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Marina Abramović

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Marina Abramović en 2012.

Marina Abramović, née en 1946, est une artiste contemporaine serbe performeuse.

Citations

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Il y a deux mois j’ai failli mourir. Ça a été un véritable choc en repensant à tout ce que j’avais pu faire auparavant. Je lavais des squelettes, je déambulais avec des squelettes, je transportais des squelettes—sans compter mes propres funérailles…
  • (fr) « Marina Abramovic : la star de l’art et reine de la performance se dévoile », ?, Numéro, 31 octobre 2023 (lire en ligne)


J’aime beaucoup ce qu’avait fait Matisse au moment de la Seconde Guerre mondiale : pendant que tout le monde représentait les atrocités qui se produisaient alors, lui peignait uniquement des fleurs.
  • (fr) « Marina Abramovic : la star de l’art et reine de la performance se dévoile », ?, Numéro, 31 octobre 2023 (lire en ligne)


Ma bonne idée a été de m’emparer du corps, en l’occurrence de mon propre corps. Le corps peut tout vous offrir. C’est à la fois un microcosme et un macrocosme.
  • (fr) « Marina Abramovic : la star de l’art et reine de la performance se dévoile », ?, Numéro, 31 octobre 2023 (lire en ligne)


Je ne pense pas que l’art doit être uniquement beau. L’art doit questionner le social, le spirituel ou le politique. Il y a tellement de façon de dire le réel.
  • (fr) « Marina Abramovic à Bruxelles : "Mon corps a été le centre de mon travail, ce fut parfois très douloureux" », Nicolas Gillard, RTBF, 04 septembre 2025 (lire en ligne)


Il est impossible de devenir un artiste. Vous l’avez en vous, ça ne s’apprend pas. C’est comme être musicien, ça ne s’apprend pas. C’est dans votre ADN.
  • (fr) « Marina Abramovic à Bruxelles : "Mon corps a été le centre de mon travail, ce fut parfois très douloureux" », Nicolas Gillard, RTBF, 04 septembre 2025 (lire en ligne)


Mon corps a été le centre de mon travail. Je l’ai exposé à différents scénarios, parfois très douloureux. Je l’ai mis en scène dans différentes performances, dans des cadres très spécifiques, en affrontant le public. Cela m’a permis de me libérer du sentiment de douleur.
  • (fr) « Marina Abramovic à Bruxelles : "Mon corps a été le centre de mon travail, ce fut parfois très douloureux" », Nicolas Gillard, RTBF, 04 septembre 2025 (lire en ligne)


Aujourd’hui les artistes ne se parlent pas entre eux. On est en compétition, il y a de la jalousie ou de la colère. C’est pourquoi j’aime particulièrement être face à un public pour créer ce dialogue.
  • (fr) « Marina Abramovic à Bruxelles : "Mon corps a été le centre de mon travail, ce fut parfois très douloureux" », Nicolas Gillard, RTBF, 04 septembre 2025 (lire en ligne)


Vous ne pouvez enlever le sang de vos mains, comme vous ne pouvez laver la honte de la guerre.
  • (fr) « Exposition. Le contrat presque faustien de Marina Abramovic », Ariane Gigon, La Liberté, 1 novembre 2024 (lire en ligne)


Donnez-moi du temps, et je vous donnerai l’expérience de ressentir autre chose.
  • (fr) « Exposition. Le contrat presque faustien de Marina Abramovic », Ariane Gigon, La Liberté, 1 novembre 2024 (lire en ligne)


La violence entraîne plus de violence, les meurtres plus de meurtres, la colère plus de colère, les manifestations plus de manifestations. Essayons quelque chose de différent, comment être dans le présent, ici et maintenant, et comment nous offrir un amour inconditionnel les uns aux autres.
  • (fr) « La performeuse de légende, à voir à Zurich, se livre sans fard », Andreas Tobler, 24h, 30.11.2024 (lire en ligne)


