Race humaine
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La notion de race humaine est une tentative d'application aux humains du concept de race, qui définit des sous-groupes dans une espèce animale domestiquée. On a longtemps cru pouvoir définir des races humaines par la couleur de la peau, ou l'origine géographique supposée (races blanche, noire, jaune...). L'état actuel des connaissances en génétique et en anthropologie physique a permis d'invalider ce concept et établit qu'il n'y a pas de sous-groupes dans l'espèce humaine.
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[modifier] Bertrand Jordan
Notons au passage que, puisque nous venons tous d'Afrique, nos lointains ancêtres étaient noirs : ce sont les Européens que la sélection naturelle a fait blanchir, et non l'inverse...
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L'humanité au pluriel, la génétique et la question des races, Bertrand Jordan, éd. Seuil, 2008, chap. 8-Tous enfants de Cro-Magnon, p. 122
La recherche des origines par analyse ADN repose [...] sur des bases solides, et peut aider à comprendre notre histoire collective tout comme la place de chacun d'entre nous au sein de l'humanité. Elle bat en brèche la notion de race pure en montrant à quel point nous sommes tous des « métis ».
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L'humanité au pluriel, la génétique et la question des races, Bertrand Jordan, éd. Seuil, 2008, chap. 9-Le « Business » des races, p. 138
[L]es groupes humains ont une certaine réalité. Ce ne sont cependant pas des «races» au sens ancien du terme, qui associe à la couleur de peau des comportements, des qualités et des défauts, des forces et des faiblesses qui seraient héréditaires et radicalement différentes d’une communauté à l’autre. L’humanité n’est pas divisée en «races» fondamentalement distinctes comme on le prétendait jadis. Elle n’est pas pour autant totalement homogène. [...] la génétique moderne montre l’existence, au sein de l’humanité, de «groupes d’ascendance» aux contours flous et à la diversité interne très élevée - sans différences biologiques nettes, et bien sûr sans aucune hiérarchie. Elle ne réintroduit pas la vieille notion de «race», vecteur de tant de drames. Elle ne remet nullement en cause l’égalité en droits de tous les hommes : ce principe, d’une autre nature, est un choix politique, et ne suppose pas que les humains soient tous pareils.
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Bertrand Jordan, 10 juin 2008, dans Gènes et races, épilogue, paru dans Libération.
[modifier] Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau
Le mélange, la fusion des races dans de justes proportions, me semble le plus grand élément de civilisation et de progrès.
- (fr) Le mélange, la fusion des races dans de justes proportions, me semble le plus grand élément de civilisation et de progrès. [...] Les trois grandes races [blanche, noire, jaune] se sont d'abord formées et propagées isolément ; quel a été le résultat de cet état de choses? Chacune d'elles était primitivement incomplète et obéissait à des instincts exclusifs. Dans l'une comme dans l'autre, les qualités développées sans contrôle, et par suite exagérées, tournaient aisément en défauts ; les défauts devenaient des vices ; rien de nouveau ne surgissait en elles. Par les croisements elles se sont complétées; les exagérations se sont atténuées ; des qualités nouvelles, qui jusque-là sommeillaient à l'état de germes, se sont fait jour. Dans l'immense majorité des cas, dans tous, devrais-je dire, en ne prenant que les faits généraux, pour la race blanche aussi bien que pour les autres, les croisements ont donc été une chose bonne et utile. [...] le mélange dans des proportions convenables a été le plus puissant moyen de perfectionnement.
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« Sur l'ouvrage de M. De Gobineau : Essai sur l'inégalité des races humaines » (1857), dans Bulletin de la Société de géographie, Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, éd. Delagrave, 1857, t. 13, p. 206, 210
[modifier] Luigi Luca Cavalli-Sforza
Non seulement on ne connait à ce jour aucun inconvénient biologique aux mariages interraciaux, mais les descendants d'individus d'origine différente, ou même de races profondément différentes, semblent être plus robustes
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Qui sommes nous ?, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Flammarion, 1997, chap. Race et racisme, p. 327
Le monde entier est en train de devenir une seule population, et cet aspect de la globalisation ne peut être que bénéfique sur le plan génétique.
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Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 90
Dans le Bassin méditerranéen, la ressemblance [génétique] entre tous les peuples vivant des deux côtés de la mer est remarquable.
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Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 119
[modifier] Etudes génétiques
[L]es populations du pourtour méditerranéen forment une entité anthropologique de loin plus cohérente que celles proposées par les découpages entre pays ou entre continents.
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Jean-Michel Dugoujon, 2005, dans Diversité des allotypes des immunoglobulines d’une population berbère de la vallée de Tacheddirt, paru BMSAP, Tome 17, Fascicule 1-2 (2005), Jean-Michel Dugoujon.
La proximité génétique entre le nord de l’Afrique et les groupes sud-ouest européens conduisent à l’hypothèse d’une origine commune entre ces populations. Deux hypothèses sont actuellement discutées. Cette origine commune pourrait dater du Paléolithique Supérieur avec l’expansion d’Hommes anatomiquement modernes depuis le Proche-Orient et s’étendant le long des deux rives de la Méditerranée. Elle pourrait aussi avoir eu lieu au cours de la diffusion Néolithique depuis le Proche-Orient, il y a 10 000 ans av. J.-C.
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Clotilde Coudray, 2006, dans Diversité génétique des populations Berbères et peuplement du nord de l'Afrique, paru Revue Anthropo, Vol. 11 - 2006, Volume spécial, XXVIIème colloque GALF, Clotilde Coudray.
[modifier] Carleton Coon
La région, du Maroc à l'Afghanistan, est la patrie et le berceau de la race méditerranéenne. Les Méditerranéens se trouvent également en Espagne, au Portugal, dans la plus grande partie de l'Italie, de la Grèce et dans les îles de la Méditerranée, et dans tous ces endroits, comme au Moyen-Orient, ils forment le principal élément génétique dans les populations locales. [...] La race méditerranéenne, donc, est indigène, et majoritaire au Moyen-Orient, et la plus grande concentration d'un type méditerranéen très évolué se trouve au sein de deux des plus anciens peuples de langue sémitique, les Arabes et les Juifs. [...] Les Méditerranéens occupent le centre de la scène, leurs zones de plus forte concentration sont précisément celles où la civilisation est la plus ancienne. Il fallait s'y attendre, car ce sont eux qui l'ont produite et, en un sens, elle qui les a crée.
- (en) Our area, from Morocco to Afghanistan, is the homeland and cradle of the Mediterranean race. Mediterraneans are found also in Spain, Portugal, most of Italy, Greece and the Mediterranean islands, and in all these places, as in the Middle East, they form the major genetic element in the local populations. [...] The Mediterranean race, then, is indigenous to, and the principal element in, the Middle East, and the greatest concentration of a highly evolved Mediterranean type falls among two of the most ancient Semitic-speaking peoples, notably the Arabs and the Jews. [...] The Mediterraneans occupy the center of the stage; their areas of greatest concentration are precisely those where civilization is the oldest. This is to be expected, since it was they who produced it and it, in a sense, that produced them.
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Caravan: the Story of the Middle East (1958), Carleton Coon, éd. Henry Holt, 1958, p. 154-157