Individu
Un individu se particularise par le fait qu'il se présente comme un être vivant différent d'autrui.
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[modifier] Économie
[modifier] Collectif, Collaboration in the cloud, 2009
A l'avenir, les individus qui sortiront du lot seront ceux qui maîtriseront les compétences technologiques ainsi que les aptitudes relationnelles directes.
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Collaboration in the cloud, Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson, éd. VINT, 2009 (ISBN 978-90-75414-27-1), p. 262
[modifier] Enseignement
[modifier] Guide
[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008
Une approche de l'interculturel
L'individualisme évalue le degré de liberté de chacun de ses membres par rapport au groupe. Dans certaines sociétés, la notion d'individu, de personne est primordiale. Chaque personne est irremplaçable ; elle peut et doit s'affirmer. Dans d'autres sociétés, c'est le groupe, la collectivité qui précède et même l'emporte sur l'individu.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27
Dans une culture fortement individualiste, on attend de l'individu qu'il se prenne en charge. Il ne doit pas compter sur l'appartenance à un groupe qui le protégerait en échange de sa loyauté. Il recherche son épanouissement personnel. La valeur d'égalité passe en second rang. Son identité est basée sur sa personne même. Il n'y a pas de solidarité systématique du groupe vis-à-vis de ses membres. Un comportement malhonnête, par exemple, ne concerne que l'individu qui en est l'auteur. Il ne crée pas de honte particulière pour le groupe.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27
Dans une société fortement communautaire, les personnes sont intégrées dès leur naissance dans des groupes forts et soudés. Ces groupes continuent de les protéger tout au long de leur vie, la contrepartie étant une loyauté indéfectible au groupe. L'identité de l'individu est basée sur l'appartenance à un groupe.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 28
Dans les cultures communautaires, l'harmonie doit régner dans les relations entre les individus. Le conflit n'est pas autorisé. Il risquerait de faire perdre la face à l'un des deux protagonistes, ce qui est inenvisageable. On ne peut pas facilement dire ce que l'on pense. D'autant moins qu'une pensée originale n'est pas encouragée. La pensée est façonnée par le groupe d'appartenance.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 29
Les États-Unis sont régis par le principe du contrat. Le contrat ne règle pas seulement les rapports marchands ou les rapports en entreprise. Il est l'héritage de l'esprit des Fondateurs de l'Union au début de l'existence des États-Unis d'Amérique. Il s'agissait d'organiser une société d'individus égaux, désireux de s'associer librement. Au-delà du monde des affaires, la notion de contrat représente un engagement moral profond et fonde l'esprit des institutions américaines.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les États-Unis ou le règne du contrat, p. 31
[modifier] Histoire
[modifier] Marie-Jo Bonnet, Les Relations amoureuses entre les femmes, 1981
C'est au cours de la Renaissance, au moment même où l'homme découvre son individualité et se représente au centre du monde, qu'il nomme la lesbienne d'un mot qui lui dénie sa dimension d'individu. Sappho est une tribade, écrit-on alors. Une tribade est une femme qui « contrefait » l'homme, autrement dit un monstre. « Tribade » vient du grec tribein, qui signifie « frotter, s'entrefrotter ». La peur de perdre son pouvoir d'homme sur l'individu femme éclate ainsi au coeur même de la dénomination retenue. Elles se frottent, elles ne se pénètrent pas (avec un pénis). La menace que fait peser toute liberté de femme sur la pureté de la lignée spermatique se trouve ainsi conjurée.
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Les Relations amoureuses entre les femmes (1995), Marie-Jo Bonnet, éd. Odile Jacob, coll. Poches, 1981, Introduction, p. 12
[modifier] Littérature
[modifier] Écrit intime
[modifier] Claire Julliard, Boris Vian, 2007
Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparaît en effet que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive.
- Propos de Boris Vian rapportés par la biographe Claire Julliard.
