Métis

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La notion de métis (du mot latin *mixtīcius, < mixtus qui signifie mélangé/mêlé) désigne le mélange de deux éléments distincts. À partir du XIIIe siècle, il désigne le croisement de deux espèces animales ou végétales différentes (un mestis). En 1615 le mot « métice », emprunté au portugais, désigne alors une personne née de parents appartenant à des populations présentant des différences phénotypiques importantes (comme la pigmentation de la peau). Ce terme fut notamment utilisé pour désigner les nombreux descendants de parents européens et « indigènes » issus de la colonisation.

Sommaire

[modifier] Jean-Claude Barreau

Jamais le peuple français n'a été plus réel. Et pourtant il a génétiquement beaucoup changé [...], l'immigration a considérablement métissé les ethnies françaises originelles. [...] Le plus inattendu, c'est que l'intégration des nouveaux arrivants finit pas se faire quand même. La France, ce pays politique, est aussi un creuset puissant, un dissolvant efficace qui efface avec sa laïcité les différences trop marquées.


[modifier] Napoléon Bonaparte

L'Asie et l'Afrique sont habitées par plusieurs couleurs d'hommes, la polygamie est le seul moyen efficace de les confondre pour que le blanc ne persécute pas le noir, ou le noir, le blanc. La polygamie les fait naître d'une même mère ou d'un même père. Le noir et le blanc étant frères, sont assis et se voient à la même table. Aussi en Orient, aucune couleur n'affecte la supériorité sur l'autre. Lorsqu'on voudra, dans nos colonies, donner la liberté aux noirs, et détruire les préjugés des couleurs, le législateur autorisera la polygamie.

  • Campagnes d'Egypte et de Syrie 1798-1799 (dictées par lui-même à Saint-Hélène au gén. Bertrand), Napoléon Bonaparte, éd. Comon et cie, 1847, t. 1, Affaires religieuses, p. 233


[modifier] Fernand Braudel

[Q]ui pourrait, en France, parler de « race » ? Les Maghrébins sont de race blanche et notre Midi a sa pinte de sang sarrasin, espagnol, andalou. [...] Tant d'« immigrés », depuis si longtemps, depuis notre Préhistoire jusqu'à l'histoire très récente, ont réussi à faire naufrage sans trop de bruit dans la masse française que l'on pourrait dire, en s'amusant, que tous les Français, si le regard se reporte aux siècles et aux millénaires qui ont précédé notre temps, sont fils d'immigrés. Très diverse, la France ne peut-elle courir le risque de le devenir, biologiquement, davantage encore ?

  • L'identité de la France - Les Hommes et les Choses (1986), Fernand Braudel, éd. Flammarion, 1990, p. 215


[modifier] Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau

Le mélange, la fusion des races dans de justes proportions, me semble le plus grand élément de civilisation et de progrès.

  • (fr) Le mélange, la fusion des races dans de justes proportions, me semble le plus grand élément de civilisation et de progrès. [...] Les trois grandes races [blanche, noire, jaune] se sont d'abord formées et propagées isolément ; quel a été le résultat de cet état de choses? Chacune d'elles était primitivement incomplète et obéissait à des instincts exclusifs. Dans l'une comme dans l'autre, les qualités développées sans contrôle, et par suite exagérées, tournaient aisément en défauts ; les défauts devenaient des vices ; rien de nouveau ne surgissait en elles. Par les croisements elles se sont complétées; les exagérations se sont atténuées ; des qualités nouvelles, qui jusque-là sommeillaient à l'état de germes, se sont fait jour. Dans l'immense majorité des cas, dans tous, devrais-je dire, en ne prenant que les faits généraux, pour la race blanche aussi bien que pour les autres, les croisements ont donc été une chose bonne et utile. [...] le mélange dans des proportions convenables a été le plus puissant moyen de perfectionnement.
  • « Sur l'ouvrage de M. De Gobineau : Essai sur l'inégalité des races humaines » (1857), dans Bulletin de la Société de géographie, Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, éd. Delagrave, 1857, t. 13, p. 206, 210


[modifier] Luigi Luca Cavalli-Sforza

Non seulement on ne connait à ce jour aucun inconvénient biologique aux mariages interraciaux, mais les descendants d'individus d'origine différente, ou même de races profondément différentes, semblent être plus robustes


Les hybrides entre races véritables chez les plantes ou les animaux font généralement preuve de « vigueur des hybrides ». Les différences génétiques entre des hommes de continents différents sont très réduites, mais peut-être la vigueur des hybrides existe-t-elle aussi chez l'homme, dans des croisements entre individus appartenant aux groupes les plus divers.

