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Poésie chinoise

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
La poétesse chinoise antique Cai Yan (2e siècle).
La lune est une image récurrente dans la poésie chinoise classique.

La poésie chinoise désigne la poésie écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la littérature chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en Chine, depuis plus de deux mille ans.

Citations

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Classique des poèmes

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[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?


Cai Yan

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[...]
Mais quand je pus enfin échapper à mon sort,
Il me fallut alors délaisser mes enfants.
[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.

  • (fr) « Poème de tristesse et de colère », Cai Yan (trad. Rémi Mathieu), dans Anthologie de la poésie chinoise, Rémi Mathieu (direction), éd. Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015  (ISBN 9782070143764), partie L'Antiquité. La dynastie des Han postérieurs, p. 131-134


Cao Zhi

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[...]
Une bête esseulée vers sa harde se hâte
Trop pressée pour manger l'herbe emplissant sa bouche.
De contempler ces êtres me blesse le cœur ;
Je frappe ma poitrine et pousse un long soupir.
Je pousse un long soupir, mais que pourrais-je faire ?
Les arrêts du destin, hélas ! me sont contraires.
[...]

  • (fr) « Offert à Biao, prince de Baima », Cao Zhi (trad. François Martin), dans Anthologie de la poésie chinoise, Rémi Mathieu (direction), éd. Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015  (ISBN 9782070143764), partie Les six dynasties et les Sui, p. 180-182


Wang Zhihuan

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Le pavillon des cigognes de Yongji.

Le soleil blanc descend par-delà les montagnes ;
Le fleuve Jaune se fond dans l'océan.
Si tu veux du regard mille lis embrasser,
Il te faudra encore d'un étage monter !

  • (fr) « En montant au pavillon des cigognes », Wang Zhihuan (trad. Florence Hu-Sterk), dans Anthologie de la poésie chinoise, Rémi Mathieu (direction), éd. Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015  (ISBN 9782070143764), partie La dynastie des Tang, p. 339


Au pied du lit la lune étend son vif éclat ;
On croirait presque voir du givre sur la terre.
Si je lève les yeux, c'est la lune brillante.
Si je baisse les yeux, le pays de mes pères.

  • (fr) « Pensées d'une nuit calme », Li Bai (trad. Florence Hu-Sterk), dans Anthologie de la poésie chinoise, Rémi Mathieu (direction), éd. Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015  (ISBN 9782070143764), partie La dynastie des Tang, p. 363


Du Fu

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Un seul pétale envolé, c'est un peu de printemps qui part ;
Dix mille emportés par le vent, plus grand mon désespoir.
[...]
Si l'on réfléchit bien au sens des choses, il faut s'amuser ;
Un vain renom qui gâche la vie, pourquoi le rechercher ?

  • (fr) « La rivière sinueuse », Du Fu (trad. Florence Hu-Sterk), dans Anthologie de la poésie chinoise, Rémi Mathieu (direction), éd. Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015  (ISBN 9782070143764), partie La dynastie des Tang, p. 402


L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.

  • « Sur la Longue Marche », Mao Zedong, dans La Poésie chinoise, Collectif, éd. Seghers, 1952, p. 265


La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.

  • La vraie gloire est ici (2015), François Cheng, éd. Gallimard, coll. « NRF poésie », 2017  (ISBN 978-2-07-270645-5), p. 105


Voir aussi

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