Aller au contenu

Henry James

exemple de texte
Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Cette page est une ébauche.
N'hésitez pas à la modifier en ajoutant des citations admissibles !
Message aux contributeurs
Un éditeur est en train de travailler en profondeur sur cet article. Merci de ne pas le modifier pour limiter les risques de conflit de versions jusqu'à disparition de cet avertissement.
Henry James

Henry James, né le à New York, et mort le à Londres, est un écrivain américain.

Citations

[modifier]

The American, 1877

[modifier]


The Art of Fiction, 1884

[modifier]

 Longman's Magazine, septembre 1884, IV, no23, p. 502-521 [lire en ligne].

L'art vit de discussion, d'expérience, de curiosité, de tentatives diverses, d'échanges d'opinions, et de la comparaison des points de vue; […] Tout art pratiqué avec bonheur est un merveilleux spectacle, mais la théorie aussi est intéressante; et bien que celle-ci se développe largement en l'absence de celui-là, j'ai idée qu'il n'y eut jamais de réussite authentique dont une conviction ne fût pas le noyau secret. Discussion, suggestion, formulation, sont fertilisantes, lorsqu'elles sont franches et sincères.
  • « L’art de la fiction », Henry James (trad. M. Sibon et M. Zéraffa), dans L'art de la fiction : Henry James. The art of fiction, Gustave Flaubert, Julia Bride et neuf études, Michel Zéraffa (dir.), éd. Klincksieck, 1978  (ISBN 2-252-02030-X), p. 18


La seule raison d'être d'un roman est de s'attacher vraiment à reproduire la vie. […] l'analogie entre l'art du peintre et l'art du romancier est, autant que j'en puisse juger, totale. Leur inspiration est la même, leur méthode (compte tenu de la nature différente des véhicules) est la même. Ils peuvent s'instruire l'un l'autre, ils peuvent s'expliquer et se soutenir mutuellement. Leur cause est la même, l'honneur de l'un sera l'honneur de l'autre. […] si la peinture est la réalité, le roman, lui, est l'histoire. C'est la seule définition générale que (pour lui rendre justice) nous puissions donner du roman.
  • « L’art de la fiction », Henry James (trad. M. Sibon et M. Zéraffa), dans L'art de la fiction : Henry James. The art of fiction, Gustave Flaubert, Julia Bride et neuf études, Michel Zéraffa (dir.), éd. Klincksieck, 1978  (ISBN 2-252-02030-X), p. 19


[…] la bonne santé d'un art, qui s'attache à reproduire la vie d'aussi près, exige avant tout une parfaite liberté. Il vit d'exercice, et le sens même de cet exercice est la liberté. La seule obligation que nous puissions d'avance imposer au roman sans encourir l'accusation d'arbitraire, est qu'il intéresse. […] Dans sa plus vaste définition, un roman est une impression directe et personnelle de la vie : là réside avant tout sa valeur, qui sera grande ou petite suivant l'intensité de l'impression.
  • « L’art de la fiction », Henry James (trad. M. Sibon et M. Zéraffa), dans L'art de la fiction : Henry James. The art of fiction, Gustave Flaubert, Julia Bride et neuf études, Michel Zéraffa (dir.), éd. Klincksieck, 1978  (ISBN 2-252-02030-X), p. 22


The Science of Criticism, 1891

[modifier]

 The New Review, IV, no24, mai 1891, p. 398-402 [lire en ligne].

Si tant est qu'on puisse dire que la critique littéraire fleurisse parmi nous, elle fleurit immensément, car elle se déverse dans la presse périodique comme un fleuve qui a rompu ses digues. La quantité en est prodigieuse, et c'est une denrée dont la fourniture, quelle que soit la demande estimée, sera sûrement, en toute extrémité imaginable, la dernière à nous faire défaut. […] les conditions du journalisme contemporain […] ont engendré la pratique du « compte rendu » – pratique qui en général n'a rien de commun avec l'art de la critique.
  • « La science de la critique », dans La situation littéraire actuelle en France, Henry James (choisis, traduits de l'anglais et présentés par Jean Pavans), éd. Seuil, 2010  (ISBN 978-2-02-099115-5), p. 41


Le sens critique est très peu répandu, il est même extrêmement rare, et la possession du groupe de qualités qui y pourvoient est une des plus hautes distinctions. C'est un don infiniment beau et précieux. […] non seulement je ne conteste pas la grande utilité de la critique en littérature, mais je serais tenté de dire que le rôle qu'elle joue peut être suprêmement bénéfique quand elle puise à des sources profondes, à une combinaison efficace d'expérience et de sensibilité. Dans cette lumière, on voit le critique comme le soutien véritable de l'artiste, le guide muni d'une torche, l'interprète, le frère. Plus le ton sera remarqué et la direction observée, plus nous apprécierons les avantages de la littérature critique. Quand on songe à la panoplie requise pour un travail libre dans cet esprit, on est prêt à rendre presque n'importe quel hommage à l'intelligence qui l'a revêtue; et quand on considère le noble personnage complètement équipé – armé de pied en cap de curiosité et de sympathie –, on tombe amoureux de l'apparition.
  • « La science de la critique », dans La situation littéraire actuelle en France, Henry James (choisis, traduits de l'anglais et présentés par Jean Pavans), éd. Seuil, 2010  (ISBN 978-2-02-099115-5), p. 45


