Relation

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Sommaire

[modifier] Enseignement

[modifier] Guide

[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008

Une approche de l'interculturel

Dans les pays fortement communautaires, les relations au sein de l'entreprise vont ressembler à celles qui existent au sein du groupe familial. On va avoir tendance à embaucher une personne parce qu'elle fait partie du groupe. L'employeur se doit de protéger le salarié, quelle que soit la façon dont il travaille et quelles que soient ses réussites. Le salarié, de son côté, devra une loyauté indéfectible à son employeur. Dans les affaires, la relation l'emporte sur l'affaire à traiter.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 28


Dans les pays fortement individualistes, les relations au sein de l'entreprise sont des relations de travail avant tout. Elle n'entraînent pas pour les protagonistes d'obligations autres que professionnelles.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 29


Dans les cultures communautaires, l'harmonie doit régner dans les relations entre les individus. Le conflit n'est pas autorisé. Il risquerait de faire perdre la face à l'un des deux protagonistes, ce qui est inenvisageable. On ne peut pas facilement dire ce que l'on pense. D'autant moins qu'une pensée originale n'est pas encouragée. La pensée est façonnée par le groupe d'appartenance.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 29


[En France] Les personnes ont la fierté du travail bien fait. Elles entretiennent une relation très affective au travail, où les seuls comptes à rendre le sont à sa conscience, à son sens de l'honneur. L'important, c'est de remplir ses devoirs. C'est plus important que de respecter un contrat. Il y a une sorte de chevalerie, de noblesse du travail.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : La France ou la logique de l'honneur, p. 31


[modifier] Psychanalyse

[modifier] Alberto Eiguer, Le Pervers narcissique et son complice, 1989

Le Champ de la perversion narcissique

Le pervers narcissique essaie de maîtriser la relation à l'autre, en maintenant par divers procédés un état de dépendance réciproque. Pour cela, il utilise différents messages qui varient selon le cas et les circonstances. Un de ces messages est celui de la définition des intentions de l'autre ou la désignation d'un désir.

  • Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, L'induction narcissique, p. 14


[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010

Introduction

Le libertin ne fuit pas l'engagement ; cela est plutôt l'apanage du phobique névrosé, qui redoute de se laisser captiver par le féminin et d'y sombrer, si c'est un homme, ou de succomber aux assauts du phallus, si c'est une femme.
Si le libertin ne croit pas à la relation, c'est aussi par conviction ; pour deux raisons au moins : pour lui, la durée mène à coup sûr au désenchantement, autrement dit à la perte de cette intensité de la rencontre et de la conquête, émotion qu'il cherche par-dessus tout ; l'intimité psychologique de l'autre ne l'intéresse pas.


Libertinage, le plaisir et la joie

Le lien crée inévitablement des attaches ; le libertin l'a compris. Il se refuse à devenir le prisonnier d'une cage où les barreaux seraient des liens d'amour ; tendresse, sollicitude, solidarité, implication, sont pour lui des hameçons. Sa stratégie est alors conçue de façon à se passer de la relation.

  • Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Les libertins sont-ils des pervers ?, Penser le lien. L'attachement n'est pas son affaire, p. 32


Ni l'addict sexuel ni le libertin ne parviennent pourtant à entretenir la relation à autrui, à la cultiver ou à la développer ; l'addict sexuel, parce qu'il est trop pressé, trop désespéré de trouver l'idéal de tendresse dont il a manqué ; le libertin, par inappétence de lien.

  • Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Prendre l'amour comme une drogue, p. 36


[modifier] Psychologie

[modifier] Paul-Claude Racamier, Pensée perverse et décervelage, 1992

De la pensée perverse au désordre de pensée

Insensible au psychique, mais très attentive aux réalités sociales, habile, opportuniste, et à ce titre « adaptée », la pensée perverse sera toute tournée vers l’agir, le faire-agir et la manipulation. Insensible aux mouvances relationnelles, elle est toute dans l’emprise exercée sur les autres afin de les utiliser au mieux de ses intérêts narcissiques et matériels. Pour elle, c’est le résultat qui compte. Les fins sont surinvesties au détriment des moyens.

  • Pensée perverse et décervelage, 1992, De la pensée perverse au désordre de pensée, dans [1], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.