  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 75


Le monde entier est en train de devenir une seule population, et cet aspect de la globalisation ne peut être que bénéfique sur le plan génétique.

  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. La nature humaine et l'anthropologie, p. 90


[modifier] Louis-Ferdinand Céline

D'abord la France n'est pas une race. C'est un pays, une nation. A l'heure actuelle, il y a moins de Français que sous Louis XIV. Quatorze millions au plus sur quarante millions. Le reste, c'est du métis. C'est de l'italote, de l'espagnote, du germinote, etc. Les genres sont tellement mêlés qu'on pourrait retrouver à la rigueur une chose qui ressemblerait à une ethnie au nord de la Loire et encore...

  • Réponse de Céline à une enquête de Paris-Midi en 1943 sur le thème « La race française court-elle à son déclin »
  • Une inconnue des sciences sociales: la Fondation Alexis Carrel, 1941-1945, Alain Drouard, éd. MSH, 1992, p. 134


[modifier] Dimitri

Le métissage. Ce n'est pas une progression mais un recul. Les hommes se sont toujours foutu sur la gueule et ce n'est pas via le métissage que cela s'arrangera, bien au contraire.

  • « Rencontre avec docteur Sajer et mister Dimitri », Dimitri, propos recueillis par Eugène Krampon et Pierre Gillieth, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 32, été 2009, p. 46


[modifier] Encyclopædia Universalis

On retrouve dans une population métissée - humaine ou animale - les mêmes gènes que dans les deux populations parentes, mais avec des fréquences caractéristiques intermédiaires qui sont directement proportionnelles à l'importance de l'apport de chaque groupe parent. Le stock génétique d'un métis est donc plus riche que celui de chacun des groupes dont il est issu. Cette situation peut paraître hautement avantageuse dans les conditions du monde moderne pour autant que, doté désormais de moyens technologiques d'une exceptionnelle puissance, l'homme bouleverse constamment son environnement et doit donc à chaque instant, s'y réadapter. Dans un environnement incessamment modifié, tel gène jusque-là défavorable ou indifférent peut brusquement s'avérer favorable. La plus grande variété de gènes que provoque le métissage, autrement dit un certain polymorphisme génétique, garantit donc, chez les individus qui en bénéficient, des possibilités d'adaptation elles aussi plus variées par rapport aux sujets d'une origine moins composite. On s'est plu à dire que l'hybridation assure aux hommes une réserve inépuisable de variétés de types génétiques et produit, par conséquent et en quelque sorte, un plus grand nombre d'individus « préadaptés » à de multiples situations d'environnement, donc susceptibles d'assurer à l'humanité de meilleures chances de survie.


[modifier] Guillaume Faye

Le métissage, quant à lui, se porte bien [..]. On estime que 30% des enfants qui naissent en France aujourd'hui ont un ascendant étranger de première ou deuxième génération, la plupart du temps d'origine afro-asiatique. 11,25% des mariages officiels sont mixtes, sans compter les unions concubines qui passent à travers les statistiques. La grande majorité des métissages [...] concerne des couples où la femme est européenne. [...] Sur 780 000 naissances annuelles en France, un des chiffres les plus bas de notre histoire, 250 000 naissances sont le fait de femmes maghrébines, africaines ou asiatiques, ou bien de couples mixtes. [...] Aujourd'hui, 8% des adultes sont d'origine extra-européenne, 20% des collégiens, en majorité Afro-maghrébins, et 34% des enfants de moins de cinq ans.

  • La colonisation de l'Europe (2000), Guillaume Faye, éd. Æncre, 2000, p. 11


[modifier] Jacques Le Goff

La « pureté ethnique » [...] est, en général, stérile et limitée dans ses aptitude. Les peuples issus de mélanges sont au contraire en général plus riches et plus féconds du point de vue de la civilisation et des institutions. Le croisement des hommes est une source de progrès.

  • L'europe expliquée aux jeunes, Jacques Le Goff, éd. Seuil, 2007, p. 47


[modifier] Bertrand Jordan

La recherche des origines par analyse ADN repose [...] sur des bases solides, et peut aider à comprendre notre histoire collective tout comme la place de chacun d'entre nous au sein de l'humanité. Elle bat en brèche la notion de race pure en montrant à quel point nous sommes tous des « métis ».

