Le Trône de fer

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Le Trône de fer est une série de romans de fantasy de George R. R. Martin, dont l'écriture et la parution sont en cours. Martin a commencé à l'écrire en 1991 et le premier volume est paru en 1996. Prévue à l'origine comme une trilogie, la série compte désormais cinq volumes publiés et deux autres sont attendus.

Citations des personnages[modifier]

Petyr « Littlefinger » Baelish[modifier]

Vous portez votre honneur comme on porte une armure, Stark. Vous vous figurez à l'abri, dedans, alors qu'il ne sert qu'à vous alourdir et à rendre pénible chacun de vos gestes.

  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 174


Le roi est en train de chasser le lièvre à l'arbalète. Et les lièvres sont en train de gagner.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 331


Un sac de dragons peut acheter le silence d'un homme pour quelque temps, mais c'est pour toujours que l'achète un carreau bien placé.

  • Tome 8 - Les Noces Pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 438


Il fallait que ce soit le bois sacré. Aucun autre endroit du Donjon Rouge n'est à l'abri des petits oiseaux de l'eunuque... - de ses petits rats, plutôt, comme je préfère les appeler. Il y a des arbres dans le bois sacré, au lieu de murs. Le ciel, au lieu de plafond. Des racines et de la terre et des cailloux, au lieu de je ne sais quel dallage ou plancher. Les rats n'y ont pas d'endroit où grouiller. Il leur faut des planques, aux rats, sans quoi la première épée venue risque de les embrocher.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 439


Arrangez-vous toujours pour embrouiller vos adversaires. S'ils ne savent jamais avec certitude qui vous êtes ou ce que vous voulez, ils sont incapables de concevoir ce que vous risquez de faire le coup d'après. La meilleure façon, parfois, de les déconcerter consiste à accomplir des gestes qui n'ont aucun but, voire même à paraître œuvrer contre vos propres intérêts.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 441


À Port Réal, il a deux sortes de gens. Les joueurs et les pièces. [...] Tout homme est une pièce, au début, et toute femme aussi. [...] Tout le monde veut quelque chose. Et il vous suffit de savoir ce que quelqu'un veut pour savoir qui il est et savoir comment le pousser.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 139


Dans le jeu des trônes, même les pièces les plus humbles peuvent avoir des volontés de leur propre cru. Elles refusent quelquefois d'accomplir les mouvements que l'on a programmés pour elles.

  • Tome 11 - Les sables de Dorne, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2007, p. 200


Stannis Baratheon[modifier]

Les rois n'ont pas d'amis, seulement des sujets et des ennemis.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 161


Une bonne action n'efface pas plus les mauvaises qu'une mauvaise les bonnes. Chacune mériterait sa propre rétribution.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 309


Si Robert pissait dans une coupe, on s'extasiait : du vin ! Moi, j'offre de l'eau pure et fraîche, on louche dessus d'un air soupçonneux et on s'interpelle : drôle de goût, non ? Si quelqu'un m'accusait de m'être métamorphosé en sanglier magique pour tuer Robert, il y aurait encore des gobeurs.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 310-311


Me remémore une vieille histoire..., cette chatte des cuisines..., les cuisiniers la gavaient de bouts de viande et de têtes de poissons... S'imaginant qu'il voudrait peut-être un chaton, l'un d'eux avait dit au gosse qu'elle avait des petits dans le ventre. Joffrey ne fit ni une ni deux, il s'assura de la chose en ouvrant la pauvre bête d'un coup de couteau puis, tout fier de sa découverte, courut la montrer à son père. Robert le rossa si fort que je crus qu'il allait le tuer.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 42


Syrio Forel[modifier]

Le cœur ment, la tête joue cent tours, les yeux seuls voient juste. […] Que la pensée suive, au lieu de précéder, et dès lors advient la connaissance de la vérité.

  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 196


La peur est plus tranchante qu'aucune épée. Qui a peur de perdre a déjà perdu.

  • Leçons de Syrio Forel à Arya Stark
  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 200


Aeron Greyjoy[modifier]

Ce qui est mort ne saurait plus mourir, mais resurgit plus rude et plus vigoureux.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 217


Asha Greyjoy[modifier]

Il n'est pas de bataille désespérée tant qu'on ne l'as pas livrée. La légitimité des mes prétentions est la mieux fondée. Je suis l'héritière du corps de Balon.

  • Tome 10 - Le Chaos, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2007, p. 254


S'il y a des récifs à tribord et une tornade à bâbord, un capitaine avisé trace un troisième cap.

  • Tome 10 - Le Chaos, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2007, p. 254


Rodrik Harloi[modifier]

L'histoire morte est écrite à l'encre, la variété vive s'écrit dans le sang.

  • Tome 10 - Le Chaos, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2007, p. 254


Cersei Lannister[modifier]

Lorsqu'on s'amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n'y a pas de moyen terme.

  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 142


L'amour est un poison. Un poison certes délicieux, mais qui n'en est pas moins mortel.

  • Tome 5 - L'Invincible Forteresse, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 127


Genna Lannister[modifier]

Jaime, mon petit chéri, je te connais depuis que Joanna donnait le sein. Tu souris comme Gerion et te bats comme Tyg, et tu n'es pas sans avoir un rien de ressemblance avec Kevan, sans quoi tu ne porterais pas ce manteau. Mais c'est Tyrion qui est le fils tout craché de Tywin, pas toi. Je l'ai carrément dit à ton père, un jour, et il a passé six mois sans daigner m'adresser la parole après cela. Les hommes sont de grand benêts tellement ombrageux. Même ceux de l'espèce qui ne se présente qu'une fois tous les mille ans.