[modifier] Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005

Introduction

Pour le psychopathologue, le terme « perversion » recouvre à la fois un type d'acte, une conduite sexuelle (perversion sexuelle), un caractère pathologique, un mode de relation à l'autre teinté de manipulation. Par extension, le terme « perversion » peut concerner aussi des sujets qui n'ont pas de comportements sexuels inhabituels, mais un mode de jouissance reposant sur la souffrance, l'humiliation, l'instrumentation de l'autre : registre de la perversion « morale » ou « narcissique » qui procéderait d'un noyau commun à toutes les perversions. Ce sont alors la domination et la disqualification du moi d'autrui qui sont cherchées.


Histoire des perversions

Les moeurs romaines étaient [...] strictes : certaines relations étaient admises mais la fellation et la passivité anale étaient infâmes. A Rome, l'homophilie d'un citoyen libre avec son esclave ou son « mignon » n'était pas condamnée, mais la relation passive d'un homme libre avec un subalterne ou un esclave était réprouvée [...]. Cette étrange géographie des plaisirs et des infamies relève d'une société machiste où la femme, l'esclave, le mignon sont au service de l'homme viril actif ayant la haine de la mollesse et de la défaite militaire, mais les conduites réprouvées ne sont pas des maladies.


Caractéristiques des perversions

Comme le remarquent Hurni et Stoll, le profil de la personnalité perverse est assez redoutable. Dénué de valeurs autres que celles se rattachant à son propre intérêt, le pervers se présente comme un véritable rapace dans la relation. Il peut se nourrir d'un malheur qu'il parvient à instiller aux autres ; soit en eux, dans leur psychisme, soit dans de nombreux conflits qu'il parvient à tisser entre différents partenaires. Pour combler son vide intérieur, il agit en authentique « vampire » de la libido sexuelle ou narcissique des autres, en semant la confusion, par la séduction et l'emprise qu'il mettra dans chaque relation.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie II. Caractéristiques des perversions, chap. 2. Critères psychopathologiques, 2.2 Les conceptions post-freudiennes a) Différences entre personnalités névrotiques et narcissiques, p. 48


Perversions narcissiques

On désigne par [le terme de perversion transitoire] des pratiques perverses qui apparaissent pendant des périodes comme l'adolescence, lors de réorganisations ou de moments pathologiques : après des phases délirantes ou dissociatives, des moments d'errances et de passages, voire d'une thérapie... A l'adolescence, par exemple, la pulsion sexuelle, qui s'accompagne d'une quête objectale, représente un réel enjeu anti-narcissique : après la puberté, l'érotisme passe en effet de l'auto-érotisme à l'amour d'objet (sexuel), ce qui oblige l'adolescent à certaines « négociations » avec son narcissisme. De ce fait, la « perversion transitoire » peut représenter une régression à partir de points de fixation permettant de retrouver une omnipotence (déni de castration) (Ladame, 1992). [...] dans une autre logique, il est envisageable que la relation amoureuse puisse momentanément engager un fonctionnement pervers défensif contre le risque d'aliénation produit par le désir et l'investissement affectif de l'autre.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie IV. Perversions narcissiques, chap. 1. Pourquoi l'extension du terme ?, 1.1 Perversion « transitoire », p. 101


« Dérive » manipulatoire de la séduction narcissique, la perversion narcissique appartient à un registre plus public (familial, social) que la perversion sexuelle, d'ordre plus privé. Les manoeuvres semant la confusion dans l'esprit de l'autre relèvent d'un registre de disqualification des sensations, des émotions ou des pensées de l'autre, victime de la séduction perverse qui « l'enferme » dans la toute-puissance du pervers. Chez la victime, cette disqualification des émotions et de la pensée crée une « dé-fantasmatisation », une « désymbolisation » et détruit les différences entre les registres psychiques, créant une confusion sur laquelle « joue » le pervers narcissique.
Ces disqualifications apparaissent volontiers dans le champ de la communication, de l'omission de qualification (une mère se plaint que son enfant ne fait pas de sport, s'il en fait, elle dit alors qu'il ferait mieux de faire de la musique), de la surestimation narcissique mensongère de l'objet (flatterie) qui a pour but de contrôler celui-ci... Un autre procédé est l' induction (Eiguer, 1996) : la victime se laisse abuser, parce qu'elle peut se trouver dans une situation de faiblesse, de fragilité. Le pervers le perçoit et va alors faire éprouver à la victime des sentiments inhabituels pour elle mais qui appartiennent au sujet pervers. Utilisant l'identification projective, il délègue et dépose dans l'autre des affects et des idées dont il souhaite se débarrasser. Pousser la victime parfois jusqu'à la faute pour ensuite la critiquer et la mettre à sa merci, tel est le but pervers du « détournement » de toute relation.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie IV. Perversions narcissiques, chap. 1. Pourquoi l'extension du terme ?, 1.4 Perversion narcissique a) Pathologie de l'agir de parole, p. 105


