Différences entre les versions de « Albert Caraco »

Aller à la navigation Aller à la recherche
8 894 octets ajoutés ,  il y a 9 ans
Ajout de citations provenant de ''Ma confession''
m (présentation)
(Ajout de citations provenant de ''Ma confession'')
{{citation|Ma Mère fut l'unique événement de ce que je n'ose appeler mon existence, sa victoire est totale et je n'ai de chair qu'autant qu'il en faut pour me sentir esprit. Ma Mère est devenue l'autel, où malgré moi, j'allais offrir à ce principe, dont elle ne savait pas qu'elle était ici-bas l'annonce. Car chaque femme porte en soi l'image de ce moi profond, auquel nous n'accédons qu'en renonçant au nôtre.}}
{{Réf Livre|titre=Post Mortem|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|Collection=La Merveilleuse Collection|année=1968|page=119}}
 
=== ''Ma confession'' ===
{{citation|Le but de l'éducation quel serait-il ? De rendre clairvoyants ceux qu'on défriche ou de les automatiser selon certaines lignes, de préférence à d'autres ? Hélas ! il n'est pas besoin de répondre et cela fait trembler pour l'avenir de notre espèce. Avec les moyens, qui sont dans le monde, la clairvoyance seule est en possession de nous sauver. L'on m'objectera que les hommes, rendus clairvoyants, seraient ingouvernables... et comment le savoir, puisque jamais ils ne le furent ?}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=33}}
 
{{citation|Il est un devoir d'objectivité, cela renverse nos traditions et cela remet en problème les fondements, dont nous nous appuyons parfois à tort, l'ordre et ce devoir-là ne marchent pas sur une même ligne.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=33}}
 
{{citation|Mon seul regret se réduit à n'avoir pu donner toute ma mesure et plusieurs de mes qualités n'auront trouvé d'emploi, faute de circonstances, j'éprouve que mon être a des ressources infinies, mais qu'elles resteront cachées, c'est dire que je me situe à l'antipode de ces hommes, qui vivent pour sembler et qui s'immolent à leur apparence.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=38}}
 
{{citation|Je me contemple sans dégoût et je m'estime infiniment, mais je ne m'aime guère, ce qui m'évite d'aimer mon prochain par voie de conséquence.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=41}}
 
{{citation|L'on n'imagine la corruption ni l'arbitraire, qui règnent dans certains pays, pays ayant voix au chapitre dans les assemblées et dont les représentants sont parfois admis, en tant que membres de ces corps, à s'ingérer d'affaires plus ou moins lointaines. La Parlement des Nations n'aura fait qu'ajouter à nos désordres, c'est là qu'un lot de peuples subalternes et souvent barbares affectent de morigéner les contrées où subsiste une apparence d'humanisme.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=45}}
 
{{citation|J'attends la mort avec impatience et j'en arrive à souhaiter le décès de mon Père, n'osant me détruire avant qu'il s'en aille. Son corps ne sera pas encore froid, que je ne serai plus au monde. Je ne regrette rien, je meurs en méprisant la France et l'on fera ce qu'on voudra des quinze tomes que je laisse. A ceux qui m'engagent à lutter pour l'honneur de mon œuvre et qui me reprocheraient d'avoir succombé, je n'irais même pas répondre ici, mon œuvre est là, bien plus vivante que l'auteur.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=47}}
 
{{citation|Je me retrouve en lisant nombre de penseurs, aucun ne m’a jamais surpris et je n’en suis pas étonné, les voies de l’esprit ne pouvant être légion. Il nous manque un système de correspondances, son avantage serait de réduire à quelques lignes générales le papillotement des thèses en présence, on verrait à ce coup le rôle du vocabulaire et je n’en sache souvent de plus imprécis que le philosophique, les auteurs jouant sur les mots au lieu de se soumettre à leur empire.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=48}}
 
{{citation|De quoi sert l'information ? elle n'informe point, elle endoctrine et depuis que l'erreur existe, jamais l'erreur ne trouve d'armes aussi providentielles.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=52}}
 