  • Tome 12 - Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2008, p. 90


Jaime Lannister[modifier]

Qu'on me donne pour ennemis des gens d'honneur plutôt que des ambitieux, voilà qui ne troublera pas mon sommeil.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 104


Ce que me fait faire l'amour, quand même !

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 108


Les gens se prétendent volontiers affamés de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert.

  • Tome 5 - L'Invincible Forteresse, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 159


Je suis le lord Commandant de la garde royale, espèce d'arrogant chiot ! Votre chef, aussi longtemps que vous portez ce manteau blanc. Alors rengainez-moi cette putain d'épée tout de suite, ou bien je me fais fort de vous la prendre et de vous la fourrer dans un morceau laissé inexploré par Renly lui-même... !

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 20


Néanmoins... Renly, Stannis, Joffrey, Tommen... comment diable s'est-il débrouillé pour omettre Balon Grejoy et Robb Stark ? Il aurait été, sans cela, le premier chevalier du royaume à jurer fidélité à tous les six rois.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 123


Vous avez eu tout loisir de contempler l'importance de nos effectifs, Edmure. Vous avez vu les échelles, les tours, les trébuchets, les béliers. Si j'en donne l'ordre, mon cousin lancera un pont par-dessus votre douve et démolira vos portes. Il y aura des centaines de victimes, pour la plupart des hommes à vous. La première vague d'assaillants sera composée de vos anciens bannerets, de sorte que vous commencerez votre journée en tuant les pères et les frères de ceux qui sont morts pour vous aux Jumeaux. La deuxième vague sera lancée par les Frey, dont j'ai plus qu'à suffisance. Mes gens de l'Ouest suivront lorsque vos archers se trouveront à court de flèches et que vos chevaliers seront tellement vannés qu'à peine auront-ils encore la force de soulever leurs lames. Lorsque le château tombera, tous ceux qu'il recèlera seront passés au fil de l'épée. Votre bétail sera massacré, votre bois sacré livré à la hache, le feu ravagera vos tours et vos fortins. Je détruirai vos murailles et détournerai la Culbute sur les ruines. Quand j'en aurai terminé, plus jamais personne ne se doutera qu'une forteresse s'élevait là auparavant. [...] Votre femme risque d'avoir accouché entre-temps. Vous tiendrez à avoir votre enfant, je présume. Je vous le ferais parvenir quand il sera né. Par l'intermédiaire d'un trébuchet.

  • Tome 12 - Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2009, p. 210 - 211


Tyrion Lannister[modifier]

Aux yeux de leur père, les nains sont toujours bâtards.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 74


L'esprit a autant besoin de livres qu'une épée de pierre à aiguiser pour conserver son tranchant.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 154


S'il m'était possible de prier avec ma queue, je serais d'une piété beaucoup plus ardente.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 293


La diablerie n'est que la sauce que les idiots répandent à pleine louche sur leurs échecs pour masquer le fumet de leur incompétence.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 181


Ne voyez-vous pas, Lord Varys ? Mais c'est d'une irrésistible cocasserie ! [...] Le nain, le maléficieux conseiller, le petit singe démoniaque et caricatural ! Je suis tout ce qui se dresse entre eux et le chaos !

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 350


Les pucelles de haute naissance avaient beau pulluler, dans les Sept Couronnes, il n'empêchait que même la plus moche, la plus rance, la plus miteuse des laissés-pour-compte répugnerait à se laisser unir à de la racaille d'aussi basse extrace qu'un Bronn. À moins d'être flasque de tête et flasque de corps, d'être enceinte d'un enfant sans père issu d'une demi centaine de viols.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 89


Je suis coupable d'un crime bien plus monstrueux. [...] Je suis né. J'ai vécu. Je suis coupable d'être nain, je le confesse. Et, malgré les innombrables fois où mon père a eu la bonté de me pardonner, j'ai néanmoins persisté dans mon ignominie. [...] Vous me forcez de me repentir de n'être pas le monstre que vous seriez aise de voir en moi, mais le fait est là, j'ai beau être innocent, ce n'est pas ici qu'on me rendra justice.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 180


Le serpent... ! Me prend-il pour un écureuil ? Se figure-t-il que j'ai planqué Sansa quelque part, que je la stocke comme une noisette en prévision de l'hiver ?

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 185


J'ai la cervelle qui tournicote comme un rat dans un silo à betteraves.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 319


La seule chose la plus lamentable qu'un nain sans nez est un nain sans nez qui n'a pas d'or.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 43


Si seulement j'avais eu l'idée d'emporter un bon fromage, lors de la bataille de la Néra, je posséderais peut-être encore mon nez dans son intégralité

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 131


Il n'est rien de mieux au monde que d'être excité, sinon d'être soûl.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 280


Je tente d'induire en toi un sentiment de confiance factice. [...] Tu crois m'avoir appris à jouer, mais les apparences sont souvent trompeuses. Et si j'avais appris avec le marchand de fromages, y as-tu réfléchi ?

