Plante

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[modifier] Littérature

[modifier] Poésie

[modifier] Robert Desnos, Rrose Sélavy, 1922

Les planètes tonnantes dans le ciel effrayent les cailles amoureuses des plantes étonnantes aux feuilles d'écaille cultivées par Rrose Sélavy.

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.
  • « Rrose Sélavy », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 15


[modifier] Prose poétique

[modifier] André Breton/Philippe Soupault, Les Champs Magnétiques, 1919

Ce qui nous sépare de la vie est bien autre chose que cette petite flamme courant sur l'amiante comme une plante sablonneuse.

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.


Ce sont des plantes de toute beauté plutôt mâles que femelles et souvent les deux à la fois. Elles ont tendance à s'enrouler bien des fois avant de s'éteindre fougères. Les plus charmantes se donnent la peine de nous calmer avec des mains de sucre et le printemps arrive. Nous n'espérons pas les retirer des couches souterraines avec les différentes espèces de poissons. Ce plat ferait bon effet sur toutes les tables. C'est dommage que nous n'ayons plus faim.

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.


[modifier] André Breton, Poisson soluble, 1924

Moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, moins de larmes qu'il n'en faut pour mourir : j'ai tout compté, voilà. J'ai fait le recensement des pierres ; elles sont au nombre de mes doigts et de quelques autres ; j'ai distribué des prospectus aux plantes, mais toutes n'ont pas voulu les accepter.


Sur la montagne Sainte-Geneviève il existe un large abreuvoir où viennent se rafraîchir à la nuit tombée tout ce que Paris compte encore de bêtes troublantes, de plantes à surprises.


Les plantes, autour de lui, vacquaient à leurs occupations, les unes dans les manufactures de soie, les autres dans les étables trayant les chèvres de l'ombre.


[modifier] Roman

[modifier] James Joyce, Ulysse, 1922

Sous l'auvant de son chapeau et à travers ses cils palpitants de lunules, le soleil au zénith. Je suis pris dans cet embrasement. L'heure de Pan, le faunesque midi. Parmi les plantes-serpents lourdes de gommes les fruits d'où sourd le lait, là où s'élargissent des feuilles étalées sur les eaux couleur de bronze. La douleur est loin.

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