Jacques Attali
Citations « Jacques Attali » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Jacques Attali (1er novembre 1943 à Alger) est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français, qui fut notamment conseiller de François Mitterrand.
[modifier] Une brève histoire de l'avenir, 2006
Vers 2060 (...), de nouvelles forces altruistes et universalistes, déjà à l'œuvre aujourd'hui, prendront le pouvoir sous l'empire d'une nécessité écologique, éthique, économique, culturelle et politique. Une nouvelle économie, dite relationnelle, produisant des services sans chercher à en tirer profit, se développera en concurrence avec le marché.
-
(fr) « Une brève histoire de l'avenir », Jacques Attali (2006), dans Comment le web change le monde : l'alchimie des multitudes, Francis Pisani et Dominique Piotet, éd. Pearson, coll. Fayard, 2008 (ISBN 978-2-7440-6261-2), p. 151
[…] de siècle en siècle, l'humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.
-
Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali, éd. Fayard, 2006 (ISBN 2-213-61330-1), partie Avant-propos, p. 16 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
Elle [l'intelligence universelle] créera un rapport tout à fait nouveau à la propriété intellectuelle, qui ne pourra plus être absolue et devra être partagée avec l'ensemble de l'humanité, nécessaire à la créativité de chacun.
-
Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali, éd. Fayard, 2006 (ISBN 2-213-61330-1), partie Troisième vague de l'avenir : l'Hyperdémocratie, p. 385 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Fraternités : Une nouvelle utopie, 1999
Aucune civilisation n'est durable si elle n'est pas capable de donner un sens à l'effort, de justifier l'écoulement du temps. Concentrée sur le court terme, ballotée entre le réversible et le précaire, la démocratie de marché en est de moins en moins capable. Pour le masquer, elle se doit d'offrir à ses membres une façon de penser à l'absence de sens, de vivre par procuration une vie idéale – bref, un divertissement. Marché et Distraction : telle est la devise de la mondialisation. Pour être efficace, elle doit être sans cesse plus sensationnelle, émotionnelle, mélodramatique, manichéenne, consolation contre « l'affreuse mer de l'activité sans but » dont parlait déjà Alfred de Musset, et fondement de l'esthétique car l'art naît souvent de la distraction lorsque celle-ci dérive en recherche de la beauté.
-
Fraternités : Une nouvelle utopie, éd. Le Livre de Poche (ISBN 2-253-15278-1), chap. chapitre II : Le fin mot de l'histoire, p. 43 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
La mondialisation des échanges démontre chaque jour qu'aucune société autre que celle que façonnent les marchés n'est possible, même sur un territoire circonscrit, et qu'il ne sert même à rien d'y penser. Le marché tue donc l'utopie comme sujet de réflexion tout en la récupérant comme objet de consommation et en en faisant le fondement même de la publicité.
-
Fraternités : Une nouvelle utopie, éd. Le Livre de Poche (ISBN 2-253-15278-1), chap. Chapitre III : À la poursuite du bonheur, p. 67 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Les Juifs, le monde et l'argent, 2002
Voici l’histoire des rapports du peuple juif avec le monde et l’argent. Je sais ce que sujet a de sulfureux. Il a déclenché tant de polémiques, entraîné tant de massacres qu’il est devenu comme un tabou à n’évoquer sous aucun prétexte, de peur de réveiller quelque catastrophe immémoriale. Aujourd’hui, plus personne n’ose écrire sur ce sujet ; comme si des siècles d’études n’avaient servi qu’à nourrir des autodafés. De ce fait, par son existence même, ce livre est menacé d’être source de mille malentendus.
-
Les Juifs, le monde et l’argent, Jacques Attali, éd. Fayard, 2002 (ISBN 2-2136-1044-4), p. 9