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Boris Vian (2007), Claire Julliard, éd. Folio, coll. Biographies, 2007 (ISBN 978-2-07-031963-3), L'écume et la Nausée, p. 27
[modifier] Roman
[modifier] Marie d'Agoult, Nélida, 1966
Un mariage, quelque brillant qu'il fût, me plaçait sous le pire des jougs, celui du caprice d'un individu qui pouvait être noble et intelligent à la vérité, mais qui pouvait aussi être vulgaire et stupide. D'ailleurs, le mariage, c'était le ménage, le gynécée, la vie des salons. C'était le renoncement presque certain à l'expansion de ma force, à ce rayonnement de ma vie sur d'autres vies, dont l'image seule enflammait mon cerveau d'irréfrénables désirs. L'idée de diriger un jour une communauté tout entière et l'éducation de deux cents jeunes filles, toujours renouvelées et recrutées dans les premiers rangs de la société, s'empara de moi comme la seule qui pût me conduire à un but digne d'efforts. Si je pouvais, me disais-je, infiltrer dans ces jeunes coeurs les sentiments dont le mien déborde ; si, au lieu de la morgue et de la vanité dont on les nourrit, je parvenais à les pénétrer des principes d'une égalité vraie ; si j'allumais dans leur âme un pur et enthousiaste amour du peuple, jaurais fait une révolution... Ce mot me donnait le vertige.
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Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Quatrième partie, chap. XXIII, p. 266
[modifier] Pierre Louÿs, Les Aventures du Roi Pausole, 1900
[...] scandant ses premiers mots avec des coups de poing abaissés dans le vide, Pausole articula lentement :
– Monsieur, l'homme demande qu'on lui fiche la paix ! Chacun est maître de soi-même, de ses opinions, de sa tenue et de ses actes, dans la limite de l'inoffensif. Les citoyens de l'Europe sont las de sentir à toute heure sur leur épaule la main d'une autorité qui se rend insupportable à force d'être toujours présente. Ils tolèrent encore que la loi leur parle au nom de l'intérêt public, mais lorsqu'elle entend prendre la défense de l'individu malgré lui et contre lui, lorsqu'elle régente sa vie intime, son mariage, son divorce, ses volontés dernières, ses lectures, ses spectacles, ses jeux et son costume, l'individu a le droit de demander à la loi pourquoi elle entre chez lui sans que personne l'ait invitée.
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Les Aventures du Roi Pausole (1900), Pierre Louÿs, éd. GF, 2008 (ISBN 978-2-0807-1214-1), partie Livre troisième, VI. Où M. Lebirbe et le roi Pausole s'aperçoivent avec surprise qu'ils ne s'entendent pas sur tous les points, p. 226
[modifier] Philosophie
[modifier] Friedrich Nietzsche, L’Antéchrist, 1888
J'appelle dépravé tout animal, toute espèce, tout individu qui perd ses instincts, qui choisit, qui préfère ce qui lui fait mal.
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L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche, éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 2006 (ISBN 978-2-07-032557-3), Aphorisme 6, p. 18
[modifier] Gaston Bachelard, L'Eau et les Rêves, 1942
L'individu n'est pas la somme de ses impressions générales, il est la somme de ses impressions singulières.
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L'eau et les rêves — Essai sur l'imagination de la matière (1942), Gaston Bachelard, éd. Le Livre de Poche, coll. Biblio Essais, 1993 (ISBN 978-2-253-06100-7), partie V, chap. Introduction: Imagination et matière, p. 14
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Carl Gustav Jung, Dialectique du Moi et de l'inconscient, 1933
L'impossibilité ou le refus de voir l'individuel, dont on ne perçoit même plus l'existence, équivaut tout simplement à étouffer l'individu, ce qui détruit au sein d'un groupe social les éléments de différenciation. Car c'est l'individu qui est par excellence le facteur de différenciation. Les plus grandes vertus, les créations les plus sublimes, comme aussi les pires défauts et les pires atrocités, sont individuels.
Plus une communauté est nombreuse, plus la sommation des facteurs collectifs, qui est inhérente à la masse, se trouve accentué au détriment de l'individu par le jeu des préjugés conservateurs ; plus aussi l'individu se sent moralement et spirituellement anéanti, ce qui tarit ainsi la seule source possible du progrès moral et spirituel d'une société [...]. Tout ce qu'il y a d'individuel en lui est condamné à sombrer, c'est-à-dire à être refoulé. De ce fait tous les facteurs individuels deviendront inconscients, tomberont dans l'inconscient ; ils y végéteront et s'y transformeront selon une loi implacable en une manière de négativité systématique, de malignité principielle, qui se manifestent en impulsions destructrices et en comportements anarchiques. Ces tendances deviendront agissantes sur le plan social, chez l'individu tout d'abord : certains sujets à tempérament prohétique deviennent l'instrument de crimes à sensation (meurtre de roi, etc.) ; mais elles se font sentir chez tous de façon indirecte, à l'arrière-plan, par une décadence morale inévitable de la société.
