Jorge Luis Borges

Jorge Luis Borges (24 août 1899, Buenos Aires - 14 juin 1986, Genève) est un écrivain et poète argentin, lauréat du Prix Cervantes en 1979.
Citations
[modifier]Fictions, 1944
[modifier]- Voir le recueil de citations : Fictions
- « Tlön Uqbar Orbis Tertius » (1944), Jorge Luis Borges (trad. Paul Verdevoye), dans Fictions, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1994 (ISBN 2-07-036614-6), p. 29-30
- « Fictions » (1940), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1993, t. I, chap. Les ruines circulaires, p. 480
- « Fictions » (1941), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1993, t. I, chap. La Bibliothèque de Babel, p. 491
- Fictions, Jorge Luis Borges (trad. Paul Verdevoye et Ibarra), éd. Gallimard, coll. « Folio n°614 », 1957, chap. La forme de l'épée (1942), p. 141
L'Aleph
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À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
- L'Aleph (1949), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « L'imaginaire », 1995 (ISBN 2-07-029666-0), chap. L'immortel, p. 23
« Argos, criai-je, Argos. »
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « Argos, chien d'Ulysse. » Puis, toujours sans me regarder : « Ce chien couché sur le fumier. »
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'Odyssée. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question.
« Très peu, dit-il, moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée. »
- L'Aleph (1949), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « L'imaginaire », 1995 (ISBN 2-07-029666-0), chap. L'immortel, p. 27, 28
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. Homère composa L'Odyssée ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, L' Odyssée. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
- L'Aleph (1949), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « L'imaginaire », 1995 (ISBN 2-07-029666-0), chap. L'immortel, p. 30, 31
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
- L'Aleph (1949), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « L'imaginaire », 1995 (ISBN 2-07-029666-0), chap. L'immortel, p. 32
- « La Quête d’Averroès », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 621
- « La Quête d’Averroès », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 623
Agacé, Unwin l'arrêta.
« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi la lettre volée de Poe et la chambre close de Zangwill.
– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »
- « Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 636
- « Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 638
- « Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 641
- « Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes », dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges (trad. Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie L’Aleph, p. 644
Autres inquisitions
[modifier]- Première traduction française sous le titre d’Enquêtes.
- « Kafka et ses précurseurs[1] » (trad. Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès) (1952), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (impr. 2013) (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, partie Autres inquisitions, p. 753
- « Le Miroir des énigmes[2] » (trad. Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud) (1940), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (impr. 2013) (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, p. 764
- « Deux livres[4] » (trad. Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud) (1941), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (impr. 2013) (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, p. 768

« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.
El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;
es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;
es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego[5]. »
- « Nouvelle réfutation du temps (B)[6] » (trad. Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud) (1947), dans Œuvres complètes, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2010 (impr. 2013) (ISBN 978-2-07-012815-0), t. I, p. 816
L'Auteur
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Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.
- (es)
Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.
- « Poema de los dones », dans El hacedor, Emecé Editores, 1960 [lire en ligne], p. 54.
- « Poème des dons » (trad. Jean Pierre Bernès), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie L’Auteur, p. 29

Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?
- (es)
Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias ?
- « Ajedrez », El hacedor, Emecé Editores, 1960 [lire en ligne], p. 60.
- « Échecs » (trad. Jean Pierre Bernès), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie L’Auteur, p. 32 et 1158
Éloge de l’ombre
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Quelle est cette trame
du sera, de l'est et du fut ?
Quel est ce fleuve
par quoi coule le Gange (en) ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
[…]
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière méprisable, le temps mystérieux.
Peut-être la source est-elle en moi.
Peut-être est-ce de mon ombre
que jaillissent, fatals et illusoires, les jours.
- (es)
¿Qué trama es ésta
del será, del es y del fue?
¿Qué río es éste
por el cual corre el Ganges?
¿Qué río es éste cuya fuente es inconcebible?
[…]
El río me arrebata y soy ese río.
De una materia deleznable fui hecho, de misterioso tiempo
Acaso el manantial está en mí.
Acaso de mi sombra
surgen, fatales e ilusorios, los días[7].
- « Heraclito », dans Elogio de la sombra, Emecé Editores, , 3e éd. (lire en ligne), p. 19.
- « Héraclite » (trad. Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès) (1968), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, p. 156-157
Essai d'autobiographie
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Publié dans (en) « Autobiographical Notes », New Yorker, 12 septembre 1970 [texte intégral], puis sous le titre An Autobiographical Essay.

