Orgueil et Préjugés

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Orgueil et Préjugés (Pride and Prejudice) est un roman de Jane Austen paru en 1813. Voir aussi les citations issues de l’adaptation cinématographique de 1940 et celle de 2005.

Citations 1[modifier]

C’est une vérité reconnue, qu’un jeune homme qui a de la fortune doit chercher à se marier. On sait si bien cela dans toutes les familles, que sans s’informer des projets et de la façon de penser d’un gentilhomme qui arrive dans un canton, il est déjà regardé comme acquis à une des familles du voisinage.

  • (en) It is a truth universally acknowledged that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife.
    However little known the feelings or views of such a man may be on his first entering a neighbourhood, this truth is so well fixed in the minds of the surrounding families, that he is considered the rightful property of some one or other of their daughters.
  • Orgueil et Préjugé (1813), Jane Austen (trad. inconnu), éd. Bibliothèque Britannique - extraits, 1813, p. 373 (texte intégral sur Wikisource)


S’il est une idée généralement reçue, c’est qu’un homme fort riche doit penser à se marier. Quelque peu connues que soient ses habitudes et ses intentions, cette idée est si fortement gravée dans l’esprit de toutes les familles du pays dans lequel il se fixe, qu’il est à l’instant considéré comme la propriété légitime des jeunes personnes qui l’habite. Il ne s’agit plus que de savoir laquelle fixera son attention.


C’est une vérité presque incontestable qu'un jeune homme possesseur d'une grande fortune doit avoir besoin d'une épouse. Bien que les sentiments et les goûts d'un tel homme ne soient pas connus, aussitôt qu'il vient se fixer dans une province les familles du voisinage le regardent comme un bien qui doit dans peu appartenir à l'une ou l'autre de leurs filles.

  • Orgueil et Préjugé (1813), Jane Austen (trad. Moïse Perks (Éloïse Perks)), éd. Librairie commerciale et artistique, 1966 (ré-édition 1822), p. 7 (texte intégral sur Wikisource)


C’est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins qu'ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles.

  • Les Cinq Filles de Mrs Bennet (1813), Jane Austen (trad. V. Leconte et Ch. Pressoir), éd. Librairie Plon, 1932, p. 1 (texte intégral sur Wikisource)


Qui songe à en douter ? Un célibataire nanti d'une belle fortune doit être nécessairement à la recherche d'une femme.
C'est une conviction si répandue que, dès qu'on voit paraître un jeune homme pour la première fois dans une région, il n'est pas de familles des environs qui ne le considèrent, d'ores et déjà, comme la propriété de l'une ou l'autre de leurs filles.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Jean Privat), éd. Édition des loisirs, 1946, p. 5


C'est une vérité universellement admise qu'un célibataire qui a de la fortune ne peut se passer d'une femme. Si peu connus que puissent être ses sentiments ou ses vues, quand il s'installe dans une nouvelle résidence, cette vérité est si bien enracinée dans l'esprit des familles voisines, qu'il est immédiatement considéré comme la légitime propriété de l'une ou de l'autre de leurs filles

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. R. Shops et A.-V. Séverac), éd. Le Carrefour, 1946, p. 10


C'est une vérité universellement admise, qu'un riche célibataire en possession d'une fortune solide doit avoir besoin d'une femme.
Quelque peu connus que puissent être les sentiments ou les projets d'un tel homme lorsqu'il s'établit pour la première fois dans une région, cette vérité est tellement ancrée dans l'esprit des familles avoisinantes, qu'il est considéré comme la propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles.

