Badiadji Horretowdo
Apparence

Badiadji Horretowdo, de son vrai nom Baba Hamadou, est un ingénieur et écrivain camerounais né en 1973 à Mayo-Darlé. Il est l'auteur de romans et récits qui explorent l'identité, la société, et la mémoire collective. Il est marié à l'écrivaine Djaïli Amadou Amal.
Citations
[modifier]Chronique d'une destinée, 2006
[modifier]Nous avions tous des destins, mais peu d'entre nous en étaient les maîtres.
- « Les trajectoires contrariées dans Chronique d’une destinée », Amina Mbarga, Journal du Cameroun, 15 mars 2007, p. 12 (lire en ligne)
Le Prince de Djenkana, 2010
[modifier]La vérité n’est jamais nue. Elle s’habille des habits de ceux qui la racontent.
- « Pouvoir et manipulation dans Le Prince de Djenkana », Raphaël Thierry, Africultures, 2 juillet 2012, p. 09 (lire en ligne)
Échos du bercail, 2013
[modifier]Ceux qu’on oublie finissent par s’oublier eux-mêmes.
- « Échos du bercail : la voix des marginaux », Jean-Noël Mbarga, Le Monde Afrique, 8 décembre 2014, p. 04 (lire en ligne)
L’âme perdue, 2015
[modifier]Le silence est le dernier refuge de ceux que la société refuse d'entendre.
- « L’âme perdue ou le cri d’un Cameroun oublié », Diane Ayissi, Cameroon Tribune, 21 février 2016, p. 07 (lire en ligne)
Hadja Binta, 2019
[modifier]Une femme brisée n’est pas une femme vaincue.
- « Hadja Binta : Résilience et féminité dans le Sahel », Fatoumata Bah, Jeune Afrique, 3 novembre 2020, p. 11 (lire en ligne)
Aussi belle soit une femme, si elle n’est pas agréable à vivre, si sa parole n’est pas douce et sucrée, personne ne l’aimera, ma fille. Personne.
- « Hadja Binta – Badiadji Horretowdo », Dr Ndongo Mbaye, La Cène littéraire, 9 août 2020 (lire en ligne)
Interviews
[modifier]Heureusement que l’écriture ne suit pas une logique littérairement littéraire.
- (fr) « Hadja Binta - Badiadji Horrétowdo », Abdelali Najah, e-litterature.net, 17 avril 2019 (lire en ligne)
Je pense avoir mieux maîtrisé la langue à la faveur de mes connaissances scientifiques, l’appropriation du sens de la logique des choses. Le reste est une question de sens d’imagination, conjugué à l’art de la dérision et de l’indignation, à l’art d’exprimer la beauté et la laideur des choses, ce que nous aimons ou ce que nous rebutons, l’art en somme d’exprimer notre conviction intellectuelle avec une certaine sensibilité à laquelle peut s’accorder le lecteur indépendamment de ses appartenances sociales.
- (fr) « Hadja Binta - Badiadji Horrétowdo », Abdelali Najah, e-litterature.net, 17 avril 2019 (lire en ligne)
D’une certaine façon, l’écriture est l’expression de la conviction intellectuelle de l’écrivain. L’écrivain, dit-on, est le miroir de sa société. Dès lors, il est difficile à mon sens d’être le miroir de sa propre société et de passer sous silence ce qui la mine et qui incommode naturellement notre sens intellectuel.
- (fr) « Hadja Binta - Badiadji Horrétowdo », Abdelali Najah, e-litterature.net, 17 avril 2019 (lire en ligne)
Dans une communauté ou le Pulaaku – code d’honneur régissant la conduite sociale des personnes se réclamant de l’appartenance peule – implique une certaine omerta, c’était bien la première fois qu’une jeune femme osait ainsi braver ses pesanteurs culturelles pour confesser ses ressentiments intimes au grand public du monde. Ce n’est pas sans risque !
- « Hadja Binta – Badiadji Horretowdo », Dr Ndongo Mbaye, La Cène littéraire, 9 août 2020 (lire en ligne)
Citations le concernant
[modifier]Il ne faut pas oublier qu’avant moi il y avait l’universitaire Edwige Mohamadou, plutôt bien connu au Nigéria, Garga Haman Adji — qui publie ses mémoires et, je crois, un essai sur le Cameroun —, Kolyang Dina Taïwe, et Badiadji Horretowdo dont le premier roman, Chronique d’une Destinée, paru en 2006, a impacté des esprits. Son deuxième roman, Le Prince de Djenkana, est d’ailleurs réédité par les Classiques ivoiriens.
- « Djaïli Amadou Amal : « On peut publier en Afrique et se faire une renommée bien au-delà » », Raoul Djimeli, Clijec Mag', 11 mai 2019 (lire en ligne)
Badiadji Horrétowdo a deux passions : son épouse et la littérature. Amoureux littéraires, ils sont les premiers lecteurs l’un de l’autre. Chez eux, pas une once de rivalité ; à la place, une complicité très féconde pour les deux.
- « Avec « Les Impatientes », Djaïli Amadou Amal remporte le Goncourt des lycéens », Clarisse Juompan-Yakam, Jeune Afrique, 30 novembre 2020 (lire en ligne)