Mais je peux libérer les gens. J’ai une influence sur la vie des gens, car mon travail n'est pas une question de lecture, mais d'expérience et d'émotions.
  • (fr) « La performeuse de légende, à voir à Zurich, se livre sans fard », Andreas Tobler, 24h, 30.11.2024 (lire en ligne)


Empêcher la désunion de l'âme et du corps : rester vivant.
  • Women Artists - Femmes artistes du XXe et du XXIe siècle, Uta Grosenick, éd. Tashen, 2005  (ISBN 3822841218), p. 19


L’amour inconditionnel, pas seulement pour les êtres humains, mais aussi pour les animaux, les plantes, et notre planète, est devenu le cœur de mon travail, et la forme d’amour la plus essentielle à mes yeux.
  • (fr) « L’amour à l’œuvre », Emmanuel Grandjean, Le Temps, 06 septembre 2025 (lire en ligne)


À la suite de The Artist is Present, ma relation à l’amour a profondément changé. Après plus de huit heures à rester immobile en regardant des gens dans les yeux, j’ai découvert en moi une explosion d’amour inconditionnel pour chaque personne assise en face de moi. Hommes, femmes, enfants, des personnes que je n’avais jamais vues auparavant. Le sentiment d’amour inconditionnel que je ressentais dans ma poitrine était indescriptible. C’était immense, douloureux, et me faisait pleurer. Le public ressentait cette énergie et pleurait avec moi. Quand je me suis levée de cette chaise, après avoir regardé dans les yeux 1500 personnes, j’étais transformée. J’avais changé ma manière de concevoir l’amour. 
  • (fr) « L’amour à l’œuvre », Emmanuel Grandjean, Le Temps, 06 septembre 2025 (lire en ligne)


Ce n'était pas de la provocation. Mes parents se sont battus pour la Yougoslavie. Je pense que quelque part, je voulais prouver que j'étais aussi courageuse qu'eux. Et puis, j'étais jeune. On réfléchit d'une autre manière à 20 ans, que passé la septantaine.
  • (fr) « Entretien exclusif avec Marina Abramovic », Andrea Machalova, TdG, 28.06.2019 (lire en ligne)


Pour moi, l'art n'a pas de genre. Peu importe que ce soit une femme ou un homme qui le réalise. Il n'y a que deux catégories que je respecte: le bon art et le mauvais. S'il est bon, il a sa place au musée, qu'il soit fait par une femme ou un homme.
  • Réponse à la question : Que pensez-vous de cette tendance qu'ont les musées, galeries et foires à mettre les artistes femmes en avant ?
  • (fr) « Entretien exclusif avec Marina Abramovic », Andrea Machalova, TdG, 28.06.2019 (lire en ligne)


Performance Rhythm 0

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On jugeait les performances ridicules et les artistes masochistes, malades. On nous reprochait de ne vouloir qu'attirer l'attention sur nous. J'étais lasse de ce genre de reproches et je me suis dit “OK, voyons jusqu'où le public peut aller si l'artiste ne fait rien du tout.
  • (fr) « Quand Marina Abramović risquait sa peau pour «Rhythm 0» », Elodie Palasse-Leroux, Slate, 14 septembre 2023 (lire en ligne)


Au début, il ne se passait pas grand-chose. Le public jouait avec mon corps, m'embrassait, m'offrait des fleurs. Et puis, les visiteurs sont devenus de plus en plus sauvages.
  • (fr) « Quand Marina Abramović risquait sa peau pour «Rhythm 0» », Elodie Palasse-Leroux, Slate, 14 septembre 2023 (lire en ligne)


J'ai commencé à bouger, à être moi-même. Je n'avais été immobile, comme une marionnette, que pour eux. Et tous ont fui! Ils ne pouvaient me faire face en tant que personne.
  • (fr) « Quand Marina Abramović risquait sa peau pour «Rhythm 0» », Elodie Palasse-Leroux, Slate, 14 septembre 2023 (lire en ligne)