  • L'humanité au pluriel, la génétique et la question des races, Bertrand Jordan, éd. Seuil, 2008, chap. 9-Le « Business » des races, p. 138


[modifier] Henri Marchand

Du point de vue purement physique d’abord, il est indéniable que le croisement franco-arabe ou franco-berbère aboutit à des types remarquables [...]. Le métissage des sangs maure et français donne des mâles aux traits énergiques, aux chevelures et aux yeux bruns, aux musculatures souples et puissantes ; les femmes ont des cheveux de jais, ces grands yeux de velours frangés de longs cils, cette carnation ambrée et chaude, ces lèvres charnues sans exagération, cette dentition éblouissante qui font les délices des peintres et des amants. [...] Du point de vue intellectuel les métis sont égaux ou parfois supérieurs aux Européens.

  • Le Mariage mixte franco-musulman, Henri Marchand, éd. Librairie Ferraris, 1956, p. 20


[modifier] René Martial

Il est certain que, de nos jours, on peut encore trouver en France des descendants des Sarrasins, notamment dans toute la région du sud de la Loire, dans les monts d'Auvergne, en Guyenne, en Languedoc et en Provence, voire même en Bourgogne. Th. Ribaud, Lagneau, Longnon rappellent que des Sarrasins auraient laissé une descendance dans la région comprise entre Mâcon et Tournus. [...] Mais, un fait qui est plus intéressant parce qu'il est contemporain, c'est le métissage qui se produit actuellement, discrètement, lentement, mais en augmentant chaque jour, entre Arabes et Français, et réciproquement. La religion, la civilisation, les coutumes, le genre de vie, la mentalité méditative, les qualités hospitalières, l'esprit de tolérance des Arabes exercent un grande attraction sur le Français. Surtout sur le Français cultivé.

  • Ouvrage couronné par l'Académie française[1]
  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 101-102


Si les Arabes avaient vaincu Charles Martel, ils se seraient peut être aussi bien assimilés sur le sol français que les Celtes sur le sol ligure. Leur séjour prolongé en Espagne en donne la preuve, de même les vestiges qu'ils ont laissés montrent à quel point leur civilisation dépassait la nôtre, à l'époque. Mais il y a mieux et plus. C'est l'état du métissage franco-arabe à Paris même et sous nos yeux. On ne sait pas qu’il y avait déjà, en 1924, au moins 400 Arabes de l’Afrique du Nord : médecins, avocats, ingénieurs, professeurs, etc. vivant à Paris, mariés à des Françaises [...] que nous fréquentons sans les connaître, tellement l’assimilation est totale, et elle a été aussi rapide que complète.[...] La France, puissance musulmane, connaîtra de plus en plus de ces métissages.

  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 103


[N]ous avons, de l'aveu de tous, une parenté ethnique assez étroite avec les Berbères, et, de par ailleurs, les éléments de la psychologie arabe de la civilisation arabe qui nous ont pénétré au cours de l'histoire montrent que [...] le métissage était de bonne qualité. Voir en Auvergne, en Limousin, dans le Quercy, le Languedoc, la Provence, l'excellente qualité des descendants de métis au double point de vue intellectuel et physique. Le groupement sanguin, dans le cas des Berbères confirme la parenté et rend le métissage souhaitable. Des éléments de renforcement de la population française pourraient donc être choisi parmi les Berbères.

  • La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 311


[modifier] Jean-Marie Le Pen

A titre individuel, c'est une liberté qu'ont les hommes, que je ne condamne pas. Mais je ne suis pas pour une politique de métissage. Je ne suis pas pour en faire une pratique généralisée à encourager. C'est un choix personnel qu'assument, avec les risques que cela comporte, les gens qui sont portés à le faire.

  • À une question d'un journaliste lui demandant ce qu'il pense du métissage.
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 32


Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » […] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions?

  • Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale
  • Jean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.


[modifier] Charles Seignobos

Les Français sont un peuple de métis ; il n'existe ni une race française, ni un type français.

  • Histoire sincère de la nation française (1937), Charles Seignobos, éd. Presses Universitaires de France, 1946, p. 18


[modifier] André Siegfried

Il n'ya pas de race française [...] à la vérité nous sommes une race de métis, c'est-à-dire qu'il ya très peu de Français qui soient d'une origine ethnique absolument pure.

  • Aspects de la société française (1954), André Siegfried, éd. Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, 1954, p. 9


[modifier] Georges Vacher de Lapouge

Il y a dans la France continentale [en 1926] environ vingt millions de Français bien purs d'origine, à peu près dix millions de Français mélangés, contaminés par des infiltrations anciennes provenant de pays voisins, par des importations d'esclaves faits sur les musulmans, et même par des nègres introduits en grand nombre pendant les trois derniers siècles dans les provinces de l'Ouest, enfin près de dix millions de métèques arrivés d'hier ou depuis un siècle au plus, les uns naturalisés souvent par l'autorité de la loi et presque de force, les autres restant étrangers, les uns mariés à des françaises ou même fils de françaises, les autres mariés à des étrangères.