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie I. Des effets de l'inconscient sur le conscient, chap. II. Les conséquences de l'assimilation de l'inconscient, p. 73
[modifier] Charles Baudouin, L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe, 1963
L'inconscient freudien, du moins à l'origine, c'est surtout ce que l'individu a refoulé. C'est donc du conscient rejeté, devenu inconscient par une sorte d'accident. Mieux encore, les refoulements essentiels étant ceux de l'enfance, cet inconscient est bien prêt de coïncider avec l'infantile : c'est, pourrait-on dire, l'enfant qui survit secrètement en nous [...].
Freud a fort bien admis ensuite l'existence d'éléments inconscients qui ne procèdent pas du refoulement — qui sont inconscients par nature. Mais c'est bien l'inconscient refoulé qui est au centre de ses recherches, qui a pour lui une signification pratique ; car l'analyse a essentiellement à ses yeux pour fonction de défaire des refoulements, de réparer des accidents.
L'attention de Jung va au contraire se porter avec prédilection sur ces autres éléments qui seraient inconscients par nature, et ainsi la perspective s'élargit singulièrement. Il se plaît à dire que ce serait étriquer fort l'inconscient que de le réduire à des miettes tombées de la table du conscient. Il est plus conforme à ce que nous savons d'admettre que la conscience est une acquisition tardive, et qu'elle a lentement émergé d'un inconscient primordial.
Tandis que l'inconscient refoulé de Freud a un caractère strictement individuel, puisqu'il procède du vécu infantile de chacun, l'inconscient primordial apparaît d'emblée à Jung comme « collectif » dans ses grandes lignes — collectif se définissant essentiellement ici comme : identique chez les divers individus.
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie I. Idées directrices, chap. II. Les structures de l'inconscient — L'inconscient collectif, Structures de l'inconscient, p. 73
[modifier] Ysé Tardan-Masquelier, Jung et la question du sacré, 1992
Processus d'individuation, tel est le terme que Jung a finalement retenu : « J'emploie l'expression d' individuation pour le processus qui crée un individu psychologique, c'est-à-dire une unité autonome et indivisible, une totalité. » Cela se fait par une succession de mutations, à travers laquelle se perçoivent des repères.
- Les propos rapportés de Jung figurent dans son ouvrage La Guérison psychologique.
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Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1998 (ISBN 2-226-09581-0), chap. III. Le processus d'individuation, expérience spirituelle, p. 84
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage, le plaisir et la joie
Ménissier observe que l'oeuvre de Spinoza réserve quelques surprises puisqu'elle propose un angle d'observation différent [...] : il étudie l'obtention d'une bonne réputation sociale par des gestes ou des actions mérités qui conduisent à une reconnaissance complémentaire par les co-citoyens.
Ménissier poursuit :
« Du point de vue de Spinoza, la gloire est une illusion à la fois structurante pour l'individu et féconde pour la société : nous imaginons qu'autrui nous considère comme grand ; nous projetons alors sur nous-mêmes une certaine grandeur que nous prêterait autrui, et à partir de là nous nous fortifions par notre imagination. L'impression de gloire résulte donc d'un travail de construction de notre propre éminence, et par conséquent d'une autoglorification. Or celle-ci ne doit pas — ou pas seulement — être comprise comme un sentiment de délectation intime : elle engendre un véritable travail de subjectivation à l'égard d'autrui, lequel fait office de relais nécessaire en vue d'une reconnaissance, certes illusoire ou hypothétique — car il n'est pas certain qu'autrui nous prête effectivement autant de crédit que nous croyons — mais qui constitue bel et bien une reconnaissance de soi par soi » (2009).
Ce ne sont pas tant les succès, les prix, les décorations qui contribuent à l'affirmation de soi, mais un travail subjectif.