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 280


« Mon frère précédent n’était absolument pas satisfaisant. J’attends mieux des nouveaux. Bien, comment fais-je pour me procurer des armes et une armure ? — Auras-tu également besoin d’une truie à chevaucher ? s’enquit Kasporio. — Diantre, j’ignorais que ta femme fît partie de la compagnie, répliqua Tyrion. C’est fort aimable à toi de me la proposer, mais je préférerais un cheval. »

  • Tome 15 - Une danse avec les dragons, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. Flammarion (département Pygmalion), 2013, p. 285


Tywin Lannister[modifier]

Il est des batailles qu'on gagne à la pointe des piques et des épées, d'autres à la pointe de la plume et avec des corbeaux.

  • Tome 6 - Intrigues à Port-Réal, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 81


Quand tes ennemis te défient, ton devoir est de leur servir du fer et du feu. Mais, lorsqu'ils tombent à genoux, ton devoir est de les aider à se relever. Autrement, personne ne consentira jamais à ployer le genou devant toi.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 251 - 252


Explique-moi donc en quoi il est plus noble de tuer dix mille hommes au combat qu'une douzaine à table.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 259


Ser Marlon Manderly[modifier]

Votre silence est la seule réponse dont j'ai besoin, ser. Votre roi ne nous apporte que des ennemis. [...] Votre Seigneurie a demandé au chevalier oignon ce que Stannis nous propose. Laissez-moi répondre. Il nous propose la défaite et la mort. Il voudrait nous faire chevaucher un cheval d'air et livrer bataille avec une épée de vent.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 383


Mélisandre[modifier]

La nuit est sombre et pleine de terreurs.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 182


Il n'est pas d'ombres dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumière, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombres sont les ombres qu'elle projette.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 320


Celui dont le nom ne doit pas être prononcé concentre ses pouvoirs en ce moment même, Davos Mervault. Bientôt va venir le froid, bientôt va tomber la nuit éternelle...

  • Tome 8 - Les Noces Pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 284


Il se tient devant vous. [...] Mais vous n'avez pas les yeux pour le voir. Stannis Baratheon est Azor Ahai reparu, le guerrier de feu. En sa personne sont accomplies les prophéties. La comète rouge a flamboyé au firmament, afin de proclamer sa venue, et il porte Illumination, l'épée ardente des héros.

  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 338


Davos "Le Chevalier Oignon" Mervault[modifier]

Il faut être le dernier des affamés pour mendier son pain auprès d'un mendiant

  • Tome 8 : Les Noces Pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 283


Mestre Aemon[modifier]

Que pèse l'honneur, contre l'amour d'une femme ? Que pèse le devoir, contre un nouveau-né qu'on étreint… , ou contre le souvenir d'un frère qui sourit ? Du vent, des mots. Des mots, du vent. Nous ne sommes que des créatures humaines, et les dieux nous ont créées en vue de l'amour. C'est là notre auguste gloire, là notre auguste tragédie.

  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 355


Le choix de Donal s'était porté sur toi, tout comme auparavant celui de Qhorin Mimain. Le Lord Commandant Mormont avait fait de toi son aide de camp. Tu es un fils de Winterfell, un neveu de Benjen Stark. Ce doit être toi ou personne. Le Mur t'appartient, Jon Snow.

  • Tome 9 - La loi du Régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 67


Mestre Marwyn[modifier]

Gorghan de l'Ancienne Ghis a écrit jadis qu'une prophétie est comme une femme traîtresse. Elle prend votre membre dans sa bouche et vous en gémissez de plaisir et vous vous dites, oh, ce que c'est doux, oh, ce que c'est bon, ce que c'est divin... ! et puis ses dents se referment d'un coup sec, et vos gémissements se transforment en glapissements. Telle est la nature des prophéties, dit Gorghan. La prophétie vous tranchera la bite à chaque coup.

  • Tome 12 - Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2009, p. 403 - 404


Kojja Mo[modifier]

Vous avez honoré votre défunt, ainsi que les dieux qui vous ont créés tous les deux. Xhondo a fait la même chose. Je gardais l'enfant, sans quoi j'aurais été avec lui. Vous autres, à Westeros, vous faites tous une honte d'aimer. Il n'y a pas de honte à aimer. Si vos septons disent qu'il y en a, vos sept dieux doivent être des démons. Dans les îles, nous sommes plus perspicaces. Nos dieux nous ont procurés des jambes pour nous permettre de courir, des nez pour nous permettre de sentir, des mains sensibles pour toucher. Quel dément dieu cruel donnerait des yeux à un homme et lui dirais qu'il doit les garder fermés pour toujours et ne jamais accorder un regard à toute la beauté du monde ? Seulement un dieu monstre, un démon des ténèbres. [...] Les dieux t'ont donné ça pour une raison aussi. [...] Pour offrir du plaisir et pour fabriquer des enfants. Il n'y a pas de honte à ça.

  • Tome 12 - Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2009, p. 131 - 132


Elle sait les vœux que tu a prononcés. Elle est un enfant par certains côtés, mais elle n'est pas aveugle. Elle sait pourquoi tu portes le noir, pourquoi tu vas à Villevieille. Elle sait qu'elle ne peux pas te garder. Elle te veux pour un petit bout de temps, c'est tout. Elle a perdu son père et son mari, sa mère et ses sœurs, sa maison, son monde. Tout ce qu'elle a, c'est toi et le bébé. Aussi, ou tu vas la rejoindre ou tu nages.

  • Tome 12 - Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2009, p. 132


Jeor "Le Vieil Ours" Mormont[modifier]

Lorsque les morts marchent, il n'est épées, ni pieux, ni murs qui vaillent. On ne peut combattre les morts, Jon Snow. Je le sais deux fois mieux que quiconque au monde.