[modifier] Etudes génétiques

Nous avons analysé les haplotypes du chromosome Y [...] de 1140 males de la péninsule ibérique et des îles Baléares. L'analyse du métissage [...] indique une forte poportion moyenne d'ascendance Nord-Africaine (10.6%) et juive sépharade (19,8 %) [...]. La moyenne de métissage nord-africain est de 10.6% avec une variation géographique large, allant de zéro en Gascogne à 21.7% en Castille du Nord-Ouest. [...] Certaines études portant sur l'ADN mitochondrial mettent en évidence la présence de l'haplogroupe U6, caractéristique d'Afrique du Nord, dans la Péninsule Ibérique. Bien que la fréquence globale absolue de U6 soit faible (2.4%), cela démontre une possible proportion actuelle d'ascendance nord-africaine de 8% -9%, U6 n'étant pas une lignée très fréquente en Afrique du Nord elle-même. [...] Cela pourrait suggérer que le métissage initial a impliqué des migrations d'un nombre sensiblement égal d'hommes et de femmes. [...] Les migrations en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord au cours des deux derniers millénaires, suivie d'introgression entraînée par la conversion religieuse et les mariages mixtes, semblent susceptibles d'avoir contribué de manière importante à l'ascendance paternelle des populations modernes de l'Espagne, du Portugal et des îles Baléares.

  • (en) We analyzed Y chromosome haplotypes [...] in 1140 males from the Iberian Peninsula and Balearic Islands. Admixture analysis [...] indicates a high mean proportion of ancestry from North African (10.6%) and Sephardic Jewish (19.8%) sources [...]. Mean North African admixture is 10.6%, with wide geographical variation, ranging from zero in Gascony to 21.7% in Northwest Castile. [...] Some mtDNA studies find evidence of the characteristic North African haplogroup U6 within the Iberian Peninsula. Although the overall absolute frequency of U6 is low (2.4%), this signals a possible current North African ancestry proportion of 8%–9%, because U6 is not a common lineage in North Africa itself. [...] This might suggest that initial admixture involved movement of approximately equal numbers of males and females. [...] Immigration events from the Middle East and North Africa over the last two millennia, followed by introgression driven by religious conversion and intermarriage, seem likely to have contributed a substantial proportion of the patrilineal ancestry of modern populations of Spain, Portugal, and the Balearic Islands..
  • (en)« Genetic Legacy of Religious Diversity and Intolerance: Paternal Lineages of Christians, Jews, and Muslims in the Iberian Peninsula », Adams et al. (trad. Wikiquote), The American Journal of Human Genetics, vol. 83 nº 6, 12 décembre 2008, p. 725 (lire en ligne)


Les Français du Sud de la France sont plus ou moins isolés des autres populations de l'Europe de l'Ouest. Ils sont dans une position intermédiaire entre les Nord-Africains (Algériens d'Alger et d'Oran; Tunisiens) et les populations de l'Europe de l'Ouest (France, Espagne et Portugal) (...) Ces résultats ne peuvent pas être attribués à des événements récents en raison de la connaissance de l'origine des grands-parents dans notre échantillon (...) Cette étude révèle que la population française de Marseille est génétiquement liée aux Européens du Sud-Ouest et aux Nord-Africains, qui sont proches géographiquement. Un flux de gènes important a donc probablement eu lieu entre les populations des ces régions voisines.

  • (en) The southern French people are more or less isolated from the other western European populations. They are in an intermediate position between the North Africans (Algerians from Algiers and Oran; Tunisians) and the western Europeans populations (France, Spain, and Portugal) (...) These results cannot be attributed to recent events because of the knowledge of the grandparents’ origin in our sample (...) This study reveals that the southern French population from Marseilles is related genetically to the southwestern Europeans and North Africans, who are geographically close. A substantial gene flow has thus probably been present among the populations of these neighboring areas.
  • (en)« HLA-DRB1 and DQB1 Polymorphisms in Southern France and Genetic Relationships with Other Mediterranean Populations », M. Gibert, D. Reviron, P. Mercier, J. Chiaroni, and Gilles Boëtsch (trad. Wikiquote), Human Immunology, vol. 61 nº 9, 1er septembre 2000, p. 930-936 (lire en ligne)


[modifier] Notes

  1. Alain Drouard, Une inconnue des sciences sociales: la Fondation Alexis Carrel, 1941-1945 , Editions MSH, 1992, p.477

[modifier] Voir aussi

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