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Conte

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Le mot conte désigne à la fois un récit de faits ou d'aventures imaginaires et le genre littéraire (avant tout oral) qui relate les dits récits. Le conte, en tant que récit, peut être court ou long. Qu'il vise à distraire ou à édifier, il porte en lui une force émotionnelle ou philosophique puissante. Depuis la Renaissance, les contes font l'objet de réécritures, donnant naissance au fil des siècles à un genre écrit à part entière. Cependant, il est distinct du roman, de la nouvelle et du récit d'aventures par l'acceptation de l'invraisemblance propre au genre merveilleux, ainsi que par certains codes, comme la fameuse phrase d'introduction traditionnelle « Il était une fois ».

Le conte du Chat botté

Cependant l’opinion selon laquelle les contes de fées n’ont pas pu arriver, bien que folle, est très répandue. L’homme dont je parle était incrédule d’une manière plus incroyable et plus perverse encore. Il pensait, en fait, qu’il ne fallait pas lire de contes de fées aux enfants. Ceci, comme la foi dans l’esclavage ou la colonisation, est une de ces erreurs intellectuelles qu’on peut dire très proches des péchés mortels ordinaires. Ainsi, certains rejets, quoique exprimés consciemment, portent en eux une telle force d’horreur que celui qui les exprime durcit son cœur, mais encore le corrompt un peu. L’un d’eux est le refus des contes de fées pour les enfants.


Le folklore signifie que l'âme est saine, que l’univers est sauvage et merveilleux. Le réalisme, que le monde est insipide et routinier, que l’âme est malade et hurlante. Ce que se demande le conte de fée, c’est : Que pourra faire un homme sain dans un monde fantastique ? Ce que se demande le roman moderne, c’est : Que pourra bien faire un malade d'un monde insipide ? Dans les contes, le cosmos devient fou, mais pas le héros. Dans les romans modernes, le héros est fou avant même le début du livre, et il souffre de la constante dureté, de l’hygiène cruelle du cosmos.


La timidité de l’enfant et celle du sauvage sont très raisonnables : ils sont inquiets de ce monde, car ce monde est un lieu inquiétant. Ils n’aiment pas être seuls, parce que c’est vraiment une très mauvaise idée que d’être seul. Les barbares craignent l’inconnu pour la même raison que les agnostiques le vénèrent : parce que c’est un fait. En conséquence, ce n’est pas les contes de fées qui sont responsables de la peur enfantine, ou de toute peur ; les contes de fées ne donnent pas aux enfants l’idée du mal ou du laid : tout cela est déjà présent chez l’enfant, car cela est déjà présent dans le monde. Les contes de fées ne font pas naître l’idée du croquemitaine chez l’enfant. Mais ils lui donnent l’idée qu’on peut le vaincre. Dès qu’il acquiert la faculté d’imagination, le bébé connaît intimement le dragon. Ce que lui donne le conte de fées, c'est un saint Georges pour tuer le Dragon.


Le conte de fées fait exactement ceci : il l’habitue, par une série d’images claires, à l’idée que ces terreurs qu’il croyait sans limite ont une limite ; que ces ennemis informes ont pour ennemis les chevaliers de Dieu : qu’il y a dans l’univers quelque chose de plus mystique que les ténèbres, de plus fort que la plus forte des peurs.


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