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Marie (mère de Jésus)

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Marie (mère de Jésus).

Marie (mère de Jésus), Marie de Nazareth est une femme juive de la province romaine de Judée et la mère de Jésus de Nazareth. Elle est une figure essentielle du christianisme, en particulier pour les orthodoxes et les catholiques, qui lui attribuent le titre de « Mère de Dieu » et la désignent par les dénominations « Sainte Marie », « Vierge Marie », « Sainte Vierge », « Notre-Dame », « Bonne Dame », « Bonne Mère » et « Sainte Mère ». Présente dans le Coran, où elle est la mère du prophète Issa, une sourate porte son nom.

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Citations attribuées à Marie

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Dans l'Évangile de Luc (Nouveau Testament)

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L'Annonciation

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Voici l'esclave du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole.
  • Réponse de Marie à l'Ange Gabriel venu lui annoncer qu'elle va enfanter Jésus.
  • La Sainte Bible, J.N. Darby (traducteur), éd. Oxford (Imprimerie de l'Université), 1966 (année d'origine 1896), partie Nouveau testament - Luc, p. 45, vers 1,38b


Je suis la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole.
  • La Sainte Bible, Louis Segond (traducteur), éd. Alliance biblique Universelle, 1966 (année d’origine 1910), partie Luc, p. 994, vers 1,38b (texte intégral sur Wikisource)


Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole.
  • d'après la traduction de la Bible de Jérusalem, Le Cerf, 1988
  • Marie Mère de Jésus, Marc Joulin (rapportée par), éd. Desclee-De Brouwer, 1990  (ISBN 9782220031705), p. 15, vers 1,38b (évangile de Luc) (lire en ligne)


Cantique de Marie

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Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon Sauveur, car il a regardé l'humble état de son esclave ; car Le Puissant m'a fait de grandes choses, et son nom est Saint ; et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent.
  • Cantique de Marie (également appelé Magnificat).
  • La Sainte Bible, J.N. Darby (traducteur), éd. Oxford (Imprimerie de l'Université), 1966 (année d'origine 1896), partie Nouveau testament - Luc, p. 44, vers 1,46-50


Mon âme exalte le Seigneur. Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur. Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse. Parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est Saint. Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
  • (grc) Μεγαλύνει ἡ ψυχή μου τὸν Κύριον, καὶ ἠγαλλίασε τὸ πνεῦμά μου ἐπὶ τῷ Θεῷ τῷ σωτῆρί μου. Ὅτι ἐπέβλεψεν ἐπὶ τὴν ταπείνωσιν τῆς δούλης αὐτοῦ· ἰδού γάρ, ἀπὸ τοῦ νῦν μακαριοῦσί με πᾶσαι αἱ γενεαί. Ὅτι ἐποίησέ μοι μεγαλεῖα ὁ Δυνατός, καὶ ἅγιον τὸ ὄνομα αὐτοῦ, καί το ἔλεος αὐτοῦ εἰς γενεάν, καὶ γενεὰν τοῖς φοβουμένοις αὐτόν.
  • Autre version du Cantique de Marie.
  • La Sainte Bible, Louis Segond (traducteur), éd. Alliance biblique Universelle, 1966, partie Luc, p. 995, vers 1,46b-50 (texte intégral sur Wikisource)


Sourate III, La famille de Imran

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Cela vient de Dieu. Dieu donne, sans compter, sa subsistance à qui il veut.
  • La jeunesse de Marie dans le temple de Jérusalem
  • Le Coran, Denise Masson (Traductrice), éd. Gallimard, 1991  (ISBN 978-2-0-703-7233-1), t. I, chap. La Famille de Imran, p. 65, vers 37
Cela vient de Dieu. Dieu donne à qui il veut sans compter.


Comment aurais-je un fils ?
Nul homme ne m'a jamais touchée.
Miniature représentant marie assise et un ange qui lui parle
Miniature du XIe siècle d'Abū l-Rayḥān Muḥammad ibn Aḥmad al-Bīrūnī.
  • Réponse de Marie à l'annonce des anges. Sourate médinoise
  • Le Coran, Denise Masson (Traductrice), éd. Gallimard, 1991  (ISBN 978-2-0-703-7233-1), t. I, chap. La Famille de Imran, p. 67, vers 47
Comment aurais-je un enfant quand nul homme ne m’a touchée ?.


