Sénèque

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Sénèque (Lucius Annaeus Seneca) (né v. 4 av. J.-C. et mort en 65) était un philosophe de l'école stoïcienne, dramaturge et homme d'État romain.

Consolation à ma mère Helva (Ad Helviam matrem de consolatione)[modifier]

La Mort de Sénèque, Joseph-Noël Sylvestre musée des Beaux arts, Béziers (34).

La mauvaise Fortune ne brise que celui que la bonne Fortune a aveuglé.


Il a été, dis-je, voulu que seules nos possessions sans valeur soient à la merci d'autrui.


On n'est jamais méprisé par autrui que si on commence par se mépriser soi-même.

Si un grand homme tombe, c'est un grand homme qui est à terre et je dirai qu'on ne le méprise pas plus qu'on ne piétine les ruines d'un temple consacré que les personnes pieuses révèrent tout autant que si les murs étaient encore debout.


Consolation à Marcia (Ad Marciam de consolatione)[modifier]

Si on nous donnait le choix entre ne pas être longtemps heureux et ne jamais l'être, mieux vaudrait un bonheur prêt à s'envoler que pas de bonheur du tout.


[...] un malheur n'a jamais que l'importance que nous lui accordons.

La mort n'est ni un bien ni un mal : en effet, il faut être quelque chose pour pouvoir être bon ou mauvais ; mais ce qui en soi n'est rien et ramène tout au néant, ne nous abandonne à aucune Fortune : en effet, les maux et les biens s'exercent sur la matière. La Fortune n'a pas prise sur ce que la Nature a laissé échapper et celui qui n'est plus ne peut-être malheureux.


Personne ne meurt trop tôt puisque personne n'était destiné à vivre plus longtemps qu'il n'a vécu.


Là où il n'y a plus d'amélioration possible, le déclin est proche.


Lettres à Lucilius (Epistulae morales ad Lucilium)[modifier]

La véritable joie est une chose sérieuse.

  • Lettres à Lucilius, Sénèque (trad. Henri Noblot — traduction revue par Paul Veyne), éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1995, p. 657


C'est d'âme qu'il faut changer, et non de climat.

  • (la) Animum debes mutare, non cœlum.
  • « Lettres à Lucilius », dans Œuvres complètes, Sénèque (trad. Baillard, Charpentier, Du Rozoir, Trognon), éd. C.L.F. Panckoucke, 1833, t. 1, vol. 5, lettre XXVIII, p. 183 (texte intégral sur Wikisource)
  • (la) « Lettres à Lucilius », dans Œuvres complètes, Sénèque, éd. C.L.F. Panckoucke, 1833, t. 1, vol. 5, lettre XXVIII, p. 182 (texte intégral sur Wikisource)


Ce n’est point parce qu’il est difficile que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas, qu’il est difficile.

  • (en) It is not because things are difficult that we do not dare, but because we do not dare, things are difficult.
  • (la) « Lettres à Lucilius », dans Œuvres complètes de Sénèque le Jeune, Sénèque, éd. J. Baillard., 1914, t. XV, lettre CIV, p. {{{page}}} (texte intégral sur Wikisource)
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Nul ne sait répondre aux bienfaits que le sage : l’insensé aussi y répondra d’une manière telle quelle, selon sa portée ; le savoir lui manquera plutôt que la volonté. La volonté ne s’apprend point.

  • (la) Nemo referre gratiam scit nisi sapiens : stultus quoque, utcumque scit et quemadmodum potest, referat ; scientia illi potius, quam voluntas desit. Velle non discitur.
  • Œuvres complètes de Sénèque le philosophe. Lettres à Lucilius, t. II, Sénèque (trad. Joseph Baillard), éd. L. Hachette et cie, 1861, p. 227 (texte intégral sur Wikisource)
  • (la) « Épitres à Lucilius », dans Œuvres complètes, Sénèque (trad. sous la dir. de Désiré Nisard [d'après l'éd. de Friedrich Ernst Ruhkopf]), éd. Firmin Didot frères, 1869 (1re éd. Dubochet et Cie, 1838), [Livre X] lettre LXXXI, § 14, p. 697 (texte intégral sur Wikisource)


Citations rapportées de Sénèque[modifier]

Les destins conduisent celui qui veut, ils traînent celui qui ne veut pas.


Il doit nécessairement craindre beaucoup, celui qui est craint de beaucoup.

  • La philosophie pour les nuls, Christian Godin, éd. First Éditions, 2006 (ISBN 2-87691-998-2), p. 126

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