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« Ernest Renan » : différence entre les versions

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'''[[:{{w:Ernest Renan|Joseph Ernest Renan]]}}''', né le {{date|28 |février |1823}} à {{w|Tréguier}} ({{w|Côtes-d'Armor}}) et décédé le {{date|2 |octobre |1892}} à [[Paris]], est un {{cat|écrivain}}, {{cat|philologue}}, {{cat|philosophe}} et {{cat|historien}} {{personnalité|française|français}}.
 
== Races ==
{{citation|Pourquoi le Languedoc est-il réuni à la France du nord, union que ni la langue, ni la race, ni l’histoire, ni le caractère des populations n’appelaient ? […] Notre étourderie vient du Midi, et, si la France n’avait pas entraîné le Languedoc et la Provence dans son cercle d’activité, nous serions sérieux, actifs, protestants, parlementaires. Notre fond de race est le même que celui des Iles-Britanniques.}}
{{réf Livre|titre=La Réforme intellectuelle et morale
}}
{{
réf Livre|titre=La Réforme intellectuelle et morale
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=Complexe
|année d'origine=1871
|année=1985
|page=9, 27}}
}}
 
{{citation|La mort d'un Français est un événement dans le monde moral; celle d'un Cosaque n'est guère qu'un fait physiologique: une machine fonctionnait qui ne fonctionne plus. Et quant à la mort d'un sauvage, ce n'est guère un fait plus considérable dans l'ensemble des choses que quand le ressort d'une montre se casse, et même ce dernier fait peut avoir de plus graves conséquences, par cela seul que la montre en question fixe la pensée et excite l'activité d'hommes civilisés.}}
|source=Ernest Renan
|parution=chez E. Vitte, 1956, p.240
|auteur=Jules Chaix-Ruy }}
}}
 
{{citation|La race sémitique et la race indo-européenne, examinées au point de vue de la physiologie, ne montrent aucune différence essentielle; elles possèdent en commun et à elles seules le souverain caractère de la beauté. [...] Il n'y a
donc aucune raison pour établir, au point de vue de la physiologie, entre les Sémites et les Indo-Européens une distinction
de l'ordre de celles qu'on établit entre les Caucasiens, les Mongols et les Nègres. [...] Tour à tour les Juifs, les Syriens, les Arabes sont entrés dans l'œuvre de la civilisation générale, et y ont joué leur rôle comme parties intégrantes de la grande race perfectible; ce qu'on ne peut dire ni de la race nègre, ni de la race tartare, ni même de la race chinoise, qui s'est créé une civilisation à part. Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu'une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu'une seule famille, la famille civilisée.}}
}}
{{Réf Livre|titre=Histoire générale et système comparé des langues sémitiques
|auteur=Ernest Renan
|année=1858
|année d'origine=1855
|page=479-480}}
}}
 
{{citation|La nature a fait une race d'ouvriers. C'est la race chinoise d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur ; gouvernez-la avec justice en prélevant d'elle pour le bienfait d'un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l'ordre ; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien. }}
|page=94}}
 
{{citation|[P]our n'avoir qu'un rang assez humble dans l'échelle du génie, la race berbère n'en est pas moins importante dans l'ensemble de l'humanité. Son étonnante vivacité est un des phénomènes de l'histoire les plus dignes d'être étudiés. A l'époque romaine, d'ailleurs, le monde berbère a introduit quelques éléments essentiels dans le mouvement général de la civilisation, en prenant une part considérable à la formation du christianisme latin.}}
}}
{{réf Livre|auteur=[[:w: Ernest Renan| Ernest Renan]]
|titre de la contribution =La société berbère
|année d'origine=1878
|année=1890
|page=323}}
}}
 
{{citation|Dans un pays où il n'ya pas d'hôtelleries, l'hospitalité devient une charge publique, et chez des populations aussi pauvres que celles dont nous parlons c'est une charge pénible. Les Kabyles s'en acquittent d'une façon vraiment touchante. […] Voilà qui est admirable et montre tout ce qu'il y a d'excellentes qualités de coeur dans la race berbère. Les pages héroiques et touchantes de l'histoire du christianisme africain s'expliquent par cet esprit d'humanité, de douceur.}}
}}
{{réf Livre|auteur=[[:w: Ernest Renan| Ernest Renan]]
|titre de la contribution =La société berbère
|année d'origine=1878
|année=1890
|page=336-337}}
}}
 
{{citation| La vérité est qu'il n'y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique, c'est la faire porter sur une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé. L'Allemagne fait-elle à cet égard une exception ? Est-elle un pays germanique pur ? Quelle illusion ! Tout le Sud a été gaulois. Tout l'Est, à partir d'Elbe, est slave. Et les parties que l'on prétend réellement pures le sont-elles en effet ? Nous touchons ici à un des problèmes sur lesquels il importe le plus de se faire des idées claires et de prévenir les malentendus.}}
{{Réf Livre|titre=Qu'est-ce qu'une nation? conférence faite en Sorbonne, le {{date|11 |mars |1882}}
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=Calmann-Levy
 