Sourate XIX, Marie

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Comment aurais-je un garçon ? Aucun mortel ne m'a jamais touchée et je ne suis pas une prostituée.
  • sourate mecquoise, verset repris dans la Sourate n°II.
  • Le Coran, Denise Masson (Traductrice), éd. Gallimard, 1991  (ISBN 978-2-0-703-7233-1), t. II, chap. Marie, p. 373, vers 20


Malheur à moi ! Que ne suis-je déjà morte, totalement oubliée !
  • Marie est seule sous un palmier au moment d'accoucher.
  • Le Coran, Denise Masson (Traductrice), éd. Gallimard, 1991  (ISBN 978-2-0-703-7233-1), t. II, chap. Marie, p. 373, vers 23


Citations sur Marie dans les textes des religions

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Dans l'Évangile de Luc

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{...}

Dans le Coran

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Je l'appelle Marie, je la mets sous ta protection, elle et sa descendance, contre Satan le réprouvé.»
  • Le Coran, Denise Masson (Traductrice), éd. Gallimard, 1991  (ISBN 978-2-0-703-7233-1), t. I, chap. La Famille de Imran, p. 65, vers 36


Dans le Protévangile de Jacques (évangile apocryphe du IIe siècle)

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Quand elle eut douze ans[1], les prêtres se consultèrent et dirent :«Voici que Marie a douze ans, dans le temple du Seigneur. Que ferons nous d'elle, pour éviter qu'elle ne rende impur le sanctuaire du Seigneur notre Dieu ?»
  • « Un texte populaire, le protévangile de Jacques », dans Pour lire le nouveau testament, Étienne Charpentier et Régis Burnet, éd. Cerf, 2006  (ISBN 978-2-204-08317-1), partie Pour aller plus loin, chap. Les apocryphes du Nouveau Testament, p. 155, vers 8.2


J'ai des fils. Je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ?[2]
  • Le grand-Prêtre confie Marie à la garde de Joseph, qui refuse dans un premier temps.
  • « Un texte populaire, le protévangile de Jacques », dans Pour lire le nouveau testament, Étienne Charpentier et Régis Burnet, éd. Cerf, 2006  (ISBN 978-2-204-08317-1), partie Pour aller plus loin, chap. Les apocryphes du Nouveau Testament, p. 156, vers 9.2


Théologie catholique

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Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée corps et âme à la gloire céleste.
  • définition du dogme de l'assomption donnée par le pape Pie XII le

.


Notre-Dame était le plus merveilleux des fils conducteurs. Elle permit à Dieu de la remplir totalement, et par son abandon — « Que tout se passe pour moi comme tu l’as dit » — , elle devint pleine de grâce, qu’elle alla transmettre à Jean. Aussi demandons à Dieu de se servir de nous maintenant, de nous envoyer par le monde entier et en particulier dans nos propres communautés, pour continuer à mettre en contact les fils conducteurs que sont les cœurs humains avec le courant qui est Jésus.
  • Dans le silence du cœur, Mère Teresa et ses coopérateurs, (méditations rassemblées par Kathryn Spink) (trad. Hélène Costes), éd. Éditions du Cerf, 1984, p. 28 (lire en ligne)


Dans l’ecclésiologie catholique, il y a deux dimensions: la dimension pétrinienne, celle de Pierre et du collège apostolique, qui est la pastorale des évêques. Et puis la dimension mariale, qui est la dimension féminine de l’Église. Je me demande qui est la plus importante dans la théologie et la mystique : les apôtres ou Marie ? C’est Marie !