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Le libertinage épousant l'histoire, Joie et liberté, p. 64
[modifier] Psychologie
[modifier] Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953
[...] si un individu ne joue pas convenablement son rôle sur la scène du monde, il n'atteindra que la moitié de son développement. Sa tâche dans la vie est de remplir ses propres obligations, de veiller à ses intérêts mais aussi de participer à l'évolution culturelle de l'humanité.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. I. Les mythes et l'esprit moderne, p. 37
Quand des instincts, des images et des impulsions chaotiques se précipitent en masse de l'inconscient, ils brisent toute barrière élevée par l'individu ou par l'humanité. Une seule chose peut lui résister : si paradoxal que cela puisse paraître, c'est la puissance de l'individualité. Le mot individualité est utilisé ici au sens que Jung lui a donné. Il désigne les parties inconscientes aussi bien que les parties conscientes de la psyché et n'est pas synonyme de l'ego qui n'est que le centre de la conscience.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. XIV. Renaissance et immortalité, p. 314
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Modèle systémique
[...] la violence n’est pas inhérente à certains individus : chacun porte en soi une part de violence, qui peut émerger, dans tel contexte ou relation, selon des manifestations ou des modalités diverses. Il existe en chaque individu un équilibre entre violence et non violence, ce ne sont pas des états qui s’excluent l’un l’autre. Cette violence intrinsèque peut s’exprimer de deux façons : sur le mode de l’agressivité, force de construction et de défense, servant à définir et à protéger son espace personnel ; ou sur le mode de l’agression, force de destruction de soi et de l’autre, qui menace et rend confuses les limites interindividuelles. La violence est ici définie comme : « toute atteinte à l’intégrité physique et psychique de l’individu qui s’accompagne d’un sentiment de contrainte et de danger. »
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle systémique : La violence, phénomène interactionnel, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
[modifier] Édith Sales-Wuillemin, La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, 2006
Catégorisation sociale et processus de catégorisation
En ce qui concerne les opinions, il y aurait, en principe, ajustement de l'individu au groupe. L'individu abandonnerait son opinion « déviante » afin de s'ajuster à l'opinion du groupe : il se conforme. Ce phénomène résulteraient de la recherche d'un état d'équilibre, un repos social, c'est-à-dire un consensus. Cette recherche de consensus serait d'autant plus forte que l'opinion serait pertinente pour le groupe, et l'ajustement de l'individu au groupe serait d'autant plus important que ce dernier serait considéré comme fondamental pour le sujet.
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie I. Catégorisation sociale et processus de catégorisation, chap. 2. Qu'est-ce qui déforme notre perception des gens ?, 1. Les propositions théoriques fondées sur les relations intergroupes, p. 50
Stéréotypes sociaux et processus de stéréotypisation
Selon Lippman (1922), les stéréotypes sont des shémas de pensée qui permettent de simplifier la réalité. Ils sont indispensables au traitement des informations provenant de l'environnement ; sans eux, il y aurait une surcharge mentale : « [...] l'environnement réel est à la fois trop vaste, trop complexe [...]. Nous [en tant qu'individus] ne sommes pas équipés pour faire face à autant de subtilité et de diversité, à autant de permutations et de combinaisons. Puisque nous devons composer avec un tel environnement, il nous faut donc le réduire en un modèle plus simple avant de pouvoir le gérer. »
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie II. Stéréotypes sociaux et processus de stéréotypisation, p. 71
[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008
Le narcissisme
A distance de la balance freudienne entre investissements narcissiques et objectaux, Kohut privilégie la qualité des investissements du soi ; le self grandiose et exhibitionniste, mégalomane, et l' imago parentale idéalisée, vont constituer deux courants du narcissisme, qui alimenteront pour l'un, les ambitions qui nous poussent, et pour l'autre, les idéaux qui nous guident. L'un et l'autre permettent de restaurer un self endommagé soit par les défaillances des objets primaires soit par les défenses mises en oeuvre par le moi pour y pallier, et gardent cette valeur dans des pathologies diverses où la rage narcissique infantile peut mener à la destruction de l'autre, à l'échelle de l'individu comme du groupe.
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Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty (Sous la direction de), éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-2-10-051145-7), 2 Destins post-freudien du narcissisme, p. 170