  • Souvenirs de Jon.
  • Tome 9 - La loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 50


Jorah Mormont[modifier]

Dans ses prières, le petit peuple demande la pluie, des enfants sains et un été perpétuel. Et les querelles des grands pour le pouvoir ou la couronne, il s'en moque - mais éperdument ! - du moment qu'on le laisse en paix. Mais on ne l'y laisse jamais.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 284


Un fauve féroce somnole au fond de chaque homme et, pour peu qu'avant de le jeter dans la guerre vous armiez cet homme-là d'une pique ou d'une épée, sur-le-champ s'agite le fauve. L'odeur du sang, voilà tout ce qu'il faut pour le réveiller.

  • Tome 7 - L'Épée de feu, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 69


Sladhor Saan[modifier]

Qui se hâte sa vie durant hâte simplement sa mort.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 190


Plus un homme s'élève haut, plus vertigineuse est sa chute.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 274


Barristan Selmy[modifier]

Il ne remporte pas de victoires, celui qui appréhende la bataille.

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 334


Démence et grandeur sont les deux faces d'une même pièce. Chaque fois que naît un nouveau Targaryen, les dieux lancent la pièce en l'air, et le monde retient son souffle en se demandant sur quel côté elle va bien pouvoir tomber.

  • Tome 9 - La Loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 214


Jon Snow[modifier]

Le plus redoutable des ennemis est l'ennemi qu'on ne voit pas.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 328


Plus tu donnes à un roi, plus s'accroissent ses exigences. Nous marchons sur un pont de glace entre deux abîmes. Faire plaisir à un seul roi n'est déjà pas facile, en contenter deux confine à l'impossible.

  • Tome 10 - Le chaos, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2007, p. 128


Nous tenons le Mur. Le Mur protège le royaume... ainsi que vous, désormais. Vous savez quel ennemi nous affrontons. Vous savez ce qui descend sur nous. Certains d'entre vous les ont déjà affrontés. Des spectres et des marcheurs blancs, des créatures mortes aux yeux bleus et aux mains noires. Moi aussi, je les ai vus, combattus, j'en ai expédié un en enfer. Ils tuent et renvoient ensuite vos morts contre vous. Les géants n'ont pas réussi à tenir contre eux, ni vous autres, les Thenns, les clans de la rivière de glace, les Pieds Cornés, le peuple libre... Et au fur et à mesure que les jours raccourcissent et que les nuits refroidissent, ils gagnent plus de force. Vous avez quitté vos maisons pour descendre au sud, par cent et par mille... Pour quelle raison, sinon pour leur échapper ? Pour être en sécurité. Et bien, c'est le Mur qui vous garde en sécurité. Nous, qui vous gardons en sécurité, ces corbeaux noirs que vous méprisez.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 417


Bran Stark[modifier]

Les vieilles histoires sont comme de vieux amis. […] Il faut leur rendre visite de temps à autre.

  • Tome 7 - L'Épée de feu, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 81


Catelyn Stark[modifier]

J'ai perdu mon seigneur et maître, j'ai perdu mon père. On m'a assassiné deux de mes fils, on a donné la première de mes filles à un nain sans foi pour qu'elle en porte les vils enfants, la seconde a disparue, tout semble indiquée qu'elle est morte, et mon dernier fils, ainsi que mon fils unique, est fâché contre moi. Comment diantre se pourrait-il que quelque chose n'aille pas ?

  • Tome 8 - Les Noces pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 120


Eddard Stark[modifier]

L'heure de la mort est la seule où l'on puisse se montrer brave.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 24


Celui qui prononce une sentence doit en personne l'exécuter. Si tu t'arroges la vie d'un homme, tu lui dois de le regarder dans les yeux et d'écouter ses derniers mots. Si cela t'est insupportable, alors peut-être ne mérite-t-il pas de mourir.

  • Tome 1 - Le trône de fer, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 25


Jamais un homme n'est aussi vulnérable sur le champ de bataille que lorsqu'il fuit. [...] Un homme qui détale fait aux soldats l'effet d'une bête blessée. Il surexcite leur soif de sang.

  • Souvenirs de Jon, durant la bataille de Châteaunoir.
  • Tome 8 : Les Noces Pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 307


Robb Stark[modifier]

Celui-ci n'était que le guetteur. Pendez-le en dernier, qu'il guette la mort des autres.

  • Tome 6 - Les Brigands, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 337


Daenerys Targaryen[modifier]

Quelque part sous ces toits, les Fils de la Harpie étaient réunis, conspirant à des méthodes pour la tuer, elle et tous ceux qui l'aimaient, et pour remettre ses enfants aux fers. Quelque part là en bas un mioche affamé pleurait en réclamant du lait. Quelque part une vieille femme reposait, mourante. Quelque part un homme et une jeune fille s'étreignaient et retiraient maladroitement leurs vêtements de leurs mains impatientes. Mais ici, en haut, seul régnait le lustre de la lune sur les pyramides et les arènes, sans aucun indice sur ce qu'il nappait. là-haut, il n'y avait qu'elle, toute seule. Elle était du sang du dragon. Elle pouvait tuer les Fils de la Harpie, les fils de leurs fils, et les fils des fils de leurs fils. Mais un dragon ne saurait rassasier la faim d'un enfant, ni soulager la douleur d'une agonisante. Et qui oserait jamais aimer un dragon ?

