Mona Latif-Ghattas
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Mona Latif-Ghattas, née le au Caire et morte le à Montréal, est une romancière, poète et traductrice québécoise d'origine égyptienne.
Citations
[modifier]Quarante voiles pour un exil : récits et fragments poétiques, 1986
[modifier]- « Les Voiles de l'enfance », dans Quarante voiles pour un exil : récits et fragments poétiques, Mona Latif-Ghattas, éd. Editions Trois, 1986, p. 20 (lire en ligne)
Que pleuve un jour le ciel d'Edfou
Sur la pulpe séchée
Sur l'écorce éclatée
Sur les débris que la peine a taris
- « Quarante voiles pour un exil », dans Quarante voiles pour un exil : récits et fragments poétiques, Mona Latif-Ghattas, éd. Editions Trois, 1986, p. 45 (lire en ligne)
- « Quarante voiles pour un exil », dans Quarante voiles pour un exil : récits et fragments poétiques, Mona Latif-Ghattas, éd. Editions Trois, 1986, p. 88 (lire en ligne)
Le double Conte de l'exil, 1990
[modifier]Ce n'est pas moi qui parle c'est ma douleur. Mon impuissance, mon silence, ma langue devenue soudain analphabète lors du transfert dans l'espace où le destin m'a réfugié.
- Le double conte de l'exil, Mona Latif-Ghattas, éd. Boréal, 1990, p. 27 (lire en ligne)
Elle se sentait si légère qu'elle avait l'impression de survoler la neige, de planer au-dessus de déserts qui se pavanaient sous l'ombre de ses ailes lui livrant les secrets enrobés de silence, des secrets vifs, ardents, des secrets qui fendaient les voiles de son imaginaire jusqu'à lui laisser frôler l'envers de toute image, «l'imaginaréalité».
- Le double conte de l'exil, Mona Latif-Ghattas, éd. Boréal, 1990, p. 83 (lire en ligne)
- Le double conte de l'exil, Mona Latif-Ghattas, éd. Boréal, 1990, p. 119 (lire en ligne)
C'était la pure vérité. L'essence même de la vérité si cruelle qu'elle avait la folle allure d'un conte.
- Le double conte de l'exil, Mona Latif-Ghattas, éd. Boréal, 1990, p. 139 (lire en ligne)
Les Lunes de miel, 1996
[modifier]Mais que Bertha divorce ? Voyons. C'est une honte. Que vont dire les gens ? Quand on est bien élevée, on ne quitte pas son mari.
- Les Lunes de miel, Mona Latif-Ghattas, éd. Leméac, 1996, p. 33 (lire en ligne)
Foi de Tante Eulalie, il y a des bassesses qui semblent ne pas avoir de fin, des destinées qui échappent à la logique et des noces truquées qui abîment les femmes et handicapent les hommes.
- Les Lunes de miel, Mona Latif-Ghattas, éd. Leméac, 1996, p. 59 (lire en ligne)
On dit qu'elle a souvent échappé à la mort grâce à sa langue de vipère qui la tient en haleine jour et nuit. Dans son dos on la surnomme la reine de la malveillance. Mais on préfère gentiment lui sourire quand on la voit pour tenter d'éviter son venin.
- Les Lunes de miel, Mona Latif-Ghattas, éd. Leméac, 1996, p. 93 (lire en ligne)
Mais on ne souffre pas de ce que l'on ignore. Il s'agit simplement de rester ignorant.
- Les Lunes de miel, Mona Latif-Ghattas, éd. Leméac, 1996, p. 185 (lire en ligne)
Entretiens
[modifier] Je dormais 10 minutes par heure pour avoir le pouls de chaque seconde et de chaque moment.
- au sujet du Printemps arabe au Caire.
- (fr) « «C'est un moment merveilleux de l'Égypte» », Félix Séguin, Journal de Québec, Lundi, 7 février 2011 (lire en ligne)
Il y a un mois, quelqu'un qui aurait osé dire "À bas le président" aurait été immédiatement arrêté. C'est une jeunesse qui a dit "Je préfère mourir que de tolérer une minute de plus cette injustice". [.] Ça, c'était impossible il y a un mois.
- Au sujet du Printemps arabe au Caire.
- (fr) « «C'est un moment merveilleux de l'Égypte» », Félix Séguin, Journal de Québec, Lundi, 7 février 2011 (lire en ligne)