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Koulsy Lamko

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Citations

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Tout bas… si bas, 1995

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 éd. Lansman, 1995 (ISBN 2-87282-129-5).

Le mythe est dispensé de logique. Ou plutôt n'a de logique que la logique de la déraison, voire de la dérision. Il est réponse à une angoisse existentielle qui trouve elle-même sa réponse dans le mythe. Le serpent se mord la queue.
  • p. 5
  • « Sortir de soi pour revenir à soi », Amiel Melnik, dans Nouvelles dramaturgies d'Afrique noire francophone, Sylvie Chalaye (dir.), éd. Presses universitaires de Rennes, 2004  (ISBN 2-86847-920-0), p. 41 (lire en ligne)


La Phalène des collines, 2000

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 La Phalène des collines, Kuljaama, (SUDOC 05517731X); réed Serpent à plumes, 2002 (ISBN 2-8426-1334-1).

À Valentine Rugwabiza, l’amie, je dédie cette logorrhée verbale ininterrompue, fruit des paysages de douleurs, de doutes, de rires et d'espoirs que nous avons arpentés ensemble sur la destinée humaine, l'Afrique.
  • p. 9
  • « Par-delà l’innommable, la littérature. La phalène des collines de Koulsy Lamko », Josias Semujanga, dans Le génocide des Tutsi, Rwanda, 1994 : lectures et écritures, Catalina Sagarra Martin, éd. Les presses de l'université de Laval, 2009  (ISBN 978-2-7637-8537-0), p. 38


Le champ de la mémoire des morts, il faut le débroussailler, tondre les pousses mensongères pour laisser fleurir la vérité.
  • 2002, p. 199
  • Sharing the burden of stories from the Tutsi genocide : Rwanda, écrire par devoir de mémoire, Anna-Marie de Beer, éd. Palgrave Macmillan, 2020  (ISBN 978-3-030-42093-2), chap. Journeys and Fables: Koulsy Lamko and Véronique Tadjo, p. 93 (lire en ligne)


Autres publications

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J'ai toujours difficilement supporté les domaines de définition, la norme, et quand bien même je l'enseigne quelquefois ; je crois qu'en matière de création, la norme existe pour être violée.
  • « Les mots… en escalade sur les Milles collines », Koulsy Lamko, Notre Librairie, nº 138-139. Actualité littéraire 1998-1999, septembre 1999 – mars 2000, p. 122 (lire en ligne)


Lorsque l'on a eu un contact charnel avec le théâtre d'une tragédie, on ne peut plus spéculer et se complaire dans des sophismes éclectiques et des débats de salon. Parce que l'on a vu, senti, entendu l'horreur, rencontré une veuve inconsolable, un orphelin traumatisé, un corps de femme violée et gardant encore un énorme pieu dans son intimité, un charnier dans une église… c'est la peau qui se hérisse, le corps qui se dresse, se vide complètement en faisant trembler les jambes. L'on perd ses « outils les mots ». Alors, chercher à les retrouver pour écrire un livre, témoigner, tenter d'exprimer ce que l'on ressent ne peut plus être un exercice de style. Écrire devient un parcours intérieur, une recomposition de soi-même au travers des mots, une quête initiatique qui se construit comme une conquête, faite de combats avec les spectres, de moments de troubles, d'intenses émotions, de colère et de larmes mais aussi de ruptures fondamentales et d'exigence d'espoirs à insuffler.
  • « Les mots… en escalade sur les Milles collines », Koulsy Lamko, Notre Librairie, nº 138-139. Actualité littéraire 1998-1999, septembre 1999 – mars 2000, p. 122 (lire en ligne)


J'estime que l'engagement du poète n'est pas une mode qui naît, s'évanouit, ressuscite au gré des saisons. C'est l'essence même de son rôle citoyen : offrir sa subjectivité sur l'autel de l'établi. Se constituer relais actif de la mémoire !
  • « Les mots… en escalade sur les Milles collines », Koulsy Lamko, Notre Librairie, nº 138-139. Actualité littéraire 1998-1999, septembre 1999 – mars 2000, p. 122-123 (lire en ligne)