- « Essai d'autobiographie » (trad. Michel Seymour Tripier), dans Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie, Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1987 (ISBN 978-2-07-037794-7), Maturité, p. 325
L’Or des tigres
[modifier]- El oro de los tigres, Emeccé, 1972 [lire en ligne].
Un trottoir défoncé. La chute guette
À chacun de mes pas. Je suis le lent
Prisonnier d'un univers somnolent
Que ni l'aube ni le couchant n'arrêtent.
La nuit. Personne. Je n'ai que le vers
Pour me forger l'insipide univers.
- (es)
El desnivel acecha. Cada paso
puede ser la caída. Soy el lento
prisionero de un tiempo soñoliento
que no marca su aurora ni su ocaso.
Es de noche. No hay otros. Con el verso
debo labrar mi insípido universo[8].
- « L’Aveugle[9]. » (trad. Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès) (1974), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, p. 269
Être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon temps.
- (es)
Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo[10].
- « L’homme menacé[11] » (trad. Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès) (1972), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, p. 274
La Rose profonde
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Je ne sais pas quelle figure me regarde
Quand je regarde la figure du miroir ;
Certain vieillard m'y guette, et je crois entrevoir
Son ire sourde et lasse et vaguement hagarde.
Lent dans ma lente nuit, j'explore de mes doigts
Mes invisibles traits. Soudain vient me surprendre
Un éclair, tes cheveux. Seraient-ils déjà cendre
Ou gardent-ils leur or, leur gloire d'autrefois ?
[…]
Et mon visage, là… Si je pouvais le voir,
Je saurais qui je suis en cet étrange soir.
- (es)
No sé cuál es la cara que me mira
cuando miro la cara del espejo;
no sé qué anciano acecha en su reflejo
con silenciosa y ya cansada ira.
Lento en mi sombra, con la mano exploro
mis invisibles rasgos. Un destello
me alcanza. He vislumbrado tu cabello
que es de ceniza o es aún de oro.
[…]
Pienso que si pudiera ver mi cara
sabría quién soy en esta tarde rara[12].
- « Un aveugle » (trad. Nestor Ibarra et Jean-Pierre Bernès) (1975), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, p. 568-569
Le Livre de sable
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- « Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado] » (1974), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges (trad. Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie Le Livre de sable, p. 535
Préfaces avec une préface aux préfaces
[modifier]- Première traduction française sous le titre Livre de préfaces, suivi de Essai d'autobiographie.
- « Paul Valéry, Le cimetière marin » (1932), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, p. 441

- Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges (trad. Jean Pierre Bernès), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie Notices, notes et variantes, chap. Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice, p. 1302
Neuf essais sur Dante
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- « Dante et les visionnaires anglo-saxons » (trad. Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès) (1957), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie Neuf essais sur Dante, p. 852
Citation choisie pour le 28 juillet 2007.
- (es) Enamorarse es crear una religión cuyo dios es falible[13].
- « La Rencontre en rêve » (trad. Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès) (1948), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie Neuf essais sur Dante, p. 860
Citation choisie pour le 17 mai 2017.
Atlas
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- « Atlas » (trad. Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès) (1984), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges (trad. Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, Genève, p. 886
- « Atlas » (trad. Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès) (1984), dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, Les îles du tigre, p. 902
Conférences et discours
[modifier]- Premières traductions françaises de Sept nuits et Borges Oral sous le titre Conférences (1985).
L’art de la poésie
[modifier]- (en) This craft of verse (1re éd. 2000).
- « L’énigme de la poésie », dans L'art de poésie, Jorge Luis Borges (texte établi et annoté par Calin-Andrei Mihailescu) (trad. André Zavriew), éd. Gallimard, 2002 (ISBN 2-07-076107-X), p. 9
Sept nuits
[modifier]- (es) Siete noches, Fondo de Cultura Económica, (ISBN 968-16-0607-8, lire en ligne), repris dans Obras Completas, t. 3, p. 207-286.

