Jean-Luc Godard

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Jean-Luc Godard est un cinéaste franco-suisse, né le 3 décembre 1930 à Paris. Il est également acteur, chef monteur, dialoguiste, monteur, producteur et scénariste. Chef de file de la Nouvelle Vague, cinéaste militant, son œuvre évolue à partir des années 80/90 vers le collage poétique, truffée de références et d'hommages aux maîtres de l'histoire de la peinture et de la musique. Personnage emblématique dans l'histoire du cinéma français et international, son image d'intellectuel exigeant et sa voix inimitable se sont un peu substituées à son œuvre.

Citations[modifier]

De Jean-Luc Godard le réalisateur[modifier]

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard[modifier]

Le cinéma, c'est l'enfance de l'art.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 412


Charlie Chaplin est au dessus de toute éloge, puisqu'il est le plus grand.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 250


Stanley Kubrick doit continuer à filmer des personnages qui existent, et non idées qui n'existent plus que dans les tiroirs de vieux scénaristes croyant que le cinéma, c'est le septième art.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 250


Orson Welles est le seul, avec Griffith — qui le muet, qui le parlant — à avoir fait démarrer ce merveilleux train électrique auquel ne croyait pas Lumière. Tous les cinéastes, toujours, lui devront tout.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 251


Dans tous ses films, et dans Orphée en particulier, Jean Cocteau nous prouve inlassablement que pour savoir faire du cinéma, il nous faut retrouver Méliès, et que pour ça, pas mal d'années Lumière sont encore nécessaires.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 253


Il y a plusieurs façons de faire un film. Comme Jean Renoir et Robert Bresson qui font de la musique. Comme Sergueï Eisenstein qui faisait de la peinture. Comme Stroheim qui écrivait des romans parlant à l'époque du muet. Comme Alain Resnais qui fait de la peinture. Et comme Socrate, je veux dire Rossellini, qui fait de la philosophie. Bref, le cinéma peut être à la fois tout, c'est à dire juge et partie.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 254


Avec Hitchcock, les gens ont été contents de redécouvrir que le cinéma avait encore cette puissance extraordinaire que rien n'égalait.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 412


Hitchcock, c'était un « voyant ». Il voyait ses films avant de les écrire.

  • Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard, Alain Bergala (ed.), Jean-Luc Godard, éd. Cahiers du cinéma, 1998, t. 1, p. 412


Les années cahiers[modifier]

Il y a, en gros, deux genres de cinéastes. Ceux qui marchent dans la rue la tête baissée et ceux qui marchent la tête haute. Les premiers, pour voir ce qui se passe autour d'eux, sont obligés de relever souvent et soudain la tête, et de la tourner tantôt à gauche, tantôt à droite, embrassant d'une série de coups d'oeil le champs qui s'offrent à leur vue. Ils voient. Les seconds ne voient rien, ils regardent, fixant leur attention sur le point précis qui les intéresse. Lorsqu'ils tourneront un film, le cadrage des premiers sera aéré, fluide (Rosselini), celui des seconds serrés au millimètre (Hitchcock). On trouvera chez les premiers un découpage sans doute disparate mais terriblement sensible à la tentation du hasard (Welles), et chez les seconds des mouvements d'appareils, non seulement d'une précision inouïe sur le plateau, mais qui ont leur propre valeur abstraite de mouvement dans l'espace (Lang). Bergman ferait plutôt partie du premier groupe, celui du cinéma libre. Visconti, du second, celui du cinéma rigoureux.

  • Les années cahiers, Jean-Luc Godard, éd. Flammarion, 1989, p. 139


Avec lui, nous sommes en présence du genre de type qui met vingt trois heures à sortir de son lit et travaille ensuite une heure d'arrache-pied. Il s'écrit alors "J'ai eu une journée harrassante" Et le pire est qu'il ne ment pas tellement. Transposé en terme de cinéma, ça signifie que Carbonnaux se montre incroyablement flemmard et négligent au stade du scénario ou de la préparation des gags, finit par se réveiller au moment du tournage et retrouve tous ses esprits quand arrive le temps du montage. La preuve en est son dernier film : Le temps des œufs durs.

  • Les années cahiers, Jean-Luc Godard, éd. Flammarion, 1989, p. 129-130


À propos de Jean-Luc Godard[modifier]

Quand Godard tournait A bout de souffle, il n'avait pas de quoi s'offrir un ticket de métro. Il était aussi démuni, sinon davantage, que le personnage qu'il filmait.

  • Charlie Chaplin, André Bazin, éd. Ramsay Poche Cinéma, 1972, p. 7


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