Jacques Marlaud
Jacques Marlaud, né à Alger le 4 décembre 1944, est un journaliste et un essayiste français.
[modifier] Citations
Le GRECE n'a jamais eu pour vocation de prendre des initiatives de nature politique. Sa "métapolitique" cherche, au contraire, à "changer l'esprit du temps" en faisant prendre conscience aux responsables (politiques et autres) des véritables enjeux, au-delà des pseudo-enjeux du jeu politicien.
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« Jacques Marlaud », Jacques Marlaud, Jeune Résistance (ISSN 1279 - 4759), nº 26, printemps 2002, p. 13
On ne peut pas aujourd'hui raisonnablement vivre le paganisme, mais on peut le penser [...]. On peut, on doit, si l'on veut être sérieux, d'abord penser son retrait : que veut dire vivre sans dieux ? À quel prix une société qui fait fi du sacré est-elle viable et pour combien de temps ? Comment peut-on comprendre et nommer les dieux dans un langage qui les ignore ou les rejette ? « Penser » est pris ici dans deux acceptions : au sens de réflexion, méditation et au sens de préoccupation, souci et mémoire. Se soucier de, avoir une pensée pour le paganisme est le sens de la démarche proposée ici. C'est autre chose que de prétendre y croire, que l'instrumentaliser ou le négliger. […]
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« Jacques Marlaud », Jacques Marlaud, Interpellations. Questionnements métapolitiques, 2004 (ISBN 2-915461-15-5), p. 444
La religion s'adultère, s'efface, se transforme, se renie, s'ignore souvent elle-même, mais le sacré demeure en tant que potentiel impérissable, que sol originel à partir duquel ne manquent jamais de ressurgir les questionnements essentiels, les dieux nouveaux et très anciens à la fois. […]
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« Jacques Marlaud », Jacques Marlaud, Interpellations. Questionnements métapolitiques, 2004 (ISBN 2-915461-15-5), p. 401
Si l'écologie tient à jouer pleinement le rôle qui lui est confié par les vents historiques favorables, elle ne pourra faire l'économie d'une réflexion sérieuse sur le sacré, sur son éclipse, sur les conditions de son retour après la « mort de Dieu ». Il n'est pas question d'envisager ici l'apparition d'une religion nouvelle ni d'accorder des privilèges indus à tel ou tel culte existant. Le religieux ne se crée ni ne se ressuscite artificiellement. Il ne se décrète pas, mais il peut s'éveiller lorsque s'épuiseront les figures du nihilisme contemporain. La question la plus urgente, du point de vue écologiste, est de savoir comment renouer avec un très ancien sentiment que l'on pourrait qualifier de « cosmocivique » et qui est tout le contraire de l'indifférence cosmopolitique propre à la globalisation contemporaine. C'est peut-être en nous posant intensément une telle question qu'apparaîtront des éléments de réponse…
- À propos du paganisme, de la religion et de l'écologisme.
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« Jacques Marlaud », Jacques Marlaud, Interpellations. Questionnements métapolitiques, 2004 (ISBN 2-915461-15-5), p. 424
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