Sibylle
Une sibylle est une « prophétesse », une femme qui fait œuvre de divination.
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[modifier] Littérature
[modifier] Critique
[modifier] Giovanni Macchia, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993
Souvent une corneille centenaire, antique Sibylle du désert, se tient seule perchée sur un chêne avec lequel elle a vieilli : là, tandis que ses soeurs font silence, immobile et comme pleine de pensées, elle abandonne aux vents des monosyllabes prophétiques.
- Ces propos sont de Chateaubriand lui-même.
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« Textes oubliés », Robert André, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 24
[modifier] Nouvelle
[modifier] Gérard de Nerval, Les Filles du feu, 1834
Sylvie
Lorsque je vis briller les eaux du lac à travers les branches des saules et des coudriers, je reconnus tout à fait un lieu où mon oncle, dans ses promenades, m'avait conduit bien des fois : c'et le Temple de la philosophie, que son fondateur n'a pas eu le bonheur de terminer. Il a la forme du temple de la sibylle Tiburtine, et, debout encore, sous l'abri d'un bouquet de pins, il étale tous ces grands noms de la pensée qui commence par Montaigne et Descartes, et qui s'arrêtent à Rousseau. Cet édifice inachevé n'est déjà plus qu'une ruine, le lierre le festonne avec grâce, la ronce envahit les marches disjointes. Là, tout enfant, j'ai vu des fêtes où les jeunes filles vêtues de blanc venaient recevoir des prix d'étude et de sagesse.
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Les Filles du feu (1834), Gérard de Nerval, éd. Maxi-Livres, coll. Maxi-Poche Classiques Français, 1997 (ISBN 2-8771-4348-1), partie Sylvie — Souvenir du valois, IX. Ermenonville, p. 130
[modifier] Prose poétique
[modifier] René Char, Fureur et mystère, 1948
Calendrier
La menace s'est polie. La plage qui chaque hiver s'encombrait de régressives légendes, de sibylles aux bras lourds d'orties, se prépare aux êtres à secourir.
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie SEULS DEMEURENT (1938-1944), Calendrier, p. 26