  • Les (1813), Jane Austen (trad. Jules Castier), éd. Éditions Stock, 1947, p. 1


C'est une vérité universellement reconnue qu'un riche célibataire doit nécessairement éprouver le besoin de prendre femme.
Cette opinion est si bien ancrée dans tous les esprits que dès qu'il apparaît en quelque lieu habité et sans que nul ne se préoccupe de sa propre opinion en la matière, toutes les familles nanties d'héritières croient posséder à son égard un droit de propriété.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Germaine Lalande), éd. Fernand Hazan, 1948, p. 7


Il est universellement admis qu'un célibataire nanti d'une belle fortune a forcément besoin d'une épouse.
Si mal connus que soient les sentiments ou les opinions d'un tel homme, dès lors qu'il paraît dans une certaine société, cette vérité est si bien ancrée dans l'esprit des familles du voisinage qu'il est considéré comme propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles.

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. Jean-Paul Pichardie), éd. Gallimard la pleiade, 2000, p. 561


C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit être en quête d’une épouse.
Si secrets que puissent être les sentiments ou les visées d’un homme lorsqu’il s’installe quelque part, cette vérité est tellement ancrée dans l’esprit des familles des environs qu’elles voient en lui la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.

  • Orgueil et préjugés (1813), Jane Austen (trad. Sophie Chiari), éd. Le Livre de poche, 2011, p. 35


Citations 2[modifier]

Elle est tolérable, mais pas assez pour me tenter. Et je ne suis pas d'humeur pour le moment à donner de l'importance aux jeunes filles qui attirent l'attention des autres hommes. Vous feriez mieux de retourner à votre cavalière et de profiter de ses sourires, car, avec moi, vous perdez votre temps.

  • (en) "She is tolerable; but not handsome enough to tempt me; I am in no humour at present to give consequence to young ladies who are slighted by other men. You had better return to your partner and enjoy her smiles, for you are wasting your time with me."
  • M. Darcy à M. Bingley parlant de Mlle Elisabeth Bennet, chapitre 3. Dans cette traduction on peut remarquer le contresens flagrant par rapport à l'original et aux autres traductions ci-après.
  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Jean Privat), éd. Édition des loisirs, 1946, p. 13


« Elle est passable, mais pas assez belle pour me tenter, d'ailleurs je ne suis pas homme à prendre soin des délaissées ; mais vous perdez votre temps avec moi, vous feriez mieux d'aller jouir des sourires gracieux de votre dame. »

  • Orgueil et Préjugé (1813), Jane Austen (trad. Moïse Perks (Éloïse Perks)), éd. Librairie commerciale et artistique, 1966 (ré-édition 1822), p. 16


Elle est tolérable mais pas assez belle pour me tenter. Je ne suis pas d'humeur en ce moment de m'occuper des jeunes personnes dont les autres n'ont pas voulu. Vous feriez mieux de rejoindre votre danseuse et de goûter ses sourires car vous perdez votre temps avec moi.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Germaine Lalande), éd. Fernand Hazan, 1948, p. 17


Évidemment ! Elle est passable ; mais pas assez jolie pour me tenter, moi ; et je ne suis pas d'humeur à accorder de l'importance à celles que les autres dédaignent. Tu ferais mieux de retourner près de ta danseuse et de profiter de ses sourires, au lieu de perdre ton temps avec moi.

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. R. Shops et A.-V. Séverac), éd. Le Carrefour, 1946, p. 17


Pas mal ; mais pas assez belle pour me tenter ; en plus, aujourd'hui je ne suis pas d'humeur à accorder de l'importance à des jeunes filles que délaissent les autres hommes. Mieux vaut revenir auprès de ta partenaire et jouir de ses sourires, car tu perds ton temps avec moi.

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. Jean-Paul Pichardie), éd. Gallimard la pleiade, 2000, p. 568


Citations 3[modifier]

C'est tout à fait vrai, répondit Elisabeth, et je lui pardonnerais aisément son orgueil s'il n'avait pas mortifié le mien.

