Maurice Merleau-Ponty

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Maurice Merleau-Ponty, né en 1908 et mort en 1961, philosophe français, fut professeur à la Sorbonne puis au Collège de France. Ses travaux s’inscrivent dans le courant du mouvement phénoménologique.

[modifier] Éloge de la philosophie, 1953

Celui qui est témoin de sa propre recherche, c’est-à-dire de son désordre intérieur, ne peut guère se sentir l’héritier des hommes accomplis dont il voit les noms sur ces murs. Si, de plus, il est philosophe, c’est-à-dire s’il sait qu’il ne sait rien, comment se croirait-il fondé à prendre place à cette chaire, et comment a-t-il pu même le souhaiter ?

  • Éloge de la philosophie et autres essais (1953), Maurice Merleau-Ponty, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1996 (ISBN 2-07-032510-5), p. 13


Le philosophe se reconnaît à ce qu’il a inséparablement le goût de l’évidence et le sens de l’ambiguïté.

  • Éloge de la philosophie et autres essais (1953), Maurice Merleau-Ponty, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1996 (ISBN 2-07-032510-5), p. 14


Si philosopher est découvrir le sens premier de l’être, on ne philosophe donc pas en quittant la situation humaine : il faut, au contraire, s’y enfoncer. Le savoir absolu du philosophe est la perception.

  • Éloge de la philosophie et autres essais (1953), Maurice Merleau-Ponty, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1996 (ISBN 2-07-032510-5), p. 23


Philosopher, c’est chercher, c’est impliquer qu’il y a des choses à voir et à dire. Or, aujourd’hui, on ne cherche guère. On « revient » à l’une ou l’autre des traditions, on la « défend ».

  • Éloge de la philosophie et autres essais (1953), Maurice Merleau-Ponty, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1996 (ISBN 2-07-032510-5), p. 45


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