Le Cercle des poètes disparus

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Le Cercle des poètes disparus ou La Société des poètes disparus au Québec (Dead Poets Society) est un film américain de Peter Weir, sorti en 1989.

John Keating[modifier]

Carpe Diem : Profitez du jour présent mes amis, que votre vie soit extraordinaire.

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Ô capitaine, mon capitaine !

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Nous avons déclaré la guerre, la bataille fait rage ! Et attention, les victimes pourraient en être vos cœurs et vos âmes.

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


En dépit de tout ce qu'on peut vous raconter, les mots et les idées peuvent changer le monde.

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c'est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l'on fait partie de l'humanité, et que l'humanité est faite de passions. La médecine, le commerce, le droit et l'industrie sont de nobles poursuites, et elles sont nécessaires pour assurer la vie. Mais la poésie, la beauté, l'amour, l'aventure, c'est en fait pour cela qu'on vit. Pour citer Whitman : « Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m'assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots. Qu'y a-t-il de beau en cela ? Ô moi ! Ô la vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l'identité. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ?

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Tout ça avait pour but d'illustrer le péril du conformisme, et la difficulté de préserver vos convictions, quoi qu'en pense les autres. [...] Nous avons tous besoin d'être accepté, mais soyez persuadé que vos convictions sont uniques, les vôtres, même si on les trouve anormales ou impopulaires, même si le troupeau dit « C'est maaaaaaaaal ». Robert Frost a dit : « Deux routes s'offraient à moi, et là j'ai suivi celle où on n'allait pas, et j'ai compris toute la différence. »

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Sucez la moelle de la vie, oui, mais n'avalez pas l'os. On doit savoir défier et savoir se méfier. Le bon marin doit savoir louvoyer. [...] C'est Dieu qui téléphone, tsss. Ah si ça avait été en PCV, là je m'inclinais.

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n'avais pas vécu.

  • Robin Williams, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Dialogues[modifier]

Mr McAllister : Montre moi coeur affranchi du fardeau des rêves et je te dirais voici un homme libre.
John Keating : C'est dans ses rêves que l'homme trouve la liberté. Cela fut, est et restera la vérité.

  • Robin Williams et Leon Pownall, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


John Keating : Les poètes disparus vouaient leurs réunions à sucer la moelle secrète de la vie. C'est une phrase de Thoreau que nous citions au début de chaque réunion. Nous nous réunissions dans la vieille grotte indienne et une fois là, nous lisions à tour du rôle du Thoreau, Whitman, Shelley, les plus grands. Quelques fois des vers de notre cru, et sous le charme du moment, nous laissions la poésie accomplir sa magie.
Knox Overstreet : Comment ? Des mecs un petit peu dingues qui venaient lire de la poésie ?
John Keating : Non, monsieur Overstreet, pas du tout dingues ! Ce n'était pas une loge secrète. Nous étions des romantiques. Et nous ne lisions pas de la poésie mais les vers exprimaient leur nectar sur nos langues, nos âmes s'élevaient. Les femmes s'évanouissaient, les dieux naissaient de nos mains. De belles soirées pour l'esprit, non ? Merci Monsieur Perry pour cette ballade en amnésie. Brûlez ça ! Surtout ma photo.

  • Robin Williams et Josh Charles, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


John Keating : Le langage s'est surtout développé pour un motif ; quel est-il, Monsieur Anderson ? Êtes-vous un homme ou une amibe ? Monsieur Perry ?
Neil Perry : Pour communiquer ?
John Keating : Non ! Pour courtiser les femmes !

  • Robin Williams et Robert Sean Leonard, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


