Inconscient
L' inconscient désigne les faits psychiques échappant à la conscience.
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[modifier] Enseignement
[modifier] Guide
[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008
Savoir gérer les différences culturelles
La rencontre avec des personnes d'une autre culture peut provoquer un vrai choc culturel. Le comportement que nous adoptons ordinairement ne provoque pas chez elles les réponses attendues et habituelles. En fait, nous n'utilisons pas les mêmes règles du jeu qu'elles. Il peut s'agir de règles formelles qui ont donné naissance à des lois. Il peut aussi s'agir de règles beaucoup plus informelles régissant notamment, de manière inconscient, la manière de communiquer avec l'autre.
Travailler dans un environnement interculturel doit nous amener à remettre en cause des points de vue ou des croyances qui nous paraissaient pourtant aussi évidents qu'universels.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, p. 22
[modifier] Littérature
[modifier] Prose poétique
[modifier] Antonin Artaud, Fragments d'un Journal d'Enfer, 1929
Certes je fais encore (mais pour combien de temps ?) ce que je veux de mes membres, mais voilà longtemps que je ne commande plus à mon esprit, et que mon inconscient tout entier me commande avec des impulsions qui viennent du fond de mes rages nerveuses et du tourbillonnement de mon sang. Images pressées et rapides, et qui ne prononcent à mon esprit que des mots de colère et de haine aveugle, mais qui passent comme des coups de couteau ou des éclairs dans un ciel engorgé.
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L'Ombilic des Limbes suivi du Pèse-nerfs et autres textes (1929), Antonin Artaud, éd. Gallimard, coll. Poésie/Gallimard, 1956, partie Fragments d'un Journal d'Enfer, p. 121
[modifier] René Char, Fureur et mystère, 1948
Feuillets d'Hypnos
Les rares moments de liberté sont ceux durant lesquels l'inconscient se fait conscient et le conscient néant (ou verger fou).
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 131
[modifier] Roman
[modifier] André Breton, L'Amour fou, 1937
Je songe à celle que Picasso a peinte il y a trente ans, dont d'innombrables répliques se croisent à Santa Cruz d'un trottoir à l'autre, en toilettes sombres, à ce regard ardent qui se dérobe pour se ranimer sans cesse ailleurs comme un feu courant sur la neige. La pierre incandescente de l'inconscient sexuel, départicularisée au possible, tenue à l'abri de toute idée de possession immédiate, se reconstitue à cette profondeur comme à nulle autre, tout se perd dans les dernières qui sont aussi les premières modulations du phénix inouï.
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L'Amour fou, André Breton, éd. Gallimard, 1976 (ISBN 978-2070367238), p. 99 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Carl Gustav Jung, Dialectique du Moi et de l'inconscient, 1933
Quiconque progresse sur la route de la réalisation de son Soi, inconscient, rendra nécessairement conscients les contenus de l'inconscients personnel, ce qui élargira considérablement l'étendue, les horizons et la richesse de la personnalité. Soulignons tout de suite que cet « élargissement » concerne au premier chef la conscience morale et la connaissance de soi-même ; car les contenus de l'inconscient que l'analyse libère et qui passent dans le conscient sont, en règle générale, tout d'abord des contenus désagréables, qui comme tels ont été refoulés : souvenirs, désirs, tendances, projets, etc.
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie I. Des effets de l'inconscient sur le conscient, chap. I. L'inconscient personnel et collectif, p. 43
[...] je considère qu'une perte d'équilibre peut être quelque chose de salutaire puisque, grâce à elle, le conscient défaillant sera remplacé par l'activité automatique et instructive de l'inconscient ; celui-ci visera à la reconstitution d'un nouvel équilibre, but qu'il est capable d'atteindre... pourvu que le conscient soit en état d'assimiler les contenus produits par l'inconscient, c'est-à-dire de les comprendre et de les intégrer.
Car en effet, à ce carrefour, plusieurs éventualités sont possibles : celle que nous venons d'envisager est la plus heureuse. Il en est une seconde : si l'inconscient engloutit le conscient et saccage les instances conscientes, cela entraîne un état psychotique. La troisième éventualité enfin est la suivante : l'inconscient ne peut pas réaliser entièrement un raz de marée comme dans la seconde éventualité, sans pourtant que se crée la compréhension créatrice de la première éventualité ; alors se produit un conflit qui paralyse toute possibilité de progrès et d'évolution.