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 235


Xaro Xhoan Daxos[modifier]

Dois-je présenter une nouvelle demande ? [...] Non, je connais ce sourire. Cruelle est la reine qui joue aux dés avec le cœur des hommes. D'humbles marchands tels que moi ne sont que des cailloux sous vos sandales serties de joyaux.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 317


Nous maudissons la pluie quand elle nous tombe sur la tête et pourtant, sans elle, nous mourrions de faim. Le monde a besoin de pluie... et d'esclaves. Vous grimacez, mais c'est la vérité. Prenez Qarth. Dans les arts, la musique, la magie, le commerce, tout ce qui nous permet de surpasser l'animal, Qarth trône au-dessus du reste de l'humanité, comme vous trônez au sommet de cette pyramide... Mais, à la base, plutôt que sur des briques, la magnificence qu'est la Reine des Cités repose sur des dos d'esclaves. Demandez-vous, si tous les hommes doivent gratter le sol pour se nourrir, comment il pourra y en avoir un qui lèvera les yeux et contemplera les étoiles ? Si chacun de nous doit se rompre l'échine à construire un galetas, qui élèvera des temples afin de glorifier les dieux ? Pour que certains atteignent à la grandeur, d'autres doivent connaître l'esclavage.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 319


Dialogues[modifier]

Littlefinger (lisant le titre d'un livre) : La Généalogie et l'histoire des grandes maisons des Sept Couronnes. Avec le portrait de maint puissant seigneur, mainte noble dame et de leurs enfants, hoho ! Mais ce doit être palpitant. Un somnifère, monseigneur ?
Eddard Stark : Jon Arryn en faisait son étude quand il tomba malade.
Littlefinger : Dans ce cas, il dut accueillir le trépas comme une délivrance !

  • Tome 2 - Le donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 134


Varys : Le pouvoir réside là où les gens se le figurent. Ni plus ni moins.
Tyrion Lannister : Il ne serait donc qu'une blague d'illusionniste ?
Varys : Une ombre sur le mur, mais les ombres peuvent tuer. Et un tout petit homme projette souvent une ombre démesurée.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 163


Tyrion Lannister : Si je t'ordonnais de tuer un bébé…, une petite fille, en fait, encore au sein…, le ferais-tu ? Sans poser de question ?
Bronn : Sans poser de question ? Non. [Il se frotta l'index contre le pouce] Je demanderais combien.

  • Tome 3 - La Bataille des rois, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 166-167


Mélisandre : Êtes-vous homme de bien, Davos Mervault ?
Davos Mervault : Je suis un homme. Tout en chérissant ma femme, j'en ai connu d'autres. Je me suis efforcé de me conduire en père avec mes fils et de les aider à se faire une place en ce monde. Et j'ai eu beau bafouer les lois, mouais, jamais jusqu'à cette nuit je n'ai eu l'impression d'être un scélérat. Je dirais plutôt que je suis un mélange, dame. De bien et de mal.
Mélisandre : Un homme gris. Ni blanc ni noir, mais participant des deux. Êtes-vous cela, ser Davos ?
Davos Mervault : Et quand cela serait ? La plupart des hommes me paraissent gris.
Mélisandre : Si un oignon est à demi noir de pourriture, c'est un oignon pourri. On est un homme de bien ou un scélérat.

  • Tome 4 - L'Ombre maléfique, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 318-319


Sandor Clegane : Les dieux, s'il en existe, créent les brebis pour que les loups mangent du mouton, et ils créent les faibles pour que s'en amusent les forts.
Sansa Stark : Les véritables chevaliers protègent les faibles.
Sandor Clegane : Il n'y a pas de véritables chevaliers, pas plus qu'il n'y a de dieux. Si tu n'es pas capable de te protéger toi-même, crève et cesse d'encombrer le passage à ceux qui le sont. L'acier qui coupe et les bras costauds gouvernent ce monde : hors de cela, tu te goberges d'illusions.
Sansa Stark : Vous êtes ignoble.
Sandor Clegane : Je suis honnête. C'est le monde qui est ignoble.

  • Tome 5 - L'Invincible Forteresse, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 122-123


Jaime Lannister : S'il existe vraiment des dieux, pourquoi donc ce monde est-il saturé de douleur et d'iniquité ?
Catelyn Stark : Grâce aux êtres de votre espèce.
Jaime Lannister : Il n'y a pas d'êtres de mon espèce. Je suis unique.

  • Tome 5 - L'Invincible Forteresse, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2002, p. 159


Samwell Tarly (lors d'un entraînement au tir à l'arc) : Je l'ai eu… Grenn, tu as vu ? Edd, regarde, je l'ai eu !
Grenn : Entre les côtes, je dirais.
Samwell Tarly : Est-ce que je l'ai tué ?
Edd-la-Douleur : Y aurais perforé un poumon, s'il avait un poumon. La plupart des arbres en ont pas, d'habitude.

  • Tome 6 - Les Brigands, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 21-22


Oberyn Martell : Il nous arrivait d'entendre hurler un nouveau-né, la nuit, dans les entrailles de Castral Roc. Vous aviez une capacité de vocifération proprement monstrueuse, la vérité m'oblige à vous concéder cela. Vous glapissiez des heures d'affilée, et l'exploit de vous apaiser, seul un sein de femme l'accomplissait.
Tyrion Lannister : Toujours vrai, d'aventure.

