New York

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New York est une ville de 8 millions d'habitants (19 millions pour l'agglomération), située au nord-est des États-Unis.

Citations[modifier]

[S]i Juliette aimait New York, New York n’aimait pas Juliette. Aucun de ses espoirs, aucun de ses rêves ne s’était jamais réalisé dans cette ville. [...] Son horizon semblait bouché mais elle ne s’était pas découragée pour autant. Prenant le taureau par les cornes, elle avait fait le grand saut vers les États-Unis. Des rêves de Broadway dans la tête, elle avait débarqué, pleine d’espoir, dans la Grande Pomme avec un statut de jeune fille au pair. Ne disait-on pas que celui qui avait réussi à New York pouvait réussir n’importe où ?


Un mot célèbre dit : « les Juifs possèdent New York, les Irlandais l’administrent et les Nègres en jouissent ».

  • New York, Paul Morand, éd. Flammarion, 1930, p. 273


[...] Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l’œuvre des maçons. En bas, c’est l’ombre où a lieu n’importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C’est l’acier brillant qui se balance au-dessus de l’ombre qui fait ça. Quand je regarde les rubans d’herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte [...]

  • Jazz (1992), Toni Morrison (trad. Pierre Alien), éd. Christian Bourgeois, 1993, p. 15


Lorsqu’elle les croisait au café ou dans la rue, Juliette regardait les New-Yorkaises avec curiosité et jalousie. Comment lutter contre ces femmes à la silhouette longiligne et élancée, vêtues comme dans les magazines de mode et qui connaissait toutes les règles et tous les codes ?
Elles sont tout ce que je ne suis pas, pensa-t-elle, brillantes, sportives, sûres d’elles-mêmes... Elles savent parler avec assurance, se mettre en valeur, mener le jeu...
Et surtout, elles étaient financially secure, autrement dit, elles avaient un bon emploi et les revenus qui allaient avec.

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 33


– Cette ville est très dure [...].
– C’est vrai [...]. Chacun court dans son coin sans s’occuper du voisin. Les gens sont écrasés les uns contre les autres et pourtant si seuls.
– C’est ainsi [...]. Le monde est comme il est et non tel que nous aimerions qu’il soit : un monde juste où les bonnes choses arrivent aux bonnes gens...

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 35


Avec sa ténacité et sa force de travail, Colleen finirait par devenir associée. Elle gagnerait beaucoup d’argent, s’habillerait chez DKNY et traiterait ses dossiers dans l’atmosphère feutrée d’un confortable bureau d’une tour de verre. Elle serait ce qu’elle avait toujours espéré : l’une de ces executive women speedées et inaccessibles qu’elle croisait le matin sur Park Avenue.

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 43


Harlem[modifier]

Harlem est un quartier de New York, situé au nord de l’île de Manhattan. Les Afro-américains y sont majoritaires.

[...] C’était un samedi, au crépuscule, sur la 125e Rue. Il venait de traverser la Septième Avenue et se dirigeait vers Lennox et le métro. Comme toujours le samedi, la rue était pleine de gens et d’une agitation bon enfant. Qui du moins avait un son bon enfant sauf si on avait une raison quelconque de tendre une oreille attentive. Il y avait des magasins de tous les côtés, et des bars, et la musique venait de partout. Des enfants semblaient occuper la rue à toute heure — courant, on l’espérait, vers une fessée, ou la fuyant. Des matrones s’y propulsaient avec une impassible autorité, examinant rarement les étalages, fonçant droit sur l’objet de leur achat ; leur attitude indiquait qu’elles n’achèteraient rien ici si elles l’avaient pu. [...]

  • Harlem Quartet, James Baldwin (trad. Christiane Besse), éd. Stock, coll. Bibliothèque cosmopolite, 2003, p. 279, livre III


[...] L'armistice avait huit ans l’hiver où Violette a dérangé les funérailles, et les anciens combattants de la Septième Avenue portent encore leurs capotes militaires, parce que rien de ce qu'ils peuvent se payer n'est aussi solide ou ne cache aussi bien ce dont ils s'étaient vantés en 1919. Huit ans plus tard, la veille des frasques de Violette, quand la neige arrive, elle reste là où elle tombe sur Lennox et aussi Park Avenue, et attend que les carrioles à chevaux la tassent en livrant du charbon aux chaudières qui refroidissent dans les caves. Dans ces gros immeubles de cinq étages et les étroites maisons en bois qui les séparent, les gens frappent aux portes pour savoir ce dont on a besoin ou qu'on peut donner [...].

