Prostituée

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La chanson de ChérubinFélicien Rops (1881)

Une prostituée est une femme dont la profession consiste à avoir des rapports sexuels en échange d'une somme d'argent.

Sommaire

[modifier] Cinéma

[modifier] Georges Lautner, La Grande sauterelle, 1967

La putain est indissociable des choses de la mer. Je ne conteste pas qu'elle vérole un peu le matelot, mais, elle enjolive la conversation !


[modifier] Littérature

[modifier] Nouvelle

[modifier] André Pieyre de Mandiargues, Le Musée noir, 1924

Le sang de l'agneau

Marceline vit leurs bouches peintes en violet foncé, leurs langues bleuies par le vin de mûres, leurs chevelures plus noires d'être lissées au gras de viande et parées de mouches vives, leurs gros seins roulant comme des vagues dans les corsages écumant de mousseline, toutes choses qui lui plurent tant qu'elle se retourna maintes fois pour les regarder encore, tandis que Mme Caïn hâtait le pas avec un dégoût.


[modifier] Poésie

[modifier] Robert Desnos, Rrose Sélavy, 1922

Est-ce que la caresse des putains excuse la paresse des culs teints ?

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.
  • « Rrose Sélavy », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 16


[modifier] Prose poétique

[modifier] Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924

Timonières, comètes violette et rouge, timonières du bateau fantôme où guidez-vous votre cargaison de putains et de squelettes dont le superbe accouplement apporte aux régions que vous traversez le réconfort de l'amour éternel ?


[modifier] André Breton, Poisson soluble, 1924

« Filles du sépulcre bleu, jours de fête, formes sonnées de l'angélus de mes yeux et de ma tête quand je m'éveille, usages des provinces flammées, vous m'apportez le soleil des menuiseries blanches, des scieries mécaniques et du vin. C'est mon ange pâle, mes mains si rassurées. Mouettes du paradis perdu ! »


La prostituée commence son chant plus détourné qu'un ruisseau frais au pays de l'Aile clouée mais ce n'est malgré tout qu'absence.


[modifier] René Crevel, Le Pont de la mort, 1926

Enfin, les prostituées ont compris que les pieds n'étaient pas faits pour des tortures de velours noir mais pour une nudité de peau à même une nudité de sable. Alors les talons, sur lesquels, depuis des siècles, elles chaviraient, tous les talons se sont brisés, et des fleurs sans semence ont jailli du macadam. Parce que nul mensonge ne pouvait plus être toléré, fût-il celui si mince des semelles de ficelle, les voyous ont jeté plus loin que l'horizon leurs espadrilles.

  • « Le Pont de la mort », René Crevel, La Révolution Surréaliste, nº 7, 15 juin 1926, p. 28


[modifier] Roman

[modifier] Charles Robert Maturin, Melmoth — L'homme errant, 1820

Il parlait ensuite des superbes fêtes données par Louis XIV et décrivait avec une précision qui m'émerveillait le magnifique char sur lequel le monarque personnifiait le dieu du jour tandis que, figurant la racaille de l'Olympe, le suivaient tous les souteneurs et prostituées titrés de la cour.


[modifier] James Joyce, Ulysse, 1922

Qui l'a appris, c'est le mari surpris. Petite blague du bon dieu. Et la voilà qui sort. Repentir à fleur de peau. Honte adorable. Prière à l'autel. Je vous salue Marie et Sainte Marie. Fleurs, encens, cires qui fondent. Cachent sa rougeur. Armée du Salut, tintamarresque contrefaçon. Prostituée convertie donnera une conférence. Comment j'ai trouvé le Seigneur.


Une putain malpropre avec un canotier de paille noire sur l'oreille se coulait nyctalope dans le jour cru le long du quai vers M. Bloom.


[modifier] Théâtre

[modifier] William Shakespeare

Le Roi : La joue de la catin, embellie par l'art du plâtre,
N'est pas plus laide sous le maquillage qui la flatte
Que ne l'est mon forfait sous le badigeon de mes mots.
Ô lourd fardeau !

  • (en) The harlot's cheek, beautied with plast'ring art,
    Is no more ugly to the thing that helps it
    Than is my deed to my most painted word.
    O heavy burthen !
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte III, scène 1, p. 806


[modifier] Médias

[modifier] Radio

[modifier] Françoise Treussard, Des Papous dans la tête, 2010

Il a des filles sur le trottoir, car pour le cash, les tueurs n'ont pas d'autres distributeurs.

  • Patrice Caumon, écrivain, sur l'image du truand.
  • Françoise Treussard, Des Papous dans la tête, France Culture, 28-11-2010


[modifier] Philosophie

[modifier] Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres Tome II

Voyant le fils d'une catin jeter des pierres à la foule : « Fais attention, lui dit-il, tu pourrais blesser ton père. »

  • (fr) Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres Tome II, Diogène Laërce, éd. GF Flammarion, 1965 (ISBN 2-08-070077-4), p. 29


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