  • Tome 7 - L'Épée de feu, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 334-335


Varys : J'ai doté Shae d'antécédents fictifs mais c'était à l'intention de Lollys et de Lady Tanta. Votre sœur est d'un naturel moins crédule. Si jamais il advient qu'elle me demande ce que je sais...
Tyrion Lannister : Vous lui servirez un mensonge de premier choix.
Varys : Nenni. Je lui dirais que c'est une vulgaire gueuse à soldats dont vous avez fait l'acquisition à la veille de la bataille sur la Verfurque et que vous avez ramenée à Port-Réal, en dépit des ordres exprès de messire votre père. Je ne mentirais pas à la reine.
Tyrion Lannister : Vous lui avez déjà menti auparavant. Lui en informerais-je ?
[L'eunuque avait soupiré]
Varys : Voilà plus meurtrier qu'un coup de poignard, messire. Je vous ai loyalement servi mais mon devoir est aussi de servir votre sœur, lorsque je le puis. Combien de temps pensez-vous qu'elle me laisserait encore vivre si je ne lui étais plus en aucune manière d'aucune utilité ? Je n'ai pas de spadassin sans foi ni loi pour me protéger, pas de frère sans peur ni reproche pour me venger, je n'ai rien, moi, que quelques oisillons pour me pépier dans l'oreille. Et c'est avec ces pépiements qu'il me faut racheter jour après jour chaque jour ma vie.
Tyrion Lannister : Pardonnez-moi si je ne pleure sur votre sort.
Varys : Requête accordée, mais à vous de me pardonnez si je ne pleure point sur le sort de Shae. Je le confesse, je ne conçois pas ce qu'elle peut bien avoir pour amener un homme de votre intelligence à se comporter aussi bêtement.
Tyrion Lannister : Il vous serez possible de le concevoir si vous n'étiez eunuque.
Varys : Parce que c'est pour ça ? Un homme peut avoir soit de la cervelle, soit un bout de viande entre les pattes, mais pas les deux ? [Il se mit à ricaner] Peut-être, alors, devrais-je me féliciter que l'on m'ait châtré.

  • Tome 8 - Les Noces Pourpres, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 375-376


Davos Mervault : Quatre de mes fils ont péri pour vous sur la Néra. J'aurais pu y périr moi-même. Ma loyauté vous est acquise, et à jamais. [...] Votre Majesté m'a fait jurer de Lui donner probes conseils et prompte obéissance, de défendre Son royaume et Sa royauté contre Ses adversaires et de protéger Son peuple. Ce peuple, Sire, Eric Storm n'en ferait-il point partie ? N'est-il point l'un de ceux que je jurai de protéger ? J'ai tenu parole. Comment cela pourrait-il être taxé de trahison ?
[Stannis se remit à grincer des dents]
Stannis Baratheon : Je n'ai jamais demandé le couronne que voici. C'est froid, l'or, et c'est lourd à porter sur la tête, mais dans la mesure où je me trouve être le roi, des devoirs m'incombent... S'il faut absolument que je sacrifie un enfant dans les flammes pour en préserver des ténèbres un million... Sacrifier... n'est jamais facile, Davos. Ou bien sacrifice il n'y a pas. Dites-lui, madame.
Mélisandre : C'est dans le sang du coeur de son épouse bien-aimée que Azor Ahai trempa l'acier d'Illumination. Si le propriétaire d'un millier de vaches en donne une au Dieu, cela n'est rien. Mais celui qui donne l'unique vache qu'il possède...
Davos Mervault : Elle parle de vaches. [, coupa Davos à l'adresse du roi] Moi c'est d'un garçonnet que je parle, de l'ami de votre propre fille, du fils de votre propre frère.
Mélisandre : D'un fils de roi, dans les veines duquel coule la puissance du sang royal.

  • Tome 9 - La loi du Régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 44 - 45


Edd-la-Douleur : J'ai jamais rien gagné. [...] Alors que Watt, les dieux lui ont toujours souri. Quand les sauvageons te l'ont culbuté, au pont des Crânes, il t'a eu n'importe comment le pot d'atterrir dans une jolie flaque d'eau profonde. C'était pas du pot, peut-être, de les rater tous, ces rochers ?
Grenn : C'était haut, sa chute ? [...] Ça lui a sauvé la vie, atterrir dans ta flaque d'eau ?
Edd-la-Douleur : Non. [..] Il était déjà mort, avec cette hache en plein crâne. N'empêche que c'était vachement du pot, se rater les rochers.

  • Tome 9 - La Loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 300-301


Merrett Frey (découvrant un membre de sa famille pendu) : Vous n'aviez pas le droit.
Limonbure : Nous avions une corde. C'est pas mal non plus.

  • Tome 9 - La Loi du régicide, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 404-405


Illyrio Mopatis Ce qu'un roi a fait, un autre peut le défaire. À Pentos, nous avons un prince, mon ami. Il préside aux bals et aux banquets, et parade dans la cité dans un palanquin d'ivoire et d'or. Trois hérauts le précèdent avec la balance d'or du commerce, l'épée de fer de la guerre, et le fléau d'argent de la justice. Le premier jour de chaque année nouvelle, il doit déflorer la vierge des champs et la vierge des mers. [...] Et pourtant, il suffit que périclite une seule récolte ou que soit perdue une guerre pour que nous lui tranchions la gorge dans l'espoir d'apaiser les dieux. Alors nous choisissons un nouveau prince au sein des quarante familles.
Tyrion Lannister : Rappelez-moi de ne jamais devenir prince de Pentos.
Illyrio Mopatis : Vos Sept Couronnes sont-elles tellement différentes ? Il n'y a pas de paix, à Westeros, pas de justice, pas de foi... Et bientôt, plus de nourriture. Quand les hommes crèvent de faim et de peur, ils se cherchent un sauveur.
Tyrion Lannister : Qu'ils cherchent, mais s'ils ne trouvent que Stannis...
Illyrio Mopatis : Pas Stannis. Ni Myrcella. [...] Un autre sauveur. Plus robuste que Tommen, plus doux que Stannis, avec des droits plus directs que votre Myrcella. Un sauveur venu d'au-delà de la mer, panser les blessures de Westeros ensanglantée.
Tyrion Lannister : Belles paroles. [...] Les mots sont du vent. Qui est votre foutu sauveur ?
Illyrio Mopatis : Un dragon. [...] Un dragon à trois têtes.

