Différences entre versions de « Roland Barthes »

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Petit bijou d'essai sur le Japon.
 
 
{{citation|Chez nous, une soupe claire est une soupe pauvre; mais ici [au Japon], la légèreté du bouillon, fluide comme de l'eau, la poussière de soja ou de haricots qui s'y déplace, la rareté des deux ou trois solides (brin d'herbe, filament de légume, parcelle de poisson) qui divisent en flottant cette petite quantité d'eau, donnent l'idée d'une densité claire, d'une nutritivité sans graisse, d'un élixir d'autant plus réconfortant qu'il est pur : quelque chose d'aquatique (plus que d'aqueux), de délicatement marin amène une pensée de source, de vitalité profonde.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=19701980
|éditeur=Flammarion
|page=40}}22
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|L'écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=22
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Pourquoi, en Occident, la politesse est-elle considérée avec suspicion ? Pourquoi la courtoisie y passe-t-elle pour une distance (sinon même une fuite) ou une hypocrisie ? Pourquoi un rapport « informel » (comme on dit ici avec gourmandise) est-il plus souhaitable qu'un rapport codé ?}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=83
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=89
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Tout en étant intelligible, le haïku ne veut rien dire, et c'est par cette double condition qu'il semble offert au sens, d'une façon particulièrement disponible, serviable, à l'instar d'un hôte poli qui vous permet de vous installer largement chez lui, avec vos manies, vos valeurs, vos symboles.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=89
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Vous avez le droit, dit le haïku, d'être futile, court, ordinaire; enfermez ce que vous voyez, ce que vous sentez dans un minci horizon de mots, et vous intéresserez; vous avez le droit de fonder vous-même (et à partir de vous-même) votre propre notable; votre phrase, quelle qu'elle soit, énoncera une leçon, libérera un symbole, vous serez profond; à moindre frais, votre écriture sera pleine.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=90
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|La mesure du langage est ce à quoi l'Occidental est le plus impropre; ce n'est pas qu'il fasse trop long ou trop court, mais sa rhétorique lui fait un devoir de disproportionner le signifiant et le signifié, soit en « délayant » le second sous les flots bavards du premier, soit en « approfondissant » la forme vers les régions implicites du contenu.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=98-99
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|La justesse du haïku (qui n'est nullement peinture exacte du réel, mais adéquation du signifiant et du signifié, suppression des marges, bavures et interstices qui d'ordinaire excèdent ou ajourent le rapport sémantique), cette justesse a «évidemment quelque chose de musical (musique de sens, et non forcément de sons; le haïku a la pureté, la sphéricité et le vide même d'une note de musique; c'est peut-être pour cela qu'il se dit deux fois, en écho.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=99
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Comme une boucle gracieuse, le haïku s'enroule sur lui-même, le sillage du signe qui semble avoir été tracé, s'efface: rien n'a été acquis, la pierre du mot a été jetée pour rien : ni vagues ni coulée du sens.}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=112
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
 
{{citation|(…) le trait excluant ici la rature ou la reprise (puisque le caractère est tracé alla prima), aucune invention de la gomme ou de ses substituts (la gomme, objet emblématique du signifié que l'on voudrait bien effacer ou dont, tout au moins, on voudrait bien alléger, amincir la plénitude; mais en face de chez nous, du côté de l'Orient, pourquoi des gommes, puisque le miroir est vide ?).}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=116
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{citation|Qu'est-ce donc que notre visage, sinon une citation ?}}
 
{{réf Livre|titre=L'empire des signes
|auteur=Roland Barthes
|année=1980
|éditeur=Flammarion
|page=116
|année d'origine=1970
|collection=Champs}}
 
{{interprojet|w=Roland Barthes}}
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