, et des êtres chers à protéger. Mais ce qu'il exige toujours, c'est votre vie entière, un esclavage. Ce soir-là, dans sa chambre, la pitié m'écrasait, mais non la culpabilité. Il accomplissait son destin. Le châtiment était grand. Pour lui Cuba signifiait l'exil loin de tout ce qu'il avait aimé. Mais il n'avait recherché que son plaisir et n'avait fait de sacrifices pour personne. C'était une espèce de mort, sur cette scène, seul avec son piano, et aujourd'hui il pleurait sur lui-même, et je pleurais sur lui.}}
{{Réf Article|titre=Inceste (1932-1934)|auteur=Anaïs Nin|publication=.|numéro=|date=1992|page=.}}
 
=== [[Marc-Édouard Nabe]], ''J'enfonce le clou'', 2004 ===
{{citation|La pédophilie n'est que le cache-sexe de l'inceste.
|langue=fr}}
{{Réf Pub|nom=Marc-Édouard Nabe
|date=2004
|lieu=
|source=J'enfonce le clou, p.305}}
 
=== Niki de Saint Phalle, Mon secret, 2010 ===
{{citation|citation=
Ce même été, mon père – il avait 35 ans, glissa sa main dans ma culotte comme ces hommes infâmes dans les cinémas qui guettent les petites filles. J’avais onze ans et j’avais l’air d’en avoir treize. Un après-midi mon père voulut chercher sa canne à pêche qui se trouvait dans une petite hutte de bois où l’on gardait les outils du jardin. Je l’accompagnais… Subitement les mains de mon père commencèrent à explorer mon corps d’une manière tout à fait nouvelle pour moi. Honte, plaisir, angoisse, et peur, me serraient la poitrine. Mon père me dit : « Ne bouge pas ». J’obéis comme une automate. Puis avec violence et coups de pied, je me dégageais de lui et courrus jusqu’à l’épuisement dans le champ d’herbe coupée. Il y eut plusieurs scènes de ce genre ce même été. Mon père avait sur moi le terrible pouvoir de l’adulte sur l’enfant. J’avais beau me débattre il était plus fort que moi… Mon amour pour lui se tourna en mépris. Il avait brisé en moi la confiance en l’être humain. Que cherchait-il ? Là aussi, ce n’est pas simple. Le plaisir, il pouvait le trouver ailleurs. Non ! c’est l’interdit et la tentation du pouvoir absolu sur un autre être qui exerçait une fascination vertigineuse sur lui.}}
{{Réf Livre|titre=Mon secret|auteur=Nikki de Saint Phalle|éditeur=Editions de La Différence|collection=|année=2010|page=.|section=|ISBN=978-2729119034}}
 
=== Christine Angot, Une semaine de vacances, 2012 ===
{{citation|citation=Il est assis sur la lunette en bois blanc des toilettes, la porte est restée entrouverte, il bande. Riant à l’intérieur de lui-même, il sort de son papier une tranche de jambon blanc qu’ils ont achetée à la supérette du village, et la place sur son sexe. Elle est dans le couloir, elle sort de la salle de bain, elle marche, elle prend la direction de la chambre pour aller s’habiller, il l’appelle, lui dit de pousser la porte.
- Tu as pris ton petit déjeuner ce matin ? Tu n’as pas faim ? Tu ne veux pas un peu de jambon ?}}
{{Réf Livre|titre=Une semaine de vacances|auteur=Christine Angot|éditeur=Flammarion|collection=|année=1913|page=13|section=}}
{{citation|citation=Ce livre va être pris comme une merde de témoignage. Le Codec, Le Touquet, la sodomisation, la voiture, le sucer pieds nus dans la voiture, lui manger des clémentines sur la queue, tendue, le voir aux toilettes, l'entendre pousser sa crotter, les pharaons d'Egypte, Champollion, le jour où on n'est pas allés à Carcassonne. Je vais essayer dans cet ordre.}}
{{Réf Livre|titre=L'inceste|auteur=Christine Angot|éditeur=Stock|collection=|année=1999|page=13|section=}}
 
[[Catégorie:Inceste]]
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