Pierre-Joseph Proudhon
Pierre-Joseph Proudhon (1809 – 1865) est un publiciste, économiste, sociologue et socialiste français, le premier à se qualifier d'anarchiste.
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[modifier] Qu'est-ce que la propriété ?, 1840
La propriété, c'est le vol !
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Qu'est-ce que la propriété ? (1840), Pierre-Joseph Proudhon, éd. UQAC, coll. Les classiques des sciences sociales, 2002, p. 18
[modifier] Philosophie de la misère, 1846
S’il est un être qui, avant nous et plus que nous, ait mérité l’enfer, il faut bien que je le nomme : c’est Dieu.
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Philosophie de la misère, Pierre Joseph Proudhon, éd. Groupe Fresnes-Antony de la Fédération anarchiste, 1983, t. 2, chap. VIII, § II, p. 39 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
L’homme peut aimer son semblable jusqu’à mourir ; il ne l’aime pas jusqu’à travailler pour lui.
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Philosophie de la misère, Pierre Joseph Proudhon, éd. Groupe Fresnes-Antony de la Fédération anarchiste, 1983, t. 1, chap. V, § I, p. 187 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Idée générale de la Révolution au 19e siècle, 1851
Être GOUVERNÉ, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu... Être GOUVERNÉ, c'est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !
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Idée générale de la Révolution au 19e siècle, Pierre-Joseph Proudhon, éd. Garnier frères, 1851, chap. Épilogue, p. 341 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] De la justice dans la révolution et dans l'Église, 1858
La Justice est [...] le respect, spontanément éprouvé et réciproquement garanti, de la dignité humaine en quelque personne et dans quelque circonstance qu'elle se trouve compromise et à quelque risque que nous expose sa défense.
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De la justice dans la révolution et dans l'Église, Pierre-Joseph Proudhon, éd. Office de publicité, 1860, chap. 7 (« Définition de la Justice »), XXXII, §.3, p. 87
[modifier] La Guerre et la Paix, 1861
Le Coran n'enseigne nulle part l'intolérance ; il reconnaît la mission de Moïse, celle de Jésus-Christ ; il dit que Dieu a donné à chaque peuple la loi qui lui convient, mais qu'il a envoyé Mahomet aux Arabes. Quoi de plus conciliant ?
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La Guerre et la Paix (1861), Pierre-Joseph Proudhon, éd. E. Dentu, 1861, t. 2, p. 329
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