Les Faux-monnayeurs

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Les Faux-monnayeurs est le titre d'un roman écrit par André Gide, publié en 1925 dans la Nouvelle Revue française (NRF). L'auteur dira de cette œuvre que c'est le seul roman qu'il ait jamais écrit.

Sommaire

[modifier] Citations

[modifier] Partie I : Paris

Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie I (« Paris »), chap. 1, p. 13


Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie I (« Paris »), chap. 2, p. 19


Que sert d'interdire ce que l'on ne peut pas empêcher ?

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie I (« Paris »), chap. 2, p. 21


Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire. Et, s'il suffit d'imaginer qu'on aime, pour aimer, ainsi suffit-il de se dire qu'on imagine aimer, quand on aime, pour aussitôt aimer un peu moins, et même pour se détacher un peu de ce qu'on aime - ou en détacher quelques cristaux.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie I (« Paris »), chap. 8, p. 76


L'important n'est pas tant d'être franc que de permettre à l'autre de l'être.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie I (« Paris »), chap. 12, p. 99


[modifier] Partie II : Saas-Fée

[L]es passions mènent l'homme, non les idées.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-040082-4), partie II (« Saas-Fée »), chap. 3, p. 187


Ce n'est pas d'un bon naturaliste qu'on peut faire un bon romancier.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-040082-4), partie II (« Saas-Fée »), chap. 4, p. 208


On veut donner le change, et l'on s'occupe tant de paraître, qu'on finit par ne plus savoir qui l'on est…

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-040082-4), partie II (« Saas-Fée »), chap. 4, p. 232


[modifier] Partie III : Paris

Je crois que c'est le propre de l'amour, de ne pouvoir demeurer le même ; d'être forcé de croître, sous peine de diminuer ; et que c'est là ce qui le distingue de l'amitié.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie III (« Paris »), chap. 10, p. 264


Au fond, je me demande quel pourrait être l'état d'une femme qui ne serait pas résignée ? J'entends : d'une “ honnête femme ”… Comme si ce que l'on appelle “ honnêteté ”, chez les femmes, n'impliquait pas toujours de la résignation !

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie III (« Paris »), chap. 10, p. 309


C'est l'amélioration de la race, à laquelle il faut travailler. Mais toute sélection implique la suppression des malvenus, et c'est ce à quoi notre chrétienne de société ne saurait se résoudre.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-040082-4), partie III (« Paris »), chap. 18, p. 374


La cruauté, c'est le premier des attributs de Dieu.

  • Les Faux-monnayeurs, André Gide, éd. Gallimard, coll. Folio Plus, 1925 (ISBN 2-07-036879-3), partie III (« Paris »), chap. 18, p. 378


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