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie I. Des effets de l'inconscient sur le conscient, chap. III. La « persona », élément constitutif de la psyché collective, p. 92
L'individuation n'a d'autre but que de libérer le Soi, d'une part des fausses enveloppes de la persona, et d'autre part de la force suggestive des images inconscientes.
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie II. L'Individuation, chap. I. La fonction de l'inconscient, p. 117
Le secret de [la] philosophie alchimique, et sa clé ignorée pendant des siècles, c'est précisément le fait, l'existence de la fonction transcendante, de la métamorphose de la personnalité, grâce au mélange et à la synthèse de ses facteurs nobles et de ses constituants grossiers, de l'alliage des fonctions différenciées et de celles qui ne le sont pas, en bref, des épousailles, dans l'être, de son conscient et de son inconscient.
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie II. L'Individuation, chap. III. Les techniques de la différenciation entre le Moi et les figures de l'inconscient, p. 216
Quiconque y réfléchit se fera une idée approximative de la manière dont se déroule la métamorphose de la personnalité. Du fait de sa participation active, le sujet se mêle aux processus inconscients et il en devient détenteur en se laissant pénétrer et saisir par eux. Ainsi, il relie en lui les plans conscients et les plans inconscients. Le résultat en est un mouvement ascensionnel dans la flamme, la métamorphose dans la chaleur alchimique et la naissance de l'« esprit subtil ».
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Dialectique du Moi et de l'inconscient (1933), Carl Gustav Jung (trad. Docteur Roland Cahen), éd. Gallimard, coll. Folio Essais, 1964 (ISBN 2-07-032372-2), partie II. L'Individuation, chap. III. Les techniques de la différenciation entre le Moi et les figures de l'inconscient, p. 225
[modifier] Charles Baudouin, L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe, 1963
[ Jung] nous apprend dans ses Souvenirs que, désorienté par la privation du guide qu'avait été Freud, il traversa alors une période de tourments intérieurs où il connut l'angoisse d'avoir à faire face, seul, à ses démons. Rêves et « visions » le hantèrent ; il se crut un instant menacé par la psychose. Il aura désormais, par expérience personnelle, ce qu'il dit quand il parle du courage nécessaire à la « confrontation avec l'inconscient ».
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie Introduction, Maître (1913), p. 16
L'inconscient freudien, du moins à l'origine, c'est surtout ce que l'individu a refoulé. C'est donc du conscient rejeté, devenu inconscient par une sorte d'accident. Mieux encore, les refoulements essentiels étant ceux de l'enfance, cet inconscient est bien prêt de coïncider avec l'infantile : c'est, pourrait-on dire, l'enfant qui survit secrètement en nous [...].
Freud a fort bien admis ensuite l'existence d'éléments inconscients qui ne procèdent pas du refoulement — qui sont inconscients par nature. Mais c'est bien l'inconscient refoulé qui est au centre de ses recherches, qui a pour lui une signification pratique ; car l'analyse a essentiellement à ses yeux pour fonction de défaire des refoulements, de réparer des accidents.
L'attention de Jung va au contraire se porter avec prédilection sur ces autres éléments qui seraient inconscients par nature, et ainsi la perspective s'élargit singulièrement. Il se plaît à dire que ce serait étriquer fort l'inconscient que de le réduire à des miettes tombées de la table du conscient. Il est plus conforme à ce que nous savons d'admettre que la conscience est une acquisition tardive, et qu'elle a lentement émergé d'un inconscient primordial.
Tandis que l'inconscient refoulé de Freud a un caractère strictement individuel, puisqu'il procède du vécu infantile de chacun, l'inconscient primordial apparaît d'emblée à Jung comme « collectif » dans ses grandes lignes — collectif se définissant essentiellement ici comme : identique chez les divers individus.
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie I. Idées directrices, chap. II. Les structures de l'inconscient — L'inconscient collectif, Structures de l'inconscient, p. 73
[...] si l'état psychotique est celui où le moi conscient est submergé par l'inconscient collectif, cet accident sera d'autant plus à redouter que le moi est plus faible. Plus exactement, il s'agit d'un rapport de forces — comme celui de la vague et de la digue ; ce qui permet à Jung de suggérer une discrimination encore, qui pourrait être grosse de conséquences, entre deux sortes de schizophrénies : l'une où il faut incriminer la faiblesse du moi, l'autre qui procéderait d'une force exeptionnelle de l'inconscient.