  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 55


Tyrion Lannister : Certes. [...] Et une fois la mort du prince du Pissat assurée, l'eunuque vous a transféré en contrebande de l'autre côté du détroit chez son ami pansu le marchand de fromages, qui vous a caché sur une barge et a déniché un lord en exil disposé à passer pour votre père. Voilà qui constitue en effet une splendide histoire, et les bardes broderont à loisir sur votre évasion, lorsque vous aurez gagné le Trône de Fer... en supposant que notre belle Daenerys vous prenne pour consort.
Aegon Targaryen : Elle le fera. Elle le doit.
Tyrion Lannister : Le doit ? [...] Ce n'est point un mot que les reines aiment à entendre. Vous êtes son prince idéal, certes, intelligent, hardi et avenant autant qu'une pucelle pourrait le désirer. Cependant, Daenerys Targaryen n'est point une pucelle. C'est la veuve d'un khal dothraki, la mère ds dragons et une pilleuse de villes, Aegon le Conquérant avec des nichons. Elle pourrait se révéler pas aussi complaisante que vous le souhaiteriez.
Aegon Targaryen : Elle m'acceptera. [...] Tu ne la connais pas. [...]
Tyrion Lannister : Je sais qu'elle a passé son enfance en exil, dans la umisère, à vivre de rêves et de projets, courant de cité en cité, toujours dans la peur, jamais en sécurité, sans amis sinon un frère qui, selon tout ce que l'on en a dit, était à moitié fou... Un frère qui a vendu sa virginité aux Dothrakis contre la promesse d'une armée. Je sais que quelque part dans les herbes ses dragons ont éclos, et elle aussi. Je sais qu'elle est fière. Comment ne le serais-elle pas ? Que lui reste-t-il d'autre que l'orgueil ? Je sais qu'elle est forte. Comment ne le serait-elle pas ? Les Dothrakis méprisent la faiblesse. Si Daenerys avait été faible, elle aurait péri avec Viserys. Je sais qu'elle est féroce. Astapor, Yunkaï et Meeren en apportent assez de preuves. Elle a traversé les prairies et le désert rouge, survécu aux assassins, aux conspirations et aux vénéfices, porté le deuil d'un frère, d'un époux et d'un fils, pour fouler de ses jolis petons en sandales la cité des esclavagistes et les réduire en poussière. Et maintenant, comment croyez-vous que cette reine réagira quand vous apparaîtrez, sébile en main, et que vous lui direz : Bien le bonjour, ma tante. Je suis votre neveu, Aegon, revenu d'entre les morts. J'ai passé toute ma vie caché sur une barge, mais à présent, j'ai lavé la teinture bleue de mes cheveux et j'aimerais bien avoir un dragon, s'il vous plaît... Et, oh, en ai-je fait mention, j'ai sur le Trône de Fer des prétentions plus fondées que les vôtres ?
Aegon Targaryen : Je n'irais pas voir ma tante comme un mendiant. J'irai à elle en parent, à la tête d'une armée.
Tyrion Lannister : Une petite armée. [...] La reine Daenerys en possède une grande et vous n'y êtes pour rien.
Aegon Targaryen : Dis ce que tu voudras. Elle deviendra mon épouse, lord Connington y veillera. J'ai confiance en lui comme s'il était de mon propre sang.
Tyrion Lannister : Peut-être devriez-vous jouer le fou à ma place. Ne vous fiez à personne, mon prince. Ni votre mestre sans chaîne, ni à votre faux père, ni au preux Canard ni à la charmante Lemore ni à tous ces beaux amis qui vous ont fait croître à partir de rien. Par-dessus tout, ne vous fiez ni au marchand de fromages, ni à l'Araignée, ni à cette petite reine dragon que vous vous êtes mis en tête d'épouser. Toute cette défiance vous aigrira le ventre et vous tiendra éveillé la nuit, certes, mais mieux vaut cela que le long sommeil qui n'a point de fin. [...] Mais qu'est ce que j'y connais ? Votre faux père est un grand lord, et je ne suis qu'un petit homme singe tout tordu. Mais quand même, j'agirais autrement.
Aegon Targaryen : Et comment ?
Tyrion Lannister : Si j'étais à votre place ? Je partirais à l'ouest, plutôt qu'à l'est. Je débarquerais à Dorne et je déploierais mes bannières. Jamais les Sept Couronnes ne seront plus mûres pour une conquête qu'à l'heure actuelle. Un roi enfant règne sur le Trône de Fer. Le Nord est plongé dans le Chaos, les terres du fleuve dans la dévastation, un rebelle tient Accalmie et Peyredragon. Avec l'arrivée de l'hiver, le royaume va manquer de nourriture. Et qui reste-t-il pour s'occuper de tout ceci, qui gouverne le petit roi qui gouverne les Sept Couronnes ? Mais ma douce sœur, voyons. Personne d'autre. Mon frère, Jaime, a soif de batailles, mais point de puissance. Il a fui toutes les occasions de régner qui se sont présentées. Mon oncle Kevan ferait un régent fort passable si quelqu'un lui en imposait la charge, mais jamais il ne tendra la main pour la prendre. Les dieux l'ont modelé pour être un acolyte et non un meneur. Enfin... les dieux et le seigneur mon père Mace Tyrell empoignerait avec joie le sceptre mais ma famille risque peu de s'écarter pour le lui céder. Et tout le monde déteste Stannis. Qui cela laisse-t-il ? Ma foi, rien que Cersei.