{{citation|Toute personne un peu instruite des choses de notre temps voit clairement l’infériorité actuelle des pays musulmans, la décadence des États gouvernés par l’islam, la nullité intellectuelle des races qui tiennent uniquement de cette religion leur culture et leur éducation.
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=377}}
 
{{citation|A partir de son initiation religieuse, vers l’âge de dix ou douze ans, l’enfant musulman, jusque-là quelquefois assez éveillé, devient tout à coup fanatique, plein d’une sotte fierté de posséder ce qu’il croit la vérité absolue, heureux comme d’un privilège de ce qui fait son infériorité. Ce fol orgueil est le vice radical du musulman.
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=377}}
 
{{citation|Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l’Occident chrétien. [...] de l’an 775 à peu près, jusque vers le milieu du XIIIe siècle, c’est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien|Conférence prononcée à la Sorbonne.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=378}}
 
{{citation|L’Arabe religieux se contente, pour l’explication des choses d’un Dieu créateur, gouvernant le monde directement et se révélant à l’homme par des prophètes successifs.
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=380}}
}}
 
{{citation|Ce fut par ces traductions arabes des ouvrages de science et de philosophie grecque que l'Europe reçut le ferment de tradition antique nécessaire à l'éclosion de son génie.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=387}}
 
{{citation|L’islam, c'est l'union indiscernable du spirituel et du temporel, c'est le règne d'un dogme, c'est la chaîne la plus lourde que l'humanité ait jamais portée.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=394}}
 
{{citation|L’islam a été libéral quand il a été faible, et violent quand il a été fort.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=394}}
 
{{citation|Faire honneur à l'islam d'Avicenne, d'Avenzoar, d'Averroès, c'est comme si l'on faisait honneur au catholicisme de Galilée.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=396}}
 
{{citation|L'islamisme a de belles parties comme religion ; je ne suis jamais entré dans une mosquée sans une vive émotion, et, le dirai je ? un certain regret de n'être pas musulman. Mais, pour la raison humaine, l'islamisme n'a été que nuisible.}}
|précisions=Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883.}}
{{Réf Livre|titre=Discours et conférences
|auteur=Ernest Renan
|éditeur=C. Lévy
|année=1887
|section=L'Islamisme et la Science (conférence prononcée à la Sorbonne, en 1883)
|page=396}}
 
 
== L'art ==
 
{{citation|Notre race ne débuta point par le goût du confortable et des affaires. Ce fut une race morale, brave, guerrière, jalouse de liberté et d'honneur, aimant la nature, capable de dévouement, préférant beaucoup de choses à la vie. Le négoce, l'industrie ont été exercés pour la première fois sur une grande échelle par des peuples sémitiques, ou du moins parlant une langue sémitique, les Phéniciens. Au Moyen Âge, les Arabes et les Juifs furent aussi nos maîtres en fait de commerce. Tout le luxe européen, depuis l'Antiquité jusqu'au XVIIe siècle, est venu de l'Orient. Je dis le luxe et non point l'art : il y a l'infini de l'un à l'autre.}}
{{Réf Livre|titre=De l'origine du langage
 
== Dieu et la science ==
 
{{citation|L'existence et la nature d'un être ne se prouvent que par ses actes particuliers, individuels, volontaires, et, si la Divinité avait voulu être perçue par le sens scientifique, nous découvririons dans le gouvernement général du monde des actes portant le cachet de ce qui est libre et voulu ; la météorologie devrait être sans cesse dérangée par l'effet des prières des hommes, l'astronomie parfois en défaut. Or aucun cas d'une telle dérogation n'a été scientifiquement constaté ; aucun miracle ne s'est produit devant un corps savant ; tous ceux que l’on rencontre ou bien sont le fruit de l'imagination et de la légende, ou bien se sont passés devant des témoins qui n'avaient pas les moyens nécessaires pour se garantir des illusions et juger du caractère miraculeux d'un fait.}}
{{Réf Livre|titre=Dialogues et fragments philosophiques
 
== Divers ==
 
{{citation|Organiser scientifiquement l'humanité, tel est donc le dernier mot de la science moderne, telle est son audacieuse mais légitime prétention.}}
{{Réf Livre|titre=L'Avenir de la science - pensées de 1848
|page=184}}
 
{{interprojet|s=Auteur:Ernest Renan|commons=Ernest Renan|w=Ernest Renan}}
 
{{interprojet|s=Auteur:Ernest Renan|commons=Ernest Renan|w=Ernest Renan}}
{{DEFAULTSORT:Renan, Ernest }}
[[Catégorie:Homme]]
[[Catégorie:Naissance en 1823]]
[[Catégorie:Décès en 1892]]
[[Catégorie:Personnalité française]]
[[Catégorie:Écrivain]]
[[Catégorie:Philosophe]]
[[Catégorie:Philologue]]
[[Catégorie:Historien]]
[[Catégorie:Homme]]
[[Catégorie:Personnalité française]]
[[Catégorie:Naissance en 1823]]
[[Catégorie:Décès en 1892]]
 
[[bg:Жозеф Ернест Ренан]]
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