Relation d'objet partiel

Citations « Relation d'objet partiel » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Aller à : Navigation, rechercher

[modifier] Psychologie

[modifier] Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005

Histoire des perversions

La conception de la névrose comme négatif de la perversion est liée à l'hypothèse de composantes excessives subissant le refoulement, détournées de leur but, et dirigées « sur d'autres voies jusqu'au moment où elles s'extériorisent sous la forme de symptômes morbides » dans la névrose. Sa formule ne signifie pourtant pas que la perversion soit le positif de la névrose : le névrosé refoule ce que le pervers met en acte. Elle révélerait donc une sexualité « déculturée » puisque non marquée par le refoulement, non « névrotisée » par l'éducation et la culture. L'acte pervers est ainsi un « acte partiel » par où l'objet est rabaissé au rang « d'objet partiel » sur lequel s'exerce une « pulsion d'emprise », non sexuelle, archaïque, proche du besoin d'étayage et qui ne s'unit que secondairement à la sexualité.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie I. Histoire des perversions, chap. 4. La rupture freudienne, 4.1 Le point de vue psychogénétique, p. 14


Caractéristiques des perversions

La perversion sexuelle est un comportement sexuel 1) inhabituel (insolite, bizarre, en fait, rompant avec les pratiques sexuelles admises), 2) partiel (ne vise qu'une jouissance limitée), 3) exclusif (le sujet ne peut obtenir de plaisir autrement), 4) réduisant le (la) partenaire à un objet (instrumentalisation).

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie II. Caractéristiques des perversions, chap. 1. Critères cliniques psychiatriques des pervers, 1.1 Critères psychiatriques usuels, p. 31


La perversion correspond à une mise en actes dans laquelle : a) une composante partielle du plaisir préliminaire devient le moteur de l'orgasme et non pas ce qui permet l'augmentation de l'excitation, b) un acte est séparé de son enchaînement et prend la place du tout (le fait de voir le partenaire par exemple). L'acte pervers se caractérise donc par son aspect partiel (par rapport à l'acte sexuel dit normal), aspect que l'on retrouve à propos de l'objet et de la pulsion.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie II. Caractéristiques des perversions, chap. 2. Critères psychopathologiques, 2.1 Les conceptions freudienne, p. 39


Le Surmoi du pervers n'a pu être formé, laissant fonctionner le sujet avec, essentiellement, un Idéal du moi narcissique, maternel. Faute d'avoir pu réparer son narcissisme très tôt blessé, d'avoir élaboré des processus secondaires suffisamment efficaces, d'avoir rencontré la confiance d'un objet total, le pervers ne peut résister à ses impulsions (y compris sexuelles) et prend du plaisir dans l'usage d'objets partiels et de zones érogènes électives.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie II. Caractéristiques des perversions, chap. 3. Invariants psychopathologiques, 3.1 L'Oedipe et la castration a) Evitement de l'angoisse de castration, p. 51


Le pervers – sexuel ou narcissique – ravale au rang d'objet partiel celui qui ne rejette pas son emprise et réduit l'autre à un instrument privé de désir propre.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie II. Caractéristiques des perversions, chap. 3. Invariants psychopathologiques, 3.3 L'autre instrumentalisé, p. 54


[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008

Les pulsions

Pendant l'enfance, les relations d'objet partiel s'inscrivent progressivement dans le développement, chacune d'elles définissant un « stade » : stade oral, stade anal, stade phallique, stade génital... ces stades, en fait, ne s'inscrivent pas dans une succession chronologique où l'un remplacerait l'autre, c'est une sorte de dimension supplémentaire qui apparaît à chaque fois laquelle entraîne un remaniement de l'ensemble et donne un rôle nouveau aux pulsions partielles antécédentes.
Les perversions sexuelles sont rapportées à la prévalence de l'investissement d'un système de pulsions partielles lequel s'est arrêté dans son développement. Le sujet pervers sexuel adulte serait ainsi un enfant – décrit par Freud comme normalement « pervers polymorphe », l'immaturité de l'enfant et le polymorphisme de ses manifestations sexuelles faisant de lui, en fait, le contraire d'un « pervers » – qui se serait arrêté en partie dans son évolution, en raison de fixations traumatiques par exemple. Cet arrêt se marque par l'exclusivité de la mise en oeuvre de telle pulsion partielle dans la recherche de la « décharge » ou l'excitation libidinale.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Boîte à outils