{{citation|Il est bien triste que durant le cours de nos études, l’on nous accable de cent notions, que le plus imbécile attrape, la mémoire aidant, et qu’on ne nous enseigne pas l’art de parler ni l’art d’écrire ni principalement celui de raisonner. J’ai dans l’esprit que l’on ne tient pas à nous défricher et je professe qu’on a tort, nous n’aurons jamais trop de parties, jamais trop de lumières et jamais trop d’audace, nous sommes des timides et des ignorants, des hallucinés et des possédés, des enfants et des femmes, des impuissants et des eunuques.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=52}}
 
{{citation|Imaginez un monde où trente milliards d'humains végéteraient à la façon des peuples de l'Asie, en quelques villes ayant à peu près la taille de la France, en des maisons de cent étages renfermant cent mille chambres, où l'eau n'arriverait que deux heures par jour, et la plupart naîtraient, vivraient et mourraient confinés entre dix unités formant un tout-ensemble, respirant l'air fourni par des machines et consommant des nourritures assez effrayantes, à base d'algues et de cellulose, voire d'insectes ? Est-ce merveille que d'aucuns éprouvent la démangeaison de tout anéantir, ne fût-ce que pour éluder un cauchemar dorénavant fatal ? Un œcumène en cendres, peuplé de quelques millions de survivants, les épouvante moins que l'ordre à quoi nous nous acheminons.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=53}}
 
{{citation|L'Histoire, que l'on vit et qui nous accompagne au jour le jour dans les démarches de la vie présente et familière, ajoute une dimension à l'évidence même en multipliant à l'entour de nous les points de référence, où nous nous retrouvons sous d'autres angles et nous déterminons à la faveur des compossibles.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=55}}
 
{{citation|Je ne suis pas un tendre et plus j'entre en moi-même, plus je me sens impénétrable, ce n'est que de la pierre, mêlée de flammes et de glace, où je renonce à pousser plus avant, mon inspiration sort à torrents de ces lieux redoutables, là règne l'Autre, lequel est aussi l'auteur de mes livres, mes livres ne sont point de moi, ce qu'ils renferment de plus délié n'est pas mon œuvre. Voilà pour quelle raison je ne suis pas susceptible et pour quel motif nul, en dédaignant mes écrits, ne m'offense et ne m'offensera jamais.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=56}}
 
{{citation|Car l'homme naturel, que nous portons en nous, se venge à sa manière, cet homme rêve de jouir et pense à forniquer, la vie spirituelle le laisse indifférent, le mien grince des dents la nuit et je suis obligé de porter un bâillon, de peur qu'il ne les casse ou ne me mette en sang la langue. J'ai passé ma vie à le maltraiter, cet homme, et je présume qu'il m'abhorre, enfin c'est l'ombre que je foule aux pieds et qui souhaiterait me sauter à la gorge et m'étrangler : si je me détruis quelque jour, il y sera pour quelque chose et l'on verra que je suis mort en souriant. Mon Anima, c'est la Mater Gloriosa de « Post Mortem », et l'Animus, l'Animus – hé ! ma foi ! – c'est l'auteur de mes livres, le Dieu Caché dans le noyau central de pierres et de flammes et de glace.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=57}}
 
{{citation|De tous les hommes que je rencontrai, je suis le plus poli, la politesse est mon climat, je m'y repose, un automate y prend souvent ma place en veillant où je dors, c'est à ce moment-là que je parais de la civilité la plus exquise. On n'imagine à quel point je me vide de moi-même en abordant les autres, cela me permet de les écouter sans lassitude et comme la plupart éprouvent la démangeaison de parler inlassablement de leur personne, se plaignant, s'épanchant, se vantant, s'exhalant, s'approuvant et se contemplant, j'ouvre à leur complaisance une carrière sans limites.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=58}}
 
{{citation|Les êtres humains sont très misérables, les plus heureux sont les plus occupés et ce sont aussi les plus innocents, il faut précipiter les mortels dans le surménage, le loisir est un privilège à la mesure des plus admirablement doués.}}
{{Réf Livre|titre=Ma confession|auteur=Albert Caraco|éditeur={{w|L'Âge d'Homme (édition)|L'Âge d'Homme}}|année=1975|page=58}}
 
{{interprojet|w=Albert Caraco}}
62

modifications

Menu de navigation