[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006

La relation d'emprise (cadre psychanalytique)

[...] Ces individus ne peuvent exister qu’en « cassant » quelqu’un : il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne estime de soi, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d’admiration et d’approbation. Ils n’ont ni compassion ni respect pour les autres puisqu’ils ne sont pas concernés par la relation. Respecter l’autre, c’est le considérer en tant qu’être humain et reconnaître la souffrance qu’on lui inflige (Hirigoyen, 1998).

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Les sciences cognitives nous apprennent pourtant qu’il ne s’agit probablement pas seulement d’une manifestation de masochisme ou de la jouissance d’être victime mais d’une altération des moyens de défense par une agression passée (cf. infra, l’impuissance apprise). La soumission apparente de la victime n’est pas qu’un symptôme : c’est une stratégie adaptative et de survie dans une relation où l’opposition frontale à l’agresseur semble entraîner l’aggravation de la violence. Lorsqu’un individu apprend par expérience qu’il est incapable d’agir sur son environnement pour le transformer en sa faveur, il devient physiologiquement incapable d’entreprendre quelque modification que ce soit.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de la victime d'une relation d'emprise, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Modèle systémique

[...] la violence n’est pas inhérente à certains individus : chacun porte en soi une part de violence, qui peut émerger, dans tel contexte ou relation, selon des manifestations ou des modalités diverses. Il existe en chaque individu un équilibre entre violence et non violence, ce ne sont pas des états qui s’excluent l’un l’autre. Cette violence intrinsèque peut s’exprimer de deux façons : sur le mode de l’agressivité, force de construction et de défense, servant à définir et à protéger son espace personnel ; ou sur le mode de l’agression, force de destruction de soi et de l’autre, qui menace et rend confuses les limites interindividuelles. La violence est ici définie comme : « toute atteinte à l’intégrité physique et psychique de l’individu qui s’accompagne d’un sentiment de contrainte et de danger. »

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle systémique : La violence, phénomène interactionnel, dans [4], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Modèle cognitivo-comportemental

L’instigateur de la relation d’emprise force l’intimité de sa victime par ses indiscrétions. Il envahit son psychisme, colonise son imaginaire. En s’attaquant à l’enveloppe qui délimite et protège la victime, à sa représentation du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il détruit son sentiment d’intégrité individuelle.
[...] il rend caduque la notion d’identité. Il fragilise également les relations de la victime avec son environnement, par manipulation, déstabilisation et dénigrement. Enfin, en prédateur, il l’isole du groupe pour l’affaiblir avant de la mettre à bas.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Effraction, dans [5], paru Textes Psy, Cédric Roos.


La parole peut être utilisée pour banaliser des situations déviantes ou des actes répréhensibles, pour dépasser l’interdiction d’un tabou. Elle induit volontairement la victime en erreur.
De plus, dans une relation normale, la parole exprime l’état d’esprit de celui qui la prononce : elle fait le lien avec l’autre qui lui exprime sa reconnaissance en retour. Dans la relation d’emprise, l’instigateur parle « au nom de la victime », en nommant ses intentions, en faisant mine de deviner ses pensées cachées, et en l’obligeant à s’y soumettre.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Captation, dans [6], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Application à la relation de soin

[...] toute susceptibilité ou vulnérabilité individuelle peut-elle devenir une faille par laquelle l’instigateur d’une relation d’emprise peut s’infiltrer pour réaliser son travail de sape. A moins de colmater toute ouverture, et par-là se soustraire à toute possibilité de relation interpersonnelle, chacun d’entre-nous peut donc se trouver en situation à risque.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Application à la relation de soin : Facteurs de vulnérabilité à la relation d'emprise, dans [7], paru Textes Psy, Cédric Roos.
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