  • « Dans l'avion, le Pape parle de l’accueil des migrants ou de sécularisation », Radio Vatican, news.va, mardi 1 novembre 2016 (lire en ligne)


Théologie orthodoxe

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Si la sainte la plus vénérée par les Orthodoxes est la Vierge Marie, c'est parce qu'elle est le Theotokos, littéralement «celle qui donna naissance à Dieu.»
  • Orthodoxes et Orthodoxie pour tous, Pierre macaire, éd. Le Plein des Sens, 2008  (ISBN 978-8-791-52426-4), p. 9


Théologie protestante

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Quant à la Vierge Marie, pour ce qu'ils[3] tiennent que son corps n'est plus en terre[4], le moyen leur est ôté de se vanter d'en avoir les os. Autrement, je pense qu'ils eussent fait accroire qu'elle avait un corps pour remplir un grand charnier.
  • « Traité des reliques », Jean Calvin (1543), dans Calvin oeuvres choisies, Olivier Millet (Éditeur scientifique), éd. Gallimard, 1995  (ISBN 978-2-070-39250-6), p. 221


Marie dans les arts

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Littérature

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Il est beau d’espérer que sous une forme ou sous une autre, que la plupart des religions ont choisie féminine, comme Marie, ou androgyne comme Kwannon, la douceur et la compassion nous accompagneront, peut-être invisiblement à l’heure de notre mort.


Peinture

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Marie se tient sur la terrasse de sa chambre que l'on aperçoit par la porte entr'ouverte qui donne sur le jardin. Elle est vêtue de ses couleurs traditionnelles : robe rouge et manteau bleu sombre. Mais le peintre innove : le revers jaune fait une tache d'or sur son ventre, comme pour mieux souligner sa future maternité.


Le Caravage, vers 1600

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Toutes les critiques se sont focalisées sur cette représentation d'une Vierge trop réaliste. Habillée comme une femme du peuple, elle porte toutes les traces de l'agonie.
  • Peindre la bible, Régis Burnet, éd. Bayard, 2020  (ISBN 978-2-227-49856-3), chap. La Mort de la Vierge par Le Caravage., p. 103


Pierre-Paul Rubens, 1612-1614

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Marie, en bleu, présente les même marbrures bleutées que son fils. elle est prête à à défaillir, selon la tradition médiévale de la pâmoison de la Vierge, mais elle s'accroche encore dans son désarroi à l'épaule du cadavre et surtout cherche de manière désespérée à trouver de la vie dans ce regard mort qui filtre à travers l'une des paupières à demi-ouverte.
  • Peindre la bible, Régis Burnet, éd. Bayard, 2020  (ISBN 978-2-227-49856-3), chap. La descente de la croix Pierre Paul Rubens., p. 283


Paul Gauguin, 1891

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Quel paradoxe ! C'est à Marie, mère de Dieu, que Gauguin pourtant en rupture avec le monde occidental consacre sa première grande toile polynésienne !
  • Les femmes de la Bible dans l'Art, Chritiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholz, éd. Le Cerf, 2019  (ISBN 978-2-204-12066-1), chap. Marie, p. 140


Et aucune femme n'a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu'on peu prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu'on peut toucher et qui vit.
  • Citation rapportée de Jean-Paul Sartre issue de sa pièce de théâtre Bariona.
  • Les femmes de la Bible dans l'Art, Chritiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholz, éd. Le Cerf, 2019  (ISBN 978-2-204-12066-1), chap. Marie, p. 149


J'ai fait pourtant un tableau, une toile de 50. Un ange aux ailes jaunes indique à deux femmes tahitiennes Marie et Jésus tahitiens aussi. [...] J'en suis assez content.
  • Gauguin en Polynésie, Emmanuelle Baum, Sarah Vincent (citation rapportée par), éd. À propos, coll. « Dans l'univers de », 2003  (ISBN 2-91-53-98-00-3), p. 26


Voir aussi

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Bibliographie et notes

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. Élément de compréhension (précisé par les auteurs) : Marie ne peut plus rester dans le temple car elle va être nubile. Le détail est invraisemblable : nulle femme ne demeurait dans le Temple (de Jérusalem).
  2. Élément de compréhension (ajouté par les auteurs) : la représentation traditionnelle (dans la peinture) d'un Joseph vieux provient de cet évangile.
  3. Sous le vocable «ils» Jean Calvin regroupe les membres du clergé de son époque qui, pour entretenir la ferveur de croyants crédules, ont exposé de fausses reliques dans des lieux de pèlerinage.
  4. Cette expression fait référence à l'Assomption de Marie, qui était à l'époque de Calvin une croyance répandue reposant sur des écrits de l'antiquité tardive, avant de devenir un dogme dans l'Église catholique en 1950. Une croyance similaire existe dans l'église orthodoxe et porte le nom de Dormition. Les protestants comme Calvin réfutent cette croyance.