Hyène
Une hyène est un carnivore terrestre de grande taille. Bien que la hyène ressemble à un gros chien, elle n'appartient pas au sous-ordre Caniformia (carnivore à forme de chiens) mais bien au sous-ordre Feliformia (carnivore à forme de chats). Elle est connue pour son cri ressemblant à un rire désagréable et odieux qui signifie qu'elle a trouvé de la nourriture.
Sommaire |
Littérature [modifier]
Prose poétique [modifier]
Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927 [modifier]
Perdu entre les segments d’un horizon féroce, l’explorateur casqué de blanc s’apprête à mourir et rassemble ses souvenirs pour savoir comment doit mourir un explorateur : si c’est les bras en croix ou face dans le sable, s’il doit creuser une tombe fugitive en raison du vent et des hyènes, ou se recroqueviller dans la position dite en chien de fusil qui tourmente les mères de famille, quand elles constatent que leur progéniture l’a choisie pour dormir, si le lion sera son bourreau, ou l’insolation, ou la soif.
-
La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), IX. Le palais des mirages, p. 99
Roman [modifier]
Alexandre Dumas, Le Capitaine Pamphile, 1839 [modifier]
Toute cette immense étendue, qui conservait, même pendant la nuit, ses teintes chaudes et tranchées, était éclairée par cette lune brillante des tropiques, qui seule sait ce qui se passe au milieu des grandes solitudes du continent africain ; de temps en temps, le silence était troublé par les rugissements des hyènes et des chacals qui suivaient les deux armées, et au-dessus desquels s'élevait, comme le roulement du tonnerre, le rauquement lointain de quelque lion. Alors tout se taisait, comme si l'univers eût reconnu la voix du maître, depuis le chant du bengali qui racontait ses amours, balancé dans le calice d'une fleur, jusqu'au sifflement du serpent qui, dressé sur sa queue, appelait sa femelle en élevant sa tête bleuâtre au-dessus de la bruyère ; puis le lion se taisait à son tour, et tous les bruits divers qui lui avaient cédé l'espace s'emparaient de nouveau de la solitude et de la nuit.
-
Le Capitaine Pamphile (1839), Alexandre Dumas, éd. Gallimard, coll. Folio Classiques, 2003 (ISBN 978-2-07-042652-2), chap. XVII Comment le capitaine Pamphile, ayant abordé sur la côte d'Afrique, au lieu d'un chargement d'ivoire qu'il venait y chercher, fut forcé de prendre une partie de bois d