  • Jazz (1992), Toni Morrison (trad. Pierre Alien), éd. Christian Bourgeois, 1993, p. 18


[...] Ça fait mal de respirer quand il fait aussi froid, mais malgré tous les problèmes d’être coincés par l’hiver dans la ville, ils le supportent parce que tout vaut d’être sur l’Avenue Lenox à l’abri des sales Blancs et des trucs qu'ils inventent ; là où les trottoirs, couverts de neige ou non, sont plus larges que les grandes rues des villes où ils sont nés et où des gens parfaitement ordinaires peuvent attendre à l'arrêt, monter dans le tramway, donner une pièce au conducteur et aller partout où ils veulent, même si on n'a pas envie d'aller si loin parce que tout ce qu'on veut est sur place : l'église, la boutique, la fête, les femmes, les hommes, la boîte à lettres (mais pas de lycée), le marchand de meubles, le vendeur de journaux ambulant, les bistrots clandestins (mais pas de banque), les instituts de beauté, les coiffeurs, les bars à juke-box, les voitures à glace, les chiffonniers, les salles de billard, les marchés couverts, les vendeurs de la loterie, et tous les clubs, organisations, syndicats, sociétés, fraternités, sororités ou associations imaginables. Les ornières de ces services, bien sûr, sont usées et des pistes sont lissées par les membres d'un groupe dans le territoire d'un autre où on croit qu'il y a quelque chose de curieux ou d'excitant. Un truc brillant, crépitant, effrayant. Là où on peut faire sauter le bouchon et porter la bouche glacée du verre à la sienne. Où on peut trouver le danger ou le devenir ; où on peut se battre jusqu’à tomber et sourire au couteau quand il vous rate ou non. Juste voir ça, c’est merveilleux. Et c’est tout aussi merveilleux de savoir que dans son propre immeuble il y a des listes faites par les épouses pour envoyer le mari au marché couvert, que des draps impossibles à étendre sous la neige sont tendus dans les cuisines comme les rideaux dans un sketch de patronage sur l’Abyssinie. [...]

  • Jazz (1992), Toni Morrison (trad. Pierre Alien), éd. Christian Bourgeois, 1993, p. 18-19


Manhattan[modifier]

Les orgueilleux vaisseaux noirs de Manhattan, certains remplis d’immigrants, d’autres ayant passé l’isthme avec leurs cargaisons d’or

  • (en) The proud black ships of Manhattan arriving, some filled with immigrants, some from the isthmus with cargoes of gold,


En quelques heures, Manhattan s’était transformée en station de ski géante. La neige donnait aux rues de la métropole des airs de ville fantôme et rendait la circulation très périlleuse. D’épaisses congères s’étaient formées sur les trottoirs et aux carrefours. Les rues, d’habitude bruyantes et encombrées, n’étaient plus empruntées que par des 4 x 4, quelques taxis jaunes et de rares passants chaussés de skis de fond.

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 17


Dans la rue, Manhattan avait retrouvé sa frénésie habituelle. La ville était de nouveau grouillante, stressante. Juste devant le café, le bruit d’un engin de déblayage se mélangeait au bourdonnement de la circulation. Juliette attrapa ses lunettes, scruta l’avenue vers le nord puis vers downtown.

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 37


Ne me dites pas que, parmi les millions de personnes de Manhattan, il n’y a pas quelqu’un que vous puissiez aimer autant que votre femme.

  • Sauve-moi, Guillaume Musso, éd. Pocket, 2005, p. 39


Washington Square[modifier]

En face d’elles s’étendait le Square, couvert d’une végétation abondante et sans prétention, entourée d’une clôture en bois, qui accentuait son apparence champêtre et accueillante ; passé l’angle, on débouchait sur la majestueuse Fifth Avenue ; elle s’ouvrait à la même hauteur que Washington Square avec une ampleur et une assurance qui déjà la désignaient à de hautes destinées. J’ignore si cela tient à la douceur des souvenirs d’enfance, mais bien des gens trouvent ce quartier de New York particulièrement délicieux. Il bénéficie d’une sorte de sérénité foncière dont sont dénués la plupart des autres quartiers de la longue ville tapageuse ; son apparence est plus évoluée, plus riche et plus honorable que celle des secteurs plus éloignés de la grande artère longitudinale, et son ambiance semble chargée des échos d’une histoire sociale.


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