John Keating : Monsieur Anderson, je vous vois quasiment à l'agonie. Debout Todd, allez, abrégeons votre tourment.
Todd Anderson : Je-je n'ai rien fait Monsieur.
John Keating : Monsieur Anderson croit que ce qu'il en lui est une bêtise piteuse, et embarrassante. C'est pas vrai, Todd, ce n'est pas ça votre terreur ? Vous avez tort. Je crois que ce que vous avez dans le ventre a une grande valeur. [Il écrit au tableau] Je hurle mon cri barbare YAWP sur tous les toits du monde. W, W. L'oncle Walt encore. Le phonie est tout à fait clair, un « yawp » traduit un grand cri rauque. Allez Todd, vous allez nous offrir une démonstration de ce barbare « Yawp ». Enfin voyons, on ne « yawpe » pas assis. Allez, allez, en piste, debout. En position de « Yawp ».
Todd Anderson : Un yawp ?
John Keating : Non non, je veux un yawp barbare. YAWP !
Todd Anderson : D'accord. (à voix basse) Yawp.
John Keating : Oh, mieux que ça. Plus fort.
Todd Anderson : (à voix basse) Yawp.
John Keating : Mais c'est un « Miaou » ça. YAWP !
Todd Anderson : Yawp.
John Keating : Soyez un homme, pas un...
Todd Anderson : (hurle) YAWP !
John Keating : Ça y est, et oui il y a un barbare qui dort en vous. Mais maintenant, non ce n'est pas fini, le jeu n'est pas fini. La photo de l'oncle Walt, là haut, à quoi elle vous fait penser ? Allez, allez, sans réfléchir, vite !
Todd Anderson : Euh, à, à un fou.
John Keating : Quel genre de fou ? Dites, allez, sans réfléchir !
Todd Anderson : Un fou un peu dément.
John Keating : Mais non voyons, trouvez mieux que ça. Libérez votre esprit, essayez de l'imaginer, dites ce qui vous passe par la tête, allez, même si c'est une absurdité.
Todd Anderson : Un fou avec les dents qui transpirent.
John Keating : Bon sang, mais c'est de la poésie que vous faites, Todd. Fermez les yeux. Voilà, voilà, on ferme les yeux. Décrivez ce que vous voyez.
Todd Anderson : J'ai les yeux fermés.
John Keating : Oui ?
Todd Anderson : Et son image flotte près de moi.
John Keating : Le fou aux dents qui transpirent ?
Todd Anderson : Oui, le fou aux dents qui transpirent avec un regard qui perce mon front.
John Keating : Oh mais c'est excellent. Mettez-le en mouvement. Que fait-il ?
Todd Anderson : Il essaie de m'étrangler, il tend les mains.
John Keating : Très bien, oui, oui, très bien !
Todd Anderson : Il n'arrête pas de marmonner.
John Keating : Qu'est-ce qu'il marmonne ?
Todd Anderson : Il marmonne des choses. Que la vérité est comme une couverture qui vous laisse les pieds froids.
John Keating : (la classe rit) Oubliez les autres, ils n'existent pas. Cette couverture, dites m'en plus. Parlez-moi d'elle.
Todd Anderson : On a beau tirer dans tous les sens, y en a jamais assez. On la tire, on la pousse, et elle est trop petite pour nous tous. Du moment où on entre en gémissant au moment où on part agonisant, on se cache sous la couverture, et on pleure, on crie, et on se meurt.
John Keating : N'oubliez jamais ça.

  • Robin Williams et Ethan Hawke, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


John Keating : Monsieur Dalton, vous ne participez pas ?
Charles Dalton : Je fais valoir mon droit à l'immobilité.
John Keating : Merci, Monsieur Dalton. Clair, succinct... Bien. Vous nagez à contre-courant.

  • Robin Williams et Gale Hansen, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


(Todd a reçu le même cadeau que l'année dernière, un nécessaire d'accessoires de bureau)
Neil : Je parie que si j'avais très envie de m'acheter un nécessaire deux fois, je prendrais probablement ce nécessaire-là, oui, les deux fois. Et puis regarde, la forme est plutôt... aérodynamique, non ? Ça se sent tout de suite, ce nécessaire voudrait voler.
(Neil tend l'ensemble d'accessoires à Todd)
Neil : Todd, le seul nécessaire de bureau volant sans pilote.
(Todd le jette du toit)
Neil : Ben, t'en fais pas, t'en auras un autre l'année prochaine.

  • Robert Sean Leonard, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


Charlie : Académie Welton, allô. Oui, il est là, un instant. Monsieur Nolan, c'est pour vous. C'est Dieu ! Il exige qu'il y ait des filles à Welton !

  • Gale Hansen, Le Cercle des poètes disparus (1989), écrit par Tom Schulman


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