Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg

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Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg (né le 4 mai 1938), est un politicien allemand, ancien député de l'Union chrétienne-sociale en Bavière au Bundestag et ancien président de la commission juridique du parlement européen. Il est un des fils de Claus von Stauffenberg.

Citations[modifier]

(...) dans l'Union européenne, le pouvoir n'est pas détenu par le peuple mais par des collectifs anonymes : un conglomérat de Conseil des ministres, autorités, Conseil national et administrations. Ils fonctionnent en compositions variables et à portes closes. Les fonctionnaires ne rendent pas de comptes aux électeurs. Individuellement, ils n'assument aucune responsabilité. Ils ne sont fidèles qu'aux procédures qu'ils ont créées eux-mêmes. Aucun tribunal ne juge leurs résultats.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 16


Les “représentants du peuple” livrent l'Europe au pouvoir des fonctionnaires au lieu de soumettre le pouvoir au droit.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 15
Pourtant l'UE avait posé des conditions strictes à ses États membres. On ne permettait pas à n'importe quel État d'adhérer. Un État ne pouvait y adhérer que s'il était un État de droit démocratique, connaissant la séparation des pouvoirs. Mais l'UE ignore ces critères lorsqu'il s'agit d'elle-même. Si elle était elle-même un État, elle ne pourrait pas adhérer à l'UE!
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 14


La séparation des pouvoirs, qui est une des conditions de l'État de droit depuis Montesquieu, est bel et bien morte au sein de l'Union européenne.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 13


La constitution européenne avait été annoncée longtemps à l'avance. Une assemblée conventionnelle l'avait élaborée et approuvée. Cette constitution comporte 380 pages imprimées. Il s'agissait d'un document dont ceux qui l'ont approuvé dont lu, dans le meilleur cas le 5 %. Et encore, parmi ceux qui l'ont lu, deux pour cent au maximum l'ont compris.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 12


Le traité de Lisbonne est plus concentré que le document constitutionnel : il ne comporte que 208 pages imprimées et douze protocoles complémentaires qui ont paraît-il la même validité. Un des problèmes insolubles de l'évolution de la politique européenne réside dans le fait que ces 208 pages ne seront elles aussi lues dans le meilleur des cas que par cinq pour cent des mandataires et qu'elles seront encore moins comprises.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 12


Mais moi, j'ai lu mot à mot ce document. Je mentirais si j'affirmais avoir tout compris car cela est tout simplement impossible : en réalité, le traité de Lisbonne est un recueil de prescriptions légales consistant en bonne partie de “renvois” : des renvois à d'autres législations dans des documents antérieurs. Les députés du Bundestag allemand ne connaissaient eux-même pas ce qu'on appelle la "version consolidée”, soit l'interprétation de ces changements dans un document final, lorsqu'ils l'ont ratifié. Ils ne pouvaient donc pas savoir ce qu'ils approuvaient.
  • « L'Union européenne et l'État de droit », Franz Ludwig Schenk Graf von Stauffenberg, Exposés à l'occasion de la 24e assemblée générale ordinaire de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l'hôtel national à Berne., Juillet 2009, p. 12


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