La Haine

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La Haine est un film réalisé par Mathieu Kassovitz en 1995.

Sommaire

[modifier] Hubert

C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.
Mais l'important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

  • Hubert Koundé, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Regarde les tout ces beaux qui s'laissent porter par l'système. Regarde le c'ui là, il a pas l'air méchant tout seul dans son cuir en peau d'fesse de chèvre, mais c'est la pire des races. Tu vois ceux qui s'arrêtent de marcher dans les escaliers mécaniques, ceux qui s'laissent porter par l'système? C'est les même qui votent Le Pen mais qui sont pas racistes, c'est les même qui font les grèves pour protester dès qu'les escalators y tombent en panne. La pire des races!

  • Hubert Koundé, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


[modifier] Saïd

Eh l'maire ! Nique sa mère le maire !

  • Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


C'est le frère d'Abdel, ils ont un fusil à pompe. C'est la fête…

  • Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


On est enfermé dehors.

  • Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Le pénis de Le Pen à peine il se hisse.

  • Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


[modifier] Vinz

J'suis d'la rue moi, et tu sais c'qu'elle m'a appris la rue à moi ? Elle m'a appris que si tu donnes ta joue, tu t'fais niquer ta mère et puis c'est tout !

  • Vincent Cassel, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Ta soeur elle suce des Schtroumpfs.

  • Vincent Cassel, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Si tu continues jte coupe pas ta cheveux!

  • Vincent Cassel, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


[modifier] Dialogue

Vinz : Y tue... Y tue trop sa mère.... Saïd, Saïd, Saïd, Saïd ...
Saïd : Ta gueule ! Chut !
Vinz : Ta v... Tèma la vache ! Tèma la vache !
Saïd : Mais ta gueule avec ta vache toi !
Vinz : Sur la tête ... Mais ...
Saïd : Bon allez viens. Viens, on va me couper les cheveux.
Vinz : Saïd attends, j'ai vu la vache là ! Elle était là, putain, la même que hier !
Saïd : Mais c'est toi la vache !

  • Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Vinz : A c'moment là celui qui cartonne c'est genre Coyote et pas Bip-bip, et c'est Brutus et pas Pifou, c'est ça qu'tu m'dis ? Et là, vas y, entre Titi et Gros Minet c'est qui ?
Saïd : Vas-y casse toi avec tes Gros Minets tout pourris ! Le mec y passe sa journée à s'battre avec des vaches, après y vient nous ber-flam au nez... Eh t'sais quoi ? Moi j'te dis c'est Hercule la vraie racaille, point à la ligne !
Hubert : Hercule...
Saïd : Fin de la discussion ! Stop ! Ca s'arrête là !
Vinz : OK, d'accord, alors si avec vous on peut pas discuter, alors c'est même pas la peine alors...
Hubert : Attends c'est toi qui dis ça ?
Vinz : Pfff vous êtes à l'envers les mecs... Moi j'dis tu sais quoi ? Moi j'dis le journal, il s'appelait "Pif le Chien", il s'appelait pas "Hercule le Chat", OK ? C'est tout...
Hubert : Mais de quoi tu parles ? Mais attends Hercule il t'enc... il encule Pif vingt fois !
Vinz : De quoi tu m'parles, toi, d'abord ? Il encule qui Hercule ? Il m'encule moi, Hercule ?
Hubert :Hercule il est re-noi.
Vinz : Hercule il est re-noi ? N'importe quoi...

  • Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui, Hubert Koundé, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


Vinz : Et moi j'sais encore qui j'suis et d'où j'viens.
Habitant du quartier : bein retournes-y connard et ferme ta gueule !
Vinz : Ouai, va niquer ta mère toi !!

  • Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui, La Haine (1995), écrit par Mathieu Kassovitz


[modifier] Citations sur le film la Haine

Le titre du film n'est pas une litote. Il s'agit bien de la haine du système français qui aveugle trois "jeunes" (un Arabe, un Noir et un Juif) d'une cité de banlieue ordinaire. Que le film (en noir et blanc) ne soit pas dépourvu de qualités de mise en scène ne change rien à l'affaire: sur le fond, il demeure une incitation à la haine. Avant d'être un spectacle cinématographique, c'est un acte politique. Mathieu Kassovitz se veut le porte-parole, sur le mode imprécatoire, d'une france d'immigrés rétifs aux lois françaises, qui hurlent (en verlan) leur haine de la société, de la civilisation, de la culture du pays qui les a accueillis.

  • « Les caméras du diable », Norbert Multeau, Jeune Résistance (ISSN 1279 - 4759), nº 25, hiver 2001, p. 17



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