Entretiens

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Je me sens appartenir au monde entier, non plus seulement à ma tribu, mon pays. Et mon art je le veux universel.
  • « Rêveries d’un homme de théâtre africain », Théâtre d’Afrique noire. Alternatives théâtrales, 48, 1995.
  • L'Afrique noire et son théâtre : au tournant du XXe siècle, Sylvie Chalaye, éd. Presses universitaires de Rennes, 2001  (ISBN 2-86847-632-5), partie 1. Une nouvelle génération de dramaturges, p. 21-22


Difficile d'expliquer ce qui nous caractérise au plus profond de nous, de donner les raisons objectives d'une façon d'être. Pour spéculer je redirais juste : « Il y a des douleurs qui ont honte de se pavaner sur la place publique seins nus en jupettes d'écorces battus » et que le sibyllin résolve la question! […] Ma parole se refuse à être conventionnelle. Elle est réaction contre les viols et les violences et, pour se hisser à la hauteur de l'effroyable tragédie, elle doit opposer la violence de l'humour, de la satire, du désordre, du laid, du vermoulu, de la truculence, du cynique. Elle doit briser les frontières entre l'ésotérique et l'exotérique, le réel et le virtuel, le vrai et le faux, l'homme et le fantôme, le visible et l'invisible, l'être et le néant, la vie et la mort pour espérer recoudre les morceaux du chaos.
  • Théâtre/Public, 158, mars-avril 2001.
  • L'Afrique noire et son théâtre : au tournant du XXe siècle, Sylvie Chalaye, éd. Presses universitaires de Rennes, 2001  (ISBN 2-86847-632-5), chap. Entretien avec Koulsy Lamko : semeur de graines de fiction, p. 64


L'identité n'est pas une origine, elle est d'abord profondément enracinée dans le vécu de chacun.
  • « Pour une africanité vagabonde. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko », Sylvie Chalaye, Africultures, nº 41, 2001 (lire en ligne)
  • « Koulsy Lamko : l’exil pour identité », dans Afrique noire et dramaturgies contemporaines : le syndrome Frankenstein, Sylvie Chalaye, éd. Théâtrales/Francophonies en Limousin, 2004  (ISBN 2-84260-161-0), p. 88 (lire en ligne)


En art, il n'y a pas de cloisonnements, pas de limites, pas de frontières.
  • « Pour une africanité vagabonde. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko », Sylvie Chalaye, Africultures, nº 41, 2001 (lire en ligne)
  • « Koulsy Lamko : l’exil pour identité », dans Afrique noire et dramaturgies contemporaines : le syndrome Frankenstein, Sylvie Chalaye, éd. Théâtrales/Francophonies en Limousin, 2004  (ISBN 2-84260-161-0), p. 89 (lire en ligne)


Il semble que la parole artistique soit cette parole "rocade" justement qui permet, sous le couvert du théâtre ou de la poésie, de dire ce qu'on a de plus profond en soi.
  • « Fest’Africa au Rwanda : un projet artistique qui a fait école. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko », Sylvie Chalaye, Africultures, 2001 (lire en ligne)


Je crois que l'écrivain doit s'auto-régir par le devoir de vérité, d'éthique, même s'il utilise l'art du mensonge, car la fiction n'est rien d'autre que l'art du mensonge vrai. Et justement parce qu'il manipule des mots qui peuvent recéler la charge d'une bombe. Aragon dit que l'art du roman, c'est le « mentir-vrai ». Je crois donc qu'on doit rétablir la vérité par le mensonge vrai.
  • Afrique : paroles d'écrivains, Eloïse Brezault, éd. Mémoire d'encrier, 2010  (ISBN 978-2-923713-20-5), p. 198


Citations sur

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Voir aussi

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