Tyrion Lannister : Westeros est en lambeaux et en sang, et je ne doute pas qu'en ce moment même ma douce sœur soit en train de panser ses plaies... avec du sel. Cersei est aussi douce que le roi Maegor, aussi dévouée qu'Aegor l'Indigne, aussi sage qu'Aerys le Fol. Elle n'oublie jamais un affront, réel ou imaginaire. Elle considère la prudence comme de la couardise et la contradiction comme du défi. Et elle est avide. Avide de puissance, d'honneurs, d'amour. Le règne de Tommen s'appuie sur toutes les alliances que le seigneur mon père a soigneusement édifiées, mais très bientôt elle les anéantira, jusqu'à la dernière. Débarquez et brandissez vos bannières, et les hommes courront se rallier à votre cause. Les lords, grands et petits, et les petites gens aussi. Mais n'attendez point trop longtemps, mon prince. Le moment ne durera pas. La marée qui vous porte en cette heure se retirera bientôt. Veillez à atteindre Westeros avant que ma sœur ne tombe et que quelqu'un de plus compétent ne prenne sa place.
Aegon Targaryen : Mais, [...], sans Daenerys et ses dragons, comment pouvons-nous espérer gagner ?
Tyrion Lannister : Vous n'avez nul besoin de gagner. [...] Il vous suffit de lever vos bannières, de rallier vos partisans et de tenir, jusqu'à ce que Daenerys arrive pour joindre ses forces aux vôtres.
Aegon Targaryen : Tu disais qu'elle pourrait ne pas vouloir de moi.
Tyrion Lannister : J'ai pu grossir le trait. Elle serait capable de vous prendre en pitié en vous voyant arriver pour quémander sa main. [...] Voulez-vous parier votre trône sur un caprice de femme ? Si vous allez Westeros, en revanche... Ah, là, vous voilà rebelle, et point mendiant. Hardi, intrépide, un véritable fils de la maison Targaryen, qui marche dans les pas d'Aegon le Conquérant. Un dragon.
Tyrion Lannister : Je vous l'ai dit, je connais notre petite reine. Qu'elle entende dire que le fils assassiné de son frère Rhaegar est toujours en vie, que ce vaillant garçon a levé une fois de plus l'étendard de ses aïeux en Westeros, qu'il livre une guerre désespérée pour venger son père et revendiquer le Trône de Fer au nom de la maison Targaryen, assailli de tout côtés... Et elle volera auprès de vous aussi vite que l'eau et le vent la pourront porter. Vous êtes le dernier représentant de sa lignée et, par-dessus tout, cette Mère des Dragons, cette Briseuse de Fers, devient une salvatrice. La jeune fille qui a noyé les cités des esclavagistes dans le sang plutôt que de laisser des étrangers dans leurs chaînes pourrait difficilement abandonner le fils de son propre frère en son heure de grand péril. Et quand elle parviendra à Westeros et qu'elle vous verra pour la première fois, vous vous rencontrerez sur un pied d'égalité, homme et femme, et non pas reine et pétitionnaire. Comment pourrait-elle alors ne pas s'éprendre de vous, je vous le demande ? [...] Votre Grâce me pardonnera, J'espère. Votre roi est mon prisonnier. Mort en quatre coups.
Aegon Targaryen : Mon dragon...
Tyrion Lannister : ... se trouve trop loin pour vous sauver. Vous auriez dû le placer au centre de la bataille.
Aegon Targaryen : Mais vous m'avez dit...
Tyrion Lannister : J'ai menti. Ne vous fiez à personne. Et gardez votre dragon à proximité.

  • Dialogue entre Tyrion et le prince Aegon, autour d'une partie de cyvosse. Les [...] font alors référence aux passages de la voix off, qu'il est préférable de couper pour éviter de surcharger un dialogue déjà bien long.
  • Tome 13 - Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin (trad. Patrick Marcel), éd. J'ai Lu, 2013, p. 427-431


Autres[modifier]

Un Lannister paie toujours ses dettes.

  • Devise officieuse de la Maison Lannister
  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 100


Oyez mes paroles et soyez témoins de mon serment. La nuit se regroupe, et voici que débute ma garde. Jusqu'à ma mort, je la monterai. Je ne prendrai femme, ne tiendrai terres, n'engendrerai. Je ne porterai de couronne, n'acquerrai de gloire. Je vivrai et mourrai à mon poste. Je suis l'épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l'aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes humains. Je voue mon existence et mon honneur à la Garde de Nuit, je les lui voue pour cette nuit-ci comme pour toutes les nuits à venir.

  • Vœux de la Garde de Nuit
  • Tome 2 - Le Donjon rouge, George R.R. Martin (trad. Jean Sola), éd. J'ai Lu, 2004, p. 184


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