Nénuphar
Le nénuphar ou nénufar est un nom vernaculaire ambigu en français. C'est une plante aquatique, dicotylédone, de la famille des Nymphéacées à rhizome, aux feuilles arrondies flottantes, aux fleurs solitaires blanches, jaunes, violacées ou rougeâtres, se développant à la surface des eaux calmes dans les pays chauds et tempérés.
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[modifier] Littérature
[modifier] Biographie
[modifier] Claire Julliard, Boris Vian, 2007
Le nénuphar qui croît dans les poumons de Chloé confère au roman une tonalité mélancolique et fantastique à la fois. La découverte de la fleur blanche, virginale, symbole de la féminité offerte, reste une énigme.
- La biographe Claire Julliard concernant un roman de Boris Vian — à savoir L'Écume des jours.
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Boris Vian (2007), Claire Julliard, éd. Folio, coll. Biographies, 2007 (ISBN 978-2-07-031963-3), L'écume et la Nausée, p. 108
[modifier] Prose poétique
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
La nuit s’en va abandonnant sur le lit individuel un bouquet de nénuphars. Au matin, le gardien voit le bouquet. Il questionne le fou qui ne répond pas et dès lors, aux bras de la camisole de force, le malheureux ne sortira plus de sa cellule.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), V. La baie de la faim, p. 55
[modifier] Roman
[modifier] Dominique Fernandez, Porporino ou les mystères de Naples, 1974
Lorsque, vers la vasque d'une fontaine, il penchait son drôle de visage mou, ce ne pouvait être, assurément, dans le souci mesquin d'examiner sa figure, à la surface du bassin recouvert par les nénuphars. Il contemplait l'imperceptible balancement des feuilles pourrissantes, hypnotisé par cette frange de matière végétale en train de se défaire dans le bain aquatique.
Un tel lieu n'existe qu'à Naples, mais peut-on dire qu'il existe ? Naples, ville de pierres et de pavés, sans arbres et sans jardins publics, dédale de ruelles étouffantes, avec ces jardins immenses où personne ne va, ceinturés de murailles, clôturés, barricadés contre l'oeil visiteur, surabondants de verdure inutile, Naples existe-t-elle, ou n'est-ce qu'une chimère née dans la tête d'un cinglé ?
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Porporino ou les mystères de Naples (1974), Dominique Fernandez, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1974 (ISBN 978-2-246-01243-6), partie II « Les pauvres de Jésus-Christ », Le secret des perruques grises, p. 265