Pathologie

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Sommaire

[modifier] Psychanalyse

[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010

Libertinage, le plaisir et la joie

Un libertin n'est pas en soi un pervers. Ses comportements sexuels, même s'ils peuvent prendre la forme d'une déviation répertoriée comme perverse sexuelle, ne sont pas automatiquement pathologiques.

  • Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Prendre l'amour comme une drogue, Remarques finales, p. 48


[modifier] Psychologie

[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006

La relation d'emprise (cadre psychanalytique)

Le narcissisme pathologique est construit sur un vide intérieur. « Pour ne pas avoir à affronter ce vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son contraire. Il devient pervers au sens premier du terme : il se détourne de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide) » et cherche à combler son vide dans une figure maternelle rassurante.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.


[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008

Les pulsions

C’est dans Trois essais sur la théorie de la sexualité que Freud (1915) introduit la notion de pulsion dans sa dimension psychanalytique. La façon dont la sexualité et ses troubles sont envisagés par la médecine à la fin du XIXe siècle est fondée sur l'idée d'une indépendance entre psychisme et sexualité et sur l'idée que les comportements sexuels sont innés et gouvernés par l'instinct ; de ce fait les « aberrations sexuelles » sont des déviations de l'instinct liées à la « dégénérescence », explication universelle de l'époque à toute pathologie psychiatrique. La façon dont Freud relie le sexuel à l'ensemble du fonctionnement du psychisme, à travers la notion de pulsion précisément, inverse complètement la perspective. A la base des perversions il y a quelque chose que tous les hommes ont en partage, « les racines innées de la pulsion sexuelle » (Freud, 1915) que « les influences de l'existence » feront varier dans leur forme et dans leur intensité.


La projection

D'une manière générale, il existe une sorte de péjoration de l'expression « mécanisme de défense ». Si l'on admet qu'il s'agit d'opérations qui visent à maintenir l'intégrité du sujet somatopsychique, il est aussi souvent implicite que la défense s'oppose à la satisfaction de la pulsion, et par contamination de la pensée, au plaisir ; qu'elle véhicule une notion de limitation de l'expression de l'appareil psychique, voire qu'elle signe une pathologie. Or la défense est d'abord au service de la construction du moi et a en ce sens des vertus positives.


La projection

A quel moment [les défenses] deviennent-elles pathologiques ? Au moment où elles deviennent tyranniques et agressent le fonctionnement du monde interne au lieu de le faciliter. Il est ainsi des défenses coûteuses pour l'économie du sujet parce qu'elles sont utilisées répétitivement d'une manière inopérante et qu'aucun apprentissage ne peut réguler leur utilisation. C'est ainsi que la projection, dans les phobies invalidantes, les états limites ou les psychoses, au lieu de protéger l'espace psychique, contribue au rétrécissement de son économie.


Les mécanismes de défense

La défense est pathologique lorsque aucun apprentissage défensif n'a été établi. Le moi, soumis à une trop forte excitation interne, risque d'être submergé et infiltré par les processus primaires. La défense normale, quant à elle, a lieu lors de la reviviscence d'une expérience pénible. Le moi n'est alors pas confronté pour la première fois à une expérience de déplaisir, il n'est pas submergé, l'intensité est ainsi moindre.


Le narcissisme

A distance de la balance freudienne entre investissements narcissiques et objectaux, Kohut privilégie la qualité des investissements du soi ; le self grandiose et exhibitionniste, mégalomane, et l' imago parentale idéalisée, vont constituer deux courants du narcissisme, qui alimenteront pour l'un, les ambitions qui nous poussent, et pour l'autre, les idéaux qui nous guident. L'un et l'autre permettent de restaurer un self endommagé soit par les défaillances des objets primaires soit par les défenses mises en oeuvre par le moi pour y pallier, et gardent cette valeur dans des pathologies diverses où la rage narcissique infantile peut mener à la destruction de l'autre, à l'échelle de l'individu comme du groupe.


Les états limites

Pour l'auteur, l'état limite représente avant tout une pathologie du narcissisme dominé par la dépendance à un objet/béquille dont le sujet attend idéalement réparation. Le risque dépressif permanent est lié à l'angoisse de séparation d'avec cet objet auquel toutes les demandes mais aussi tous les reproches sont adressés.

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