Prairie
La prairie est une écorégion de la zone tempérée, constituée d'une flore herbeuse de graminées, de composées et de légumineuses. Elle occupe les Grandes Plaines entre les Appalaches et les Montagnes Rocheuses.
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[modifier] Enseignement
[modifier] Dictionnaire
[modifier] Roger Brunet/Robert Ferras/Hervé Théry, Les mots de la géographie, 1993
Formation végétale fermée plutôt haute, dominée par les graminées ; […] « The limiteless and lomesome prairie » (« C'était dans la prairie solitaire et sans borne », W. Whitman, The Leaves of grass) ; a donné son nom à une vaste région des États-Unis et du Canada, au pied des Rocheuses, rendue célèbre par le roman de Fenimore Cooper qui porte son nom.
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Les mots de la géographie. Dictionnaire critique. (1992), Roger Brunet, Robert Ferras, Hervé Théry, éd. RECLUS – La Documentation Française, coll. Dynamiques du territoire, 1993 (ISBN 2-11-003036-4), p. 399
[modifier] Encyclopédie
[modifier] Roger Brunet, Géographie universelle — États-Unis, Canada, 1992
La Prairie reste le domaine des Indiens jusqu'au milieu du XIXe siècle. Pendant longtemps d'ailleurs, les cartes ont signalé cet espace sous le nom de « grand désert américain ». Personne ne dispute ces immenses solitudes herbues aux Indiens, jusqu'au moment où les compagnies de chemin de fer démythifient très vite le caractère désertique de ces régions aux sols d'autant plus fertiles qu'ils n'ont jamais été cultivés.
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Géographie universelle. États-Unis, Canada., Roger Brunet (dir.), éd. Hachette-Reclus, 1992, partie Livre premier : les États-Unis, p. 193
Citation choisie citation du jour pour le 24 juillet 2009.
[modifier] Littérature
[modifier] Poésie
[modifier] Paul Eluard , Capitale de la douleur, 1926
L'hiver sur la prairie apporte des souris.
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Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Eluard, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, L'hiver sur la prairie, p. 112
[modifier] Prose poétique
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
Corsaire Sanglot était enfoui jusqu’au cou dans un immense champ d’éponges. Elles pouvaient être trois ou quatre cent mille. Des hippocampes troublés dans leur sommeil surgirent de tous côtés en même temps qu’une gigantesque bougie allumée de l’espèce dite marine. À la lueur, les vallonnements tendres des éponges s’éclairèrent à perte de vue. Leurs mamelons prirent un relief extraordinaire et Corsaire Sanglot se fraya parmi eux un chemin difficile. Il atteignit enfin la bougie. Celle-ci surgissait d’une espèce de clairière appelée, un écriteau de corail en faisait foi, « Éclaircie de l’éponge mystique », une troupe d’hippocampes se jouait là, sur un sol fait de petits galets noirs. Douze squelettes de sirènes y reposaient, couchés côte à côte. Devant ce cimetière Corsaire Sanglot éprouva un grand soulagement. Il contemplerait un instant cette place sacrée, puis, dans la prairie des éponges, il irait se coucher pour toujours. Il distinguait des uniformes de marins de nationalités diverses, des squelettes en smokings et en robes de soirée.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), IV. La brigade des jeux, p. 43
[modifier] René Char, Fureur et mystère, 1948
Feuillets d'Hypnos
Le peuple des prés m'enchante. Sa beauté frêle et dépouvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l'herbe, l'orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l'ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus les météores hirondelles...
Prairie, vous êtes le boîtier du jour.
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 132
[modifier] Roman
[modifier] André Breton, L'Amour fou, 1937
C'est bientôt juin et l'héliotrope penche sur les miroirs ronds et noirs du terreau mouillé ses milliers de crêtes. Ailleurs les bégonias recomposent patiemment leur grande rosace de vitrail, où domine le rouge solaire, qui éteint un peu plus, là-bas, celle de Notre-Dame. Toutes les fleurs, à commencer même par les moins exubérantes de ce climat, conjuguent à plaisir leur force comme pour me rendre toute la jeunesse de la sensation. Fontaine claire où tout le désir d'entraîner avec moi un être nouveau se reflète et vient boire, tout le désir de reprendre à deux, puisque cela n'a encore pu se faire, le chemin perdu au sortir de l'enfance et qui glissait, embaumant la femme encore inconnue, la femme à venir, entre les prairies. Est-ce enfin vous cette femme, est-ce seulement aujourd'hui que vous deviez venir ?
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L'Amour fou, André Breton, éd. Gallimard, 1976 (ISBN 978-2070367238), p. 74 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Jules Verne, Le tour du monde en 80 jours, 1873
La prairie, […] était plate comme une mer. On eût dit un immense étang glacé. […] La plaine était absolument déserte. […] elle formait comme une grande île inhabitée. Pas un village, pas une station, pas même un fort. De temps en temps, on voyait passer comme un éclair quelque arbre grimaçant, dont le blanc squelette se tordait sous la brise. […] quelques loups de prairies, en troupes nombreuses, maigres, affamés, poussés par un besoin féroce, luttaient de vitesse avec le traîneau.
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Le tour du monde en 80 jours, Jules Verne, éd. GF Flammarion, 1978 (ISBN 2080702998), p. 213-214 (texte intégral sur Wikisource)
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