  • (en) That is very true," replied Elizabeth, "and I could easily forgive HIS pride, if he had not mortified MINE.
  • D'Elisabeth à miss Lucas en parlant de Darcy, chapitre 5
  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Jean Privat), éd. Édition des loisirs, 1946, p. 21


Cela est très vrai, répondit Élisabeth ; et je lui pardonnerais facilement sa fierté s'il n'eût blessé la mienne.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Moïse Perks (Éloïse Perks)), éd. Librairie commerciale et artistique, 1966 (ré-édition 1822), p. 25


C'est très juste, reconnut Lizzy, et je lui pardonnerais facilement son orgueil s'il ne m'avait blessée dans le mien.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Germaine Lalande), éd. Fernand Hazan, 1948, p. 23


C'est très vrai, dit Elisabeth, et je lui pardonnerais volontiers son orgueil s'il n'avait mortifié le mien.

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. R. Shops et A.-V. Séverac), éd. Le Carrefour, 1946, p. 23


Très juste, répondit Elisabeth, et il me serait facile de pardonner son orgueil s'il n'avait gravement blessé le mien.

  • Orgueil et Préventions (1813), Jane Austen (trad. Jean-Paul Pichardie), éd. Gallimard la pleiade, 2000, p. 575



Citations 4[modifier]

— Sa frêle santé, malheureusement, ne lui permet pas de vivre à Londres. C’est ainsi, comme je l’ai dit un jour à lady Catherine, que la cour d’Angleterre se trouve privée d’un de ses plus gracieux ornements. Lady Catherine a paru touchée de mes paroles. Vous devinez que je suis heureux de lui adresser de ces compliments toujours appréciés des dames chaque fois que l’occasion s’en présente. Ces petits riens plaisent à Sa Grâce et font partie des hommages que je considère comme mon devoir de lui rendre.

  • (en) Her indifferent state of health unhappily prevents her being in town; and by that means, as I told Lady Catherine one day, has deprived the British court of its brightest ornaments. Her ladyship seemed pleased with the idea; and you may imagine that I am happy on every occasion to offer those little delicate compliments which are always acceptable to ladies. I have more than once observed to Lady Catherine, that her charming daughter seemed born to be a duchess, and that the most elevated rank, instead of giving her consequence, would be adorned by her. These are the kind of little things which please her ladyship, and it is a sort of attention which I conceive myself peculiarly bound to pay.
  • De M. Collins, cousin et héritier du domaine de M. Bennet, parlant de la fille de lady Catherine de Bourgh, illustre le caractère du personnage.
  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. R. Shops et A.-V. Séverac), éd. Librairie Plon, 1932, p. 62


Sa mauvaise santé l'empêche malheureusement de pouvoir rester à Londres, et, comme je l'ai dit moi-même à lady Catherine, prive la cour de son plus bel ornement. Sa seigneurie parut goûter cette pensée, et vous pouvez concevoir quel plaisir c'est pour moi de lui payer ce tribut d'un encens délicat, toujours si agréable aux dames. J'ai souvent assuré lady Catherine que sa charmante fille semblait ne pouvoir manquer de devenir duchesse ; que le rang le plus élevé prendrait d'elle un nouvel éclat : voilà le langage qui plaît le plus à Sa Seigneurie, et l'hommage que je me fais un devoir de lui rendre.

  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Moïse Perks (Éloïse Perks)), éd. Librairie commerciale et artistique, 1966 (ré-édition 1822), p. 73


Elle est charmante ; tout en elle dénote une haute naissance malheureusement, elle est de santé précaire et ne peut résider en ville. J'ai déclaré un jour à Lady Catherine que cet état de choses privait la Cour britannique de son plus bel ornement car sa fille semblait être née pour être duchesse. Sa seigneurie n'est point insensible à ces petits compliments que je me flatte de présenter très adroitement.

  • cette citation montre que ce passage a été condensé par la traductrice avec le précédent et le suivant, le roman semble très raccourci sans qu'il soit fait mention d'une version abrégée.
  • Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Germaine Lalande), éd. Fernand Hazan, 1948, p. 52


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