Roland Hureaux

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Roland Hureaux est un essayiste français, né le 14 juin 1948 à Bayonne (Basses-Pyrénées). Haut fonctionnaire, Gaulliste, il est conseiller municipal de Cahors (UMP).

Citations[modifier]

Il est significatif qu’après la destruction de a Yougoslavie par l’OTAN en 1999, un des premiers signes d’allégeance au nouvel ordre européen, conditionnant notamment l’admission de sa candidature à la entrée dans l’Union européenne, que l’on ait demandé à la Serbie ait été d’autoriser la Gay Pride à Belgrade.
  • « Libre propos : Le mariage “gay” dans la stratégie du chaos », Roland Hureaux, gaullisme.fr, 30 décembre 2012 (lire en ligne)


Les partisans les plus déterminés du « mariage pour tous » ne cachent plus que par derrière leur revendication, c’est une abolition pure et simple du mariage qu’ils visent, d’abord parce que, défini pour un « genre » indifférencié, il n’aura plus de sens, ensuite parce qu’à terme, les obligations qui le structurent (solidarité financière, stabilité, fidélité) tendront à se dissoudre. La société qui émerge ainsi, loin d’être plus égalitaire, comme on le prétend, sera au contraire une société inégalitaire par excellence. Cela est déjà posé dans la loi puisque l’adoption pour tous, y compris pour les couples homosexuels, signifiera que certains enfants auront un père et une mère (ce qui était autrefois la norme et qui ne serait plus qu’un cas particulier) tandis que d’autres n’auront droit qu’à deux pères ou deux mères.
  • « Libre propos : Le mariage “gay” dans la stratégie du chaos », Roland Hureaux, gaullisme.fr, 30 décembre 2012 (lire en ligne)


Mais, par-delà l’argent, une hiérarchie tendra à s’établir inéluctablement entre ceux qui, de père en fils, se transmettront des valeurs familiales de stabilité et une éducation de qualité – souvent les milieux religieux mais pas toujours -, dont les enfants auront une généalogie, des repères forts non seulement par l’histoire nationale mais aussi par l’histoire familiale, et une sorte de prolétariat affectif qui n’aura rien de tout cela, ceux qui ne seront pas « nés » comme on disait, les malheureux enfants de l’insémination artificielle venant instaurer cette inégalité en norme. Comme l’école, le droit du mariage, affaibli dans la sphère publique, se privatisera ! Ainsi se trouve aboli en Occident, pour le plus grand avantage des forces multinationales qui veulent un peuple atomisé et inerte, l’effort de quinze siècles de christianisme, souvent oppressif certes, mais qui eut pour effet démocratiser, au travers d’une discipline sexuelle aujourd’hui discréditée, ce qui était dans le monde antique le privilège des plus fortunés : avoir une "gens", une généalogie, une identité familiale, un père et une mère repérables. Ainsi se trouve remis au goût du jour le clivage qui était celui de la société antique tardive : une minorité bénéficiant des privilèges de la vie familiale « normale », de la protection du clan, d’une identité déterminée par trois noms (prénom, nom, cognomen) et une masse d’esclaves vivant dans la promiscuité de l’ergastule, séparables au gré des achats et des ventes, pauvres d’argent, pauvres de repères affectifs et moraux, mais surtout pauvres d’identité.
  • « Libre propos : Le mariage “gay” dans la stratégie du chaos », Roland Hureaux, gaullisme.fr, 30 décembre 2012 (lire en ligne)


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