Obscénité
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[modifier] Littérature
[modifier] Écrit intime
[modifier] Paul Klee, Journal, 1957
Beaucoup de paradoxes, Nietzsche dans l'air. Exaltation de soi et des impulsions. Impulsion sexuelle sans borne. Nouvelle éthique.
La force exige une expression de force. L'obscénité en tant qu'expression de l'abondance et de la fécondité.
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Journal (1957), Paul Klee, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1959 (ISBN 978-2-246-27913-6), Journal I, p. 34
[modifier] Prose poétique
[modifier] Robert Desnos, Pénalités de l'enfer, 1922
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
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« Pénalités de l'enfer », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 4, Septembre 1922, p. 10
[modifier] Francis Picabia, Samedi soir, 16 septembre, 1922
Photographies des réceptions royales, obscénités originales, l'hygiène du dernier gâteux ne me donne aucune expérience. Je creuse un fortifiant, voilà l'événement où rebondissent mes articulations, mais il faut se résigner.
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« Samedi soir, 16 septembre 1922 », Francis Picabia, Littérature Nouvelle Série, nº 6, Novembre 1922, p. 24
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
Et de même, la bouteille, n’est-ce pas la femme érigée toute droite au moment du spasme, et le rêveur insensible dans le vent et le téton pour la bouche de l’amant et le phallus. Et le porte-plume aussi, obscène et symbolique dans la main du poète, et le chapeau fendu comme un sexe ou rond comme une croupe. Toutes ces images opèrent un nivellement dans l’esprit. Tous ces éléments comparables à un même accessoire ne sont-ils pas égaux ?
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), VI. Pamphlet contre la mort, p. 64