Marie-Claire Matip

Marie-Claire Matip née en et morte le à Éséka (Cameroun français) est une écrivaine camerounaise d'expression française, célèbre pour avoir été une des premières femmes d’origine sub-saharienne à avoir publié un récit autobiographique, qui est aussi un témoignage sur une société africaine en pleine évolution.
Citations
[modifier]- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 4
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 4
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 5
C'était, généralement, une sorte d'arachide appelée "matob" qu'elle lui offrait. Elle y joignait diverses choses que son mari accueillait avec joie. En retour, il lui donnait quelques cadeaux. Organiser une pareille fête était difficile et onéreux, aussi, celle qui y parvenait était très considérée parmi les villageois.
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 8
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 10
(...) lorsque l'on parla pour la première fois de m'envoyer à l'école, j'avais huit ans et il m'était déjà interdit de paraître nue en public.
« Une fille à l'école ! Ça n'aboutira à rien, s'écria, grand-mère dès que papa en parla le soir.
- Une fille est faite pour travailler à la cuisine ou aux champs, mais jamais à l'école», dit maman.
Papa n'était sans doute pas du même avis qu'elles mais ne voulu pas les blesser et ce contenta de dire :
«C'est bien ce que je pensais. Cependant...»
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 19
Pour la deuxième fois de ma vie, je voyais un Blanc. Ce jour-là et les suivants furent ceux du nettoyage. Puis, j'eus une amie qui, elle, était ancienne. Elle ne voulait pas qu'on me batte car on brimait les nouveaux venus.
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 20
Les garçons construisaient une petite case en palme, allaient ensuite à la recherche de brindilles de bois que nous allumions. Au tas de terre battue préparée par nos mères nous chipions des poignées d'argile. Nous nous installions dans notre hutte et nous mettions à l'œuvre. Les canaris tout frais étaient séchés à proximité d'un feu.
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 25
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 28
Je fis partie du clan Bassa oú je retrouvais Ruth et Agathe.
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 37
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 40
Ces reproches, je le remarquais, étaient justifiés car, c'était vrai que les premières collégiennes négligeaient leurs devoirs de femme. Parfois ces reproches avaient leur source dans les préjugés qui courent les villages. Personne ne voulait comprendre que la femme africaine future devait tenir sa place dans la société, tout comme les hommes.
- Ngonda, Marie-Claire Matip, éd. Bibliothèque du jeune africain, 1958, p. 47