Antoine Richard
Apparence

Antoine Richard, né le à Cunlhat et mort le à Dax, est un enseignant, historien, syndicaliste et militant communiste français.
Citations
[modifier]La crise forestière landaise, 1930
[modifier]L'exploitation de la forêt landaise de pins maritimes, qui est devenue, sur une superficie de plus de 500.000 ha. dans le seul département des Landes, une véritable monoculture, est en train de traverser une crise très sérieuse pour ce pays qui doit au pin sa récente et fragile prospérité.
- « La crise forestière landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1930, p. 516
Les présentes difficultés suscitent depuis deux années plus de démarches auprès des pouvoirs publics que de véritables initiatives industrielles ou commerciales. Les solutions proposées sont toujours les mêmes : protection douanière plus efficace, diminution du prix des transports, adoucissement de la fiscalité qui pèse sur le commerce des produits de la forêt. [...] De leur côté, les gemmeurs, métayers pour la plupart, sont sérieusement touchés par la crise et, tout en se ralliant plus ou moins aux revendications précédentes d'ordre général, ils cherchent à obtenir pour leur compte un mode de rétribution plus avantageux, du moment que la moitié de la résine récoltée ne leur permet plus de vivre.
- « La crise forestière landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1930, p. 519-520 (lire en ligne)
La métallurgie landaise, 1931
[modifier]La vaste région des sables de Gascogne fut jadis pourvue d'une industrie métallurgique bien spéciale à ce pays et dont il ne reste presque plus rien aujourd'hui. Elle avait comme raisons d'être
le minerai de fer de la Lande et le charbon fourni par les pins.
- « La métallurgie landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1931, p. 44 (lire en ligne)
Les forges s'établissaient sur un ruisseau qu'un barrage artificiel transformait en étang. Il fournissait la force motrice et l'eau pour le lavage du minerai broyé, commencé d'ailleurs à la minière. Dans la forêt encore clairsemée, surtout quand on s'éloignait de la côte, forges, tuileries, verreries et moulins occupaient ainsi de petites clairières industrielles qui faisaient pour ainsi dire partie du paysage landais.
- « La métallurgie landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1931, p. 45 (lire en ligne)
Avant le grand boisement amorcé sous le Second Empire, la métallurgie était l'une des ressources essentielles de la Lande gasconne. Elle faisait vivre un certain nombre de bûcherons, de charbonniers, de forgerons, de bateliers, à raison de 150 ou 200 personnes par forge. Mais divers événements allaient compromettre le sort de cette industrie que menaçait déjà la concurrence de la fonte au coke.
- « La métallurgie landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1931, p. 50 (lire en ligne)
Les chemins de fer ont contraint les forges à quitter leurs clairières pour se rapprocher des gares. La seule d'entre elles qui appartienne vraiment à la grande industrie n'a d'autre raison d'être que la proximité d'un port. Les autres en dépendent pour les fournitures de fonte brute.
- « La métallurgie landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1931, p. 58 (lire en ligne)
Les progrès précaires en ont été compromis à une époque où la Lande cherchait son avenir du côté de la forêt. Depuis trois quarts de siècle, l'exploitation du bois et de la résine a pu donner au pays une prospérité que l'ancienne métallurgie, dont pourtant l'on attendait beaucoup, n'avait jamais été capable de lui procurer.
- « La métallurgie landaise », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1931, p. 58 (lire en ligne)
Les papeteries landaises, 1934
[modifier]Apparue au moment où la forêt gasconne donnait beaucoup d'espoirs, la papeterie fut envisagée quelques années plus tard comme un remède partiel à la crise forestière, en fournissant un débouché au bois invendable.
- « Les papeteries landaises », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1934, p. 108 (lire en ligne)
On attend encore la solution définitive qui doit sauver la papeterie landaise entrainée dans la crise forestière générale.
- « Les papeteries landaises », Antoine Richard, Sud-Ouest européen, 1934, p. 110 (lire en ligne)