[...] Il est des cas sévères, où il importe surtout de « fortifier le moi » [...]. Ce à quoi du moins il nous avertit de prendre garde, c'est à un moi apparemment fort parce qu'il est concentré, excessivement rationnel, obstiné ; cette raideur doit être suspecte ; elle risque de dissimuler en réalité un moi faible qui se tient par là sur la défensive ; c'est alors qu'on parle, trop facilement peut-être, de psychose latente ; mais c'est alors du moins qu'une effraction brusque des forces inconscientes peut déterminer bel et bien l'éclatement d'une psychose.
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie I. Idées directrices, chap. II. Les structures de l'inconscient — L'inconscient collectif, Application à la psychiatre, p. 90
[modifier] Ysé Tardan-Masquelier, Jung et la question du sacré, 1992
L'autobiographie, dictée à partir de 1957 à sa disciple Aniéla Jaffé — Jung a déjà quatre-vingt-deux ans —, dévoile la liaison exceptionnelle de l'évolution spirituelle et de la recherche scientifique. Elle s'ouvre par l'étonnante affirmation : « Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa réalisation. » Cette unité commande chez le vieillard la relecture de toute son existence en fonction de ce qu'il appelle son « destin » : « Tous mes écrits sont pour ainsi dire des tâches qui me furent imposées de l'intérieur. Ils naquirent sous la pression d'un destin. Ce que j'ai écrit m'a fondu dessus, du dedans de moi-même. »
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Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1998 (ISBN 2-226-09581-0), chap. I. Carl Gustav Jung, la vie d'un précurseur, Repères dans un destin, p. 13
Si le moi est le seul complexe doué de conscience, c'est-à-dire d'un pouvoir de réflexion sur lui-même et d'une volonté, toutes proportions gardées, Jung pense que les complexes de l'inconscient personnel ont une structure analogue. Ils forment des sortes d'âmes autonomes à l'intérieur de la psyché, situation génératrice de conflits et expliquant la fréquente impression de se sentir « pluriel » plutôt qu'unifié.
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Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1998 (ISBN 2-226-09581-0), chap. II. Le monde de l'âme, L'inconscient personnel, p. 53
Un symbole meurt lorsque la coopération du conscient et de l'inconscient bascule vers l'un des pôles : si la conscience réfléchie prévaut, il devient une réalité rationnelle entièrement explicable ; si l'inconscient prédomine, il dégénère en symptôme psychotique.
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Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1998 (ISBN 2-226-09581-0), chap. IV. L'épreuve du sens, Symbole, p. 130
[modifier] Alberto Eiguer, Le Pervers narcissique et son complice, 1989
Le Champ de la perversion narcissique
Si le pervers de caractère utilise un discours revendicatif irritant, le pervers narcissique sait créer un élan positif envers lui, en prenant soin de se présenter en victime, sans le dire, sans culpabiliser à la lumière du jour. Il suscite parfois un éveil surmoïque chez l'autre, qui sera pris de regrets ou même de peur, mais cela se passe à bas bruit et même d'une manière totalement inconsciente pour lui.
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Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, Différences avec le sadisme, p. 9
Le « pervers de caractère » est un artiste qui emploie alternativement son voyeurisme et son exhibitionnisme, toujours actifs. Arlow situe la perversion caractérielle dans une contiguïté avec les perversions sexuelles, toutes les deux trouvant dans le modèle du fétichisme leur source inconsciente : le déni de la castration de la mère.
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Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, Différences avec le sadisme, p. 10
[modifier] Psychologie
[modifier] Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953
L'expérience pratique nous révèle que les rêves ou l'activité imaginative qui se manifestent dans l'inconscient de personnes de caractères fort différents présentent des caractéristiques générales comparables à celles du mythe, chez deux catégories d'individus. D'abord chez ceux dont la vie personnelle ne s'est jamais pleinement dégagée de ses origines inconscientes ou s'est trouvée absorbée dans l'élément collectif surgi des profondeurs de l'inconscient ; ensuite dans les rêves d'un tout autre genre d'individus dont les problèmes personnels ont déjà été éclairés soit par l'expérience de la vie elle-même, soit par l'analyse. Ce caractère général des rêves se trouve ainsi chez des individus dont le développement n'est en rien comparable : d'une part chez ceux qui ne sont pas encore parvenus à une vie individuelle dégagée du domaine collectif des images intérieures, d'autre part chez ceux qui ont complètement assimilé leurs problèmes personnels et qui parviennent à une conception plus large de la vie.