The Figure in the Carpet, 1896

[modifier]


Tout l'ensemble de mes efforts lucides n'est pas autre chose – chacune de mes pages et de mes lignes, chacun de mes mots. Ce qu'il y a à trouver est aussi concret que l'oiseau dans la cage, que l'appât de l'hameçon, que le bout de fromage dans la souricière. C'est ce qui compose chaque ligne, choisit chaque mot, met un point sur tous les i, trace toutes les virgules.
  • (en) My whole lucid effort gives him a clue – every page and line and letter. The thing's as concrete there as a bird in a cage, a bait on a hook, a piece of cheese in a mouse-trap. It's stuck into every volume as your foot is stuck into your shoe. It governs every line, it chooses every word, it dots every i, it places every comma.
  • « L’Image du tapis », dans L’élève et autres nouvelles, Henry James (trad. Marie Canavaggia), éd. Union générale d'éditions, coll. « 10/18 », 1983  (ISBN 2-264-00547-5), chap. III, p. 86-87 (lire en ligne)


Préfaces

[modifier]


Telle est l'intéressante vérité à propos des suggestions éparses, du mot vagabond, du vague écho, au contact duquel l'imagination du romancier tressaille comme sous la piqûre de quelque objet pointu; sa vertu réside entièrement dans sa qualité d'aiguillon, son pouvoir de s'enfoncer de façon aussi subtile que possible. […] Notre sujet est dans la graine la plus simple, l'atome de vérité, de beauté, de réalité, à peine visible au regard ordinaire puisque, j'en suis intimement persuadé, rien n'est moins courant qu'un regard capable de discerner un sujet. […] La vie étant faite toute d'inclusion et de confusion et l'art de séparation et de sélection, ce dernier, à la recherche de la valeur solide et latente à laquelle seule il s'intéresse, flaire cette substance avec un instinct aussi infaillible que celui d'un chien qui soupçonne la présence d'un os enterré.
  • La création littéraire. Préfaces de l’édition de New York, Henry James (trad. Marie-Françoise Cachin), éd. Denoël-Gonthier, 1980, chap. 7. Préface aux Dépouilles de Poynton, p. 135-136

The Sense of the Past, 1917

[modifier]


Paul Cézanne, Jeune homme à la tête de mort.
« It was when life was framed in death that the picture was really hung up. »
Il était, de par sa tournure d'esprit, curieusement indifférent à l'actuel et au virtuel; tout son intérêt allait à ce qui était usé et déplacé, à ce qui avait été déterminé et composé autour de lui, présenté comme un sujet et comme un tableau, ayant cessé – dans la mesure où les choses cessent jamais – de s'agiter, voire d'exister. Quand, par la mort, la vie était encadrée, alors le tableau était réellement accroché.


Notebooks

[modifier]

 ed. revue par Annick Duperray, Gallimard, 2015 (ISBN 978-2-07-044206-5).

Il y a si longtemps que je n'ai mis mes notes à jour, tenu de mémorandum, inscrit mes réflexions courantes, fait en quelque sorte mes confidences à une feuille de papier. Depuis lors, tant de choses sont venues et sont parties, tant de choses qu'il est maintenant trop tard pour capter, pour reproduire, pour conserver. J'ai trop perdu en perdant, ou plutôt faute d'acquérir, l'habitude de prendre des notes. Elle pourrait m'être d'un grand profit et à présent que j'avance en âge, que j'ai plus de temps, que la tâche d'écrire me coûte moins, que je peux davantage travailler à loisir, je devrais essayer de fixer dans une certaine mesure le souvenir des impressions fugitives, de tout ce qui vient, qui va, que je vois, je sens et j'observe. Capter et retenir un peu de vie – voilà ce que je veux dire.
  • Carnets (Notebooks), Henry James (trad. Louise Servicen), éd. Denoël, 1954, chap. Carnet II, 25 novembre 1881 – 11 novembre 1882, Brunswick Hotel, Boston, 25 novembre 1881, p. 45


Citations sur

[modifier]

James Baldwin

[modifier]
Voir le recueil de citations : James Baldwin

Jorge Luis Borges

[modifier]
Voir le recueil de citations : Jorge Luis Borges

Charles Du Bos

[modifier]
Voir le recueil de citations : Charles Du Bos

David Lodge

[modifier]
Voir le recueil de citations : David Lodge

Tzvetan Todorov

[modifier]
Voir le recueil de citations : Tzvetan Todorov

Virginia Woolf

[modifier]
Voir le recueil de citations : Virginia Woolf

Marguerite Yourcenar

[modifier]
Voir le recueil de citations : Marguerite Yourcenar

Voir aussi

[modifier]

Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :