Merveilleuse
La merveilleuse est rattachée à un courant de mode de la France du Directoire que singularisent ses extravagances et un caractère dissipé, en réponse à la sombre tristesse répandue par la Terreur.
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[modifier] Littérature
[modifier] Prose poétique
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
La voici, tempête conventionnelle sous des nuages immobiles. La voici, femme virile coiffée du bonnet phrygien, aux tribunes de la Convention et à la terrasse des Feuillants. Mais déjà femme est-ce encore elle cette merveilleuse, encore ce mot prédestiné dans l’olympe de mes nuits, femme flexible et séduite et déjà l’amour ? L’amour avec ses seins rudes et sa gorge froide. L’amour avec ses bras emprisonneurs, l’amour avec ses veillées mouvementées, à deux, sur un lit tendu de dentelles.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), VI. Pamphlet contre la mort, p. 62
[modifier] Roman
[modifier] Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, 1936
J'étais un rentier d'Esthétique. J'en avais mangé de la fesse et de la merveilleuse... je dois le confesser de la vraie lumière. J'avais bouffé de l'infini.
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Mort à crédit, Louis-Ferdinand Céline, éd. Gallimard Folio, 1952 (ISBN 2070376923), p. 21 (voir la fiche de référence de l'œuvre)