Pour ce qui est des individus qui ne sont pas en mesure de mener une vie personnelle satisfaisante et qui traînent encore dans une sorte de brouillard indistinct, le premier soin de l'analyse sera d'établir ce qui leur manque : un rapport personnel avec le monde.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. I. Les mythes et l'esprit moderne, p. 35
[Le] principe féminin ou Éros se manifeste chez l'homme aussi bien que chez la femme. Mais alors que la personnalité consciente de la femme dépend de ce principe, ce n'est pas dans la conscience mais dans l'inconscient de l'homme que l'Éros se manifeste. Sa personnalité consciente étant masculine dépend de la loi masculine du Logos. Son inconscient, cependant, est porté de « l'autre côté ». Là, son âme, que l'humanité a toujours considérée comme étant féminine, commande. Cette âme féminine de l'homme est l'« anima ». La nature de cette anima et le rôle qu'elle joue à ses yeux déterminent la nature de ses rapports avec les femmes ainsi que ses liens intérieurs avec le domaine spirituel sur lequel règne cet anima.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. II. La lune, dispensatrice de fertilité, p. 56
Les anciens ignoraient le domaine intérieur ou psychologique ; il leur apparaissait comme le monde inférieur, royaume des esprits, lieu où convergeaient tout ce qui dépend de l'esprit. Nous aussi, dans une plus faible mesure il est vrai, nous considérons que l'activité créatrice est mystérieuse et elle nous semble parfois émaner du monde infernal. Mais pour les anciens, c'est toute la vie subjective qui était inconsciente, cachée, dans les profondeurs terrifiantes du monde infernal.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 184
Quand des instincts, des images et des impulsions chaotiques se précipitent en masse de l'inconscient, ils brisent toute barrière élevée par l'individu ou par l'humanité. Une seule chose peut lui résister : si paradoxal que cela puisse paraître, c'est la puissance de l'individualité. Le mot individualité est utilisé ici au sens que Jung lui a donné. Il désigne les parties inconscientes aussi bien que les parties conscientes de la psyché et n'est pas synonyme de l'ego qui n'est que le centre de la conscience.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. XIV. Renaissance et immortalité, p. 314
Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. XIV. Renaissance et immortalité, p. 317
[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008
L'inconscient
A l'inconscient des passions et des pulsions, en rapport avec le cerveau des neuromédiateurs, est opposé un inconscient intellectuel, calculateur conçu par la psychologie cognitive de l'intelligence artificielle et de l'informatique sur les mêmes principes de fonctionnement que l'ordinateur.
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Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty (Sous la direction de), éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-2-10-051145-7), 1. La théorie de l'appareil psychique et la métapsychologie, p. 11
Les mécanismes de défense
Freud dans son Introduction à la psychanalyse (1916) considère la levée du refoulement comme la raison d'être de la psychanalyse, qui aurait comme but de rendre conscient l'inconscient, en supprimant les refoulements ou en comblant les lacunes amnésiques. Actuellement, le processus analytique ne vise pas tant la recherche du passé et son interprétation, comme le proposait Freud dans un premier temps, que de favoriser la levée du refoulement, à travers l'analyse du transfert, des résistances et des défenses qui en sont à l'origine (Le Guen, 1992).
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Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty (Sous la direction de), éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-2-10-051145-7), 1 Les mécanismes de défense névrotiques, p. 123
La névrose
L'hystérique cherche indéfiniment à combler un manque fondamental, lié à une dépression sous-jacente, ce qui suscite la recherche d'une stimulation indéfinie du désir, et une excitation, qui passe cependant non pas par le biais de la représentation mais par l'agir et la perception. L'hystérie peut être considérée comme le paradigme de la névrose, du fait de la place centrale du refoulement dans l'organisation défensive. Le refoulement vise tout particulièrement à empêcher l'apparition de l'affect, lié à la représentation, et pour y parvenir, il lui faut maintenir à tout prix la représentation dans l'inconscient. Lors de la levée partielle du refoulement, l'affect court-circuite la représentation, qui ne trouve alors d'issue que par le biais d'agir, expression motrice, perception et agir émotionnel.
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Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty (Sous la direction de), éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-2-10-051145-7), 4 Les formes cliniques de la névrose, p. 205