Me parece que sobre temas que tanto me han obsesionado, este libro es mi testamento[14].
« Il me semble que sur des thèmes qui m’ont tellement obsédé, ce livre est mon testament[15]. »
- « La Poésie », dans Œuvres complètes (2010), Jorge Luis Borges (trad. Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 (ISBN 978-2-07-012816-7), t. II, partie Sept nuits, p. 696
Borges Oral
[modifier]- Borges Oral, Emecé Editores, 1979 [lire en ligne].
Conversations et entretiens
[modifier]- « L’électricité des mots[16] », Carlos Peralta (trad. J. R. Outin), dans Jorge Luis Borges (1964), Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par), éd. L'Herne, coll. « Cahiers de l'Herne », 1981 (ISBN 2-85197-041-0), p. 411
- « Une semaine avec Borges », François-Marie Banier, lemonde.fr, 28 janvier 1983 (lire en ligne)
- « Une semaine avec Borges », François-Marie Banier, dans Borges, souvenirs d'avenir, Pierre Brunel, éd. Gallimard, 2006 (ISBN 2-07-078261-1), p. 126
Dialogue
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- Victoria Ocampo (es), Diálogo con Borges, 1969, disponible sur Internet Archive; trad 2014 (ISBN 978-2-84100-553-6).
Entretien avec André Camp
[modifier]- Diffusion novembre 1969; première publication dans le Magazine littéraire, 259, novembre 1988, « L’auteur et son double », p. 25-32; puis HB éditions, 1999 (ISBN 2-911406-59-1), p. 15-77.
Conversations à Buenos Aires
[modifier]- Conversations à Buenos Aires, Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone (trad. Michel Bibard), éd. Éditions du Rocher, coll. « Bibliothèques 10/18 », 2001, p. 95
- Conversations à Buenos Aires, Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone (trad. Michel Bibard), éd. Éditions du Rocher, coll. « Bibliothèques 10/18 », 2001, p. 135
- Conversations à Buenos Aires, Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone (trad. Michel Bibard), éd. Éditions du Rocher, coll. « Bibliothèques 10/18 », 2001, p. 137
SABATO, avec une légère ironie : Un rêve typiquement borgésien.
- Conversations à Buenos Aires, Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone (trad. Michel Bibard), éd. Éditions du Rocher, coll. « Bibliothèques 10/18 », 2001, p. 173
Borges : images, dialogues et souvenirs
[modifier]- María Esther Vázquez, Borges : imagenes, memorias, dialogos, 1977; trad Seuil, 1985 (ISBN 2-02-008976-9).
Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
[modifier]- (en) Willis Barnstone (ed.), Borges at eighty : conversations, Indiana University Press, (ISBN 0-253-16626-8), disponible sur Internet Archive; trad Ramsay 1984 (ISBN 2-85956-380-6).
Dialogues
[modifier]- Série d’entretiens avec Osvaldo Ferrari.
Borges en dialogue
[modifier]Nouveaux dialogues
[modifier]Ultimes dialogues
[modifier]
- « Sur Bertrand Russell », dans Ultimes dialogues, Osvaldo Ferrari (trad. Claude Couffon), éd. Zoé/de l'Aube, 1988 (ISBN 2-87678-013-5), p. 16
Retrouvailles
[modifier]Autres
[modifier]- Introduction du livre d'Henry James
- Les Amis des amis, Henry James, éd. Éditions du Panama, coll. « La Bibliothèque de Babel », 2006, p. 9
- « L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges », Ramón Chao (propos recueillis par), Le Monde diplomatique, août 2001 (1978), p. 24-25 (lire en ligne)
- Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo, Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo, éd. Fondo de Cultura Económica, coll. « Tierra Firme », 1982, p. 138
- (es) ¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?
- (es) Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.
- (es) Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.
Citation choisie pour le 2 novembre 2016.
Citations rapportées
[modifier]
- Le mystère Henri Pick, David Foenkinos, éd. Gallimard, coll. « folio », 2017, p. 16
Citations sur
[modifier]Silvia Baron Supervielle
[modifier]- Voir le recueil de citations : Silvia Baron Supervielle
Italo Calvino
[modifier]- Voir le recueil de citations : Italo Calvino

- Leçons américaines, Italo Calvino (trad. Yves Hersant), éd. Seuil, 2001 (ISBN 2-02-041342-6), chap. Rapidité, p. 87-88 (lire en ligne)

