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Eugénie Rokhaya Aw N’diaye

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.

Eugénie Rokhaya Aw N'diaye, née en 1952 et morte le , est une des premières journalistes femmes et spécialistes de la communication sénégalaises, avec un parcours atypique entre le Sénégal et le Québec.

Citations

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Mais je reproche aux femmes occidentales leur vision simpliste de la femme africaine, à leurs yeux avant tout une victime, ce qui est une autre manière de ne pas la reconnaître. Comme s'il n'y avait qu'une seule femme en Afrique, pareille du sud au nord et d'ouest en est. Vous nous voyez comme un grand bloc noir informe.
  • « Retour au bercail - Du Labrador à Dakar », Monique Durand, Le Devoir, 30 décembre 2008 (lire en ligne)


La misère et la pauvreté ne sont pas une fatalité de l'homme noir. Non. C'est vrai qu'il y a eu la colonisation. Mais c'est d'abord devenu, je crois, un problème de perception de nous-mêmes. Les Noirs ont encore pour modèles des Blancs.
  • « Retour au bercail - Du Labrador à Dakar », Monique Durand, Le Devoir, 30 décembre 2008 (lire en ligne)


Pendant très longtemps nous n’avons pas parlé, nous nous sommes tus, peut-être par pudeur, pour ne pas déranger les autres ; parce que, mine de rien, nous avions une souffrance que nous continuions à transporter avec nous. Tout est encore vivant, enfoui, mais en disant, en entendant les autres le dire, la mémoire refait surface.
  • « Une vie normale le jour, une autre le soir. La clandestinité sous Senghor », Florian Bobin & Maky Madiba Sylla, Afriquexxi, 7 juillet 2023 (lire en ligne)


on accepte plus d’un homme qu’il parle que d’une femme.
  • « Une vie normale le jour, une autre le soir. La clandestinité sous Senghor », Florian Bobin & Maky Madiba Sylla, Afriquexxi, 7 juillet 2023 (lire en ligne)


Je me sentais beaucoup plus libre, à mon époque, même sous la répression. On a été réprimés politiquement, mais en même temps, par la suite, on a eu une parole relativement libre. Aujourd’hui, je vais être scrutée pour tout : pour les vêtements que je porte, si je bois un verre de vin, si je prends certaines positions. Nous, les femmes, on avait une parole relativement libre, une capacité de nous mouvoir dans l’espace public. Maintenant, de plus en plus, ce terrain-là commence à être perdu.
  • « Une vie normale le jour, une autre le soir. La clandestinité sous Senghor », Florian Bobin & Maky Madiba Sylla, Afriquexxi, 7 juillet 2023 (lire en ligne)


Le problème, c’est que quand vous restez trop longtemps dans l’opposition et que vous avez des ambitions politiques, vous devenez très vite des politiciens comme les autres. L’exercice du pouvoir politique est un exercice périlleux et qui vous perd. Mais maintenant, il faut bien qu’il y en ait qui l’exercent. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
  • « Une vie normale le jour, une autre le soir. La clandestinité sous Senghor », Florian Bobin & Maky Madiba Sylla, Afriquexxi, 7 juillet 2023 (lire en ligne)


Citations sur la personne

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Voir aussi

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