Je porte encore les cicatrices des coupures. C'est là que j'ai réalisé que le public peut vous tuer, si vous lui donnez une totale liberté.
  • (fr) « Quand Marina Abramović risquait sa peau pour «Rhythm 0» », Elodie Palasse-Leroux, Slate, 14 septembre 2023 (lire en ligne)


Concernant sa relation avec Ulay

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J’ai rencontré Ulay d’une manière étrange, comme si le destin l’avait voulu ainsi. C’était le jour de mon anniversaire, à Amsterdam, et j’ai découvert que c’était aussi le sien. Nous sommes tombés amoureux cette nuit-là, et notre histoire d’amour, tout comme notre collaboration artistique, a duré jusqu’à notre séparation sur la Grande Muraille de Chine.
  • (fr) « L’amour à l’œuvre », Emmanuel Grandjean, Le Temps, 06 septembre 2025 (lire en ligne)


Dans notre travail, nous parlions de l’énergie masculine et féminine qui se rejoignent pour créer une troisième forme d’énergie : le soi. Le mélange des opposés permet de se libérer de l’ego et donne à l’œuvre une autonomie propre, une vie indépendante. L’amour, la haine et le pardon : notre relation exprimait toutes ces facettes.
  • (fr) « L’amour à l’œuvre », Emmanuel Grandjean, Le Temps, 06 septembre 2025 (lire en ligne)


Très vite, nous étions devenus ce couple d’artistes sur lequel tout le monde projetait cette image parfaite. En réalité, il n’était pas heureux dans ce duo. Et plus les performances étaient bonnes, plus notre relation empirait. À la fin, son intérêt était différent du mien, il voulait expérimenter la vie, boire plus, prendre des drogues. Puis il est devenu infidèle, et ça a été très difficile pour moi.
  • (fr) « Quand le couple d’artistes Marina Abramović et Ulay mettait en scène sa rupture en traversant la Grande Muraille de Chine », Donnia Ghezlane-Lala, Konbini, 15/12/2024 (lire en ligne)


Nous avons d'abord voulu nous entretuer, puis nous nous sommes pardonné.
  • (fr) « La performeuse de légende, à voir à Zurich, se livre sans fard », Andreas Tobler, 24h, 30.11.2024 (lire en ligne)


À la fin [de cette performance], il m’a dit que [notre traductrice de mandarin] était enceinte de lui. Il m’a demandé ce qu’il devait faire, je lui ai dit que moi je partais et que lui pouvait faire ce qu’il voulait. Donc, ils se sont mariés. Après la rupture avec Ulay, j’ai vécu le moment le plus dramatique de ma vie. Je me souviens avoir écrit dans mon journal intime que j’avais 40 ans, que j’étais grosse et pas désirable. J’avais perdu l’homme que j’aimais et mon travail car nous travaillions ensemble. C’était un vide, il n’y avait plus rien. Et je me suis dit qu’il me fallait un nouveau commencement, sinon j’allais m’enfoncer et sombrer dans la dépression.
  • (fr) « Quand le couple d’artistes Marina Abramović et Ulay mettait en scène sa rupture en traversant la Grande Muraille de Chine », Donnia Ghezlane-Lala, Konbini, 15/12/2024 (lire en ligne)


Nous nous sommes séparés pour diverses raisons, laissant une énorme distance entre nous. Tout ce que nous pouvions faire, c’était marcher l’un vers l’autre.
  • (fr) « Quand le couple d’artistes Marina Abramović et Ulay mettait en scène sa rupture en traversant la Grande Muraille de Chine », Donnia Ghezlane-Lala, Konbini, 15/12/2024 (lire en ligne)


Une belle histoire d’amour mérite une très belle fin.
  • (fr) « Marina Abramovic à Bruxelles : "Mon corps a été le centre de mon travail, ce fut parfois très douloureux" », Nicolas Gillard, RTBF, 04 septembre 2025 (lire en ligne)

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