- « Aleph et Alexis », Daniel Devoto., dans Jorge Luis Borges (1964), Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par), éd. L'Herne, coll. « Cahiers de l'Herne », 1981 (ISBN 2-85197-041-0), p. 289
- Leçons américaines, Italo Calvino (trad. Yves Hersant), éd. Seuil, 2001 (ISBN 2-02-041342-6), chap. Multiplicité, p. 187 (lire en ligne)
- « Jorge Luis Borges » (trad. Jean-Paul Manganaro), dans Pourquoi lire les classiques, Italo Calvino, éd. Seuil, 1996 (ISBN 2-02-025910-9), p. 202 (lire en ligne)
Antoine Compagnon
[modifier]- Voir le recueil de citations : Antoine Compagnon
- La seconde main, ou le travail de la citation, Antoine Compagnon, éd. Seuil, 1979 (ISBN 2020050587), p. 34 (lire en ligne)
Michel Lafon
[modifier]- Borges ou la réécriture, Michel Lafon, éd. Seuil, 1990 (ISBN 978-2-02-012356-3), chap. Introduction, p. 9
Alberto Manguel
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- Chez Borges, Alberto Manguel (trad. Christine Le Bœuf), éd. Actes Sud, 2003 (ISBN 2-7427-4257-3), p. 62-63
Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.
- Chez Borges, Alberto Manguel (trad. Christine Le Bœuf), éd. Actes Sud, 2003 (ISBN 2-7427-4257-3), p. 74
Marguerite Yourcenar
[modifier]- Voir le recueil de citations : Marguerite Yourcenar

- carte postale à Silvia Baron Supervielle, juillet 1986.
- Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987, Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley), éd. Gallimard, 2009 (ISBN 978-2-07-012694-1), p. 75
Notes et références
[modifier]- ↑ « Kafka y sus precursores », Obras Completas, t. 2, p. 88-90.
- ↑ « El espejo de los enigmas », Obras Completas, t. 2, p. 98-100.
- ↑ Dans ses Ultimes dialogues avec Osvaldo Ferrari (« Sur Bertrand Russell », p. 19), interrogé sur cette phrase Borges répond : « Je suis d'accord avec elle, mais à tel point qu'elle me paraît venir de quelqu'un d'autre, non? Je suis généralement d'accord avec ce que je lis, et non avec ce qui surgit en moi. »
- ↑ « Dos libros », Obras Completas, t. 2, p. 101-104.
- ↑ Obras Completas, t. 2, p. 149.
- ↑ « Nueva refutación del tiempo », Obras Completas, t. 2, p. 135-149.
- ↑ Obras Completas, t. 2, p. 357.
- ↑ Obras Completas, t. 2, p. 476 et Obras Completas, t. 3, p. 102.
- ↑ « El Ciego » est inséré dans L’Or des tigres dans la première édition de Obras Completas 1923-1872 (1974), p. 1098 [lire en ligne] (impr. 1984), puis dans le receuil La Rose profonde (1975).
- ↑ Obras Completas, t. 2, p. 485.
- ↑ « El amenazado ». Compilé dans l’anthologie (es+fr) Poèmes d’amour (avant-propos de María Kodama ; édité, préfacé et traduit par Silvia Baron Supervielle), Gallimard, (ISBN 978-2-07-014509-6).
- ↑ Obras Completas, t. 3, p. 103.
- ↑ Obras Completas, t. 3, p. 369. Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans La Nación le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de Autres inquisitions en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. En français, il est aussi inséré en marge de « Autres inquisitions » dans les Œuvres complètes, I; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).
- ↑ Déclaration de Borges rapportée par Roy Bartholomew dans Siete noches, Épilogue, p. 169.
- ↑ Traduction dans Œuvres complètes, II, 2016, p. 1386.
- ↑ « La electricidad de las palabras », Marcha, 1171, aout 1963, p. 9 [lire en ligne].
Voir aussi
[modifier]- Obras Completas, 4 vol.
- I : 1923-1949
- II : 1952-1972, disponible sur Internet Archive
- III : 1975-1985, disponible sur Internet Archive
- IV : 1975-1988, 1997 (ISBN 84-7888-289-8)
- Article contenant un appel à traduction en anglais
- Article contenant un appel à traduction en italien
- Article contenant un appel à traduction en espagnol
- Naissance en 1899
- Décès en 1986
- Écrivain argentin
- Poète
- Lauréat du Prix Cervantes
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Lauréat du Prix Jérusalem
- Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca
- Lauréat du prix World Fantasy
- Commandeur des Arts et des Lettres