Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers

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Encyclopédie.png Cet article contient des extraits de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, publiée au XVIIIe siècle dont le contenu se trouve dans le domaine public.

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est une encyclopédie française, éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Denis Diderot et, partiellement, de Jean Le Rond d'Alembert. L’Encyclopédie est un ouvrage majeur du XVIIIe siècle et la première encyclopédie française.

Citations d'articles[modifier]

Discours préliminaire des éditeurs (par Diderot et D'Alembert)[modifier]

L’Ouvrage dont nous donnons aujourd’hui le premier volume, a deux objets : comme Encyclopédie, il doit exposer autant qu’il est possible, l’ordre et l’enchaînement des connaissances humaines : comme Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, il doit contenir sur chaque Science et sur chaque Art, soit libéral, soit mécanique, les principes généraux qui en sont la base, et les détails les plus essentiels, qui en font le corps et la substance.
  • Présentation des deux buts de l’Encyclopédie.


Rien n’est plus incontestable que l’existence de nos sensations [...]


[...] il n’y a que la liberté d’agir & de penser qui soit capable de produire de grandes choses [...]


Un tribunal devenu puissant dans le midi de l'Europe, dans les Indes, dans le Nouveau Monde, mais que la foi n'ordonne point de croire, ni la charité d'approuver, ou plutôt que la religion réprouve, quoique occupé par ses ministres, et dont la France n'a pu s'accoutumer encore à prononcer le nom sans effroi, condamna un célèbre astronome pour avoir soutenu le mouvement de la terre, et le déclara hérétique (...). C'est ainsi que l'abus de l'autorité spirituelle réunie à la temporelle forçait la raison au silence ; et peu s'en fallut qu'on ne défendit au genre humain de penser.
  • Allusion à la condamnation de Galilée par l'Inquisition en 1633.


Mais le peu d’habitude qu’on a & d’écrire, & de lire des écrits sur les Arts, rend les choses difficiles à expliquer d’une maniere intelligible


« Autorité politique » (par Diderot)[modifier]

Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel.
  • (fr) Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d'en jouir aussitôt qu'il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c'est la puissance paternelle ; mais la puissance paternelle a ses bornes, et dans l'état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d'une autre origine que de la nature. Qu'on examine bien, et on la fera toujours remonter à l'une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s'en est emparé, ou le consentement de ceux qui s'y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux, et celui à qui ils ont déféré l'autorité.


« Humain », par Diderot[modifier]

Quoi qu'en général les Nègres aient peu d'esprit, ils ne manquent pas de sentiment. Ils sont sensibles aux bons et aux mauvais traitements. Nous les avons réduits, je ne dis pas à la condition d'esclaves, mais à celles de bêtes de sommes ; et nous sommes raisonnables ! et nous sommes chrétiens !
  • La fin du passage est ironique et permet à Diderot de critiquer l'Église en contournant la censure royale de son époque.
  • Denis Diderot, 1765, Encyclopédie, article "Humain", dans Diderot et l'Encyclopédie, paru chez Armand Colin, 1962, p.417, Jacques Proust.


« Philosophe », par Dumarsais[modifier]

La raison est à l'égard du philosophe, ce que la grâce est à l'égard du chrétien.
  • Cette citation a été longtemps incorrectement attribuée à Denis Diderot, cependant l'entrée Philosophe de l'Encyclopédie a été écrite par César Chesneau Dumarsais, à qui revient donc la paternité de cette citation.


Citations à propos de l'Encyclopédie[modifier]

Ce n'est pas une machine de guerre cohérente où s'est exprimé le rôle historique de la bourgeoisie capitaliste, seule classe assurée de ses buts et de ses moyens, comme on l'a tant de fois affirmé ; son public (...) est moins animé par la cohésion sociale et idéologique que par la généralisation extrêmement étendue d'un besoin de connaissance.
  • La France des Lumières, Daniel Roche, éd. Fayard, 1993, p. 520


(...) l'ouvrage représente un modèle de cohérence. Il montre que la connaissance est ordonnée et non chaotique, que le principe directeur est la raison opérant sur les données des sens et non la révélation parlant par l'intermédiaire de la tradition, enfin que les critères rationnels appliqués aux institutions contemporaines contribuent à démasquer l'absurdité et l'iniquité partout. Ce message imprègne le livre, y compris les articles techniques.
  • (en) L’Aventure de l’Encyclopédie : un best-seller au siècle des Lumières, Robert Darnton (trad. Marie-Alyx Revellat), éd. Librairie académique Perrin, 1982, p. 401


Articles connexes[modifier]

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