Sel

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Sommaire

[modifier] Littérature

[modifier] Poésie

[modifier] Benjamin Péret, Les Grands jours du poète, 1923

Un commodore anglais jure qu'on ne le prendra plus à cueillir la sauge la nuit entre les pieds des statues de sel.
A ce propos une petite salière Cérébos se dresse avec difficulté sur ses jambes fines.
Elle verse dans mon assiette ce qu'il me reste à vivre.

  • « Les Grands jours du poète », Benjamin Péret, Littérature Nouvelle Série, nº 11/12, Octobre 1923, p. 9


[modifier] Prose poétique

[modifier] Robert Desnos, Pénalités de l'enfer, 1922

Baignoire et Verdure tombent vertigineusement à travers des trémies de sel et des feux d'artifice.

  • « Pénalités de l'enfer », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 4, Septembre 1922, p. 12


[modifier] Octavio Paz, Liberté sur parole, 1958

Grand monde

Dans ton alcôve en toiles d'araignée, tu dictes des édits de sel. Tu te sers des clartés, tu manies bien les armes blanches. A l'automne, tu reparais dans les salons.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Grand monde, p. 97


L'assiégé

Il n'y a rien à ma droite. Plaine : monde à peupler, feuille en blanc. Pèlerinages, sacrifices, combats corps à corps avec mon âme, dialogues avec la neige et le sel : tant de blanc qui attend pour se dresser, tant de noms endormis ! Heures, miroirs polis par l'attente, tremplins du vertige, beffrois de l'extase, ponts suspendus sur le vide qui s'ouvre entre deux exclamations — statues momentanées qui célèbrent durant une fraction de seconde la chute de la foudre.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — L'assiégé, p. 109


[modifier] Roman

[modifier] Amélie Nothomb, Le Sabotage amoureux, 1993

La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.


[modifier] Boris Vian, L'écume des jours, 1947

Il accrocha la serviette au séchoir, posa le tapis de bain sur le bord de la baignoire et le saupoudra de gros sel afin qu'il dégorgeât toute l'eau contenue. Le tapis se mit à baver en faisant des grappes de petites bulles savonneuses.

  • L'écume des jours (1947), Boris Vian, éd. Pauvert, 1963 (ISBN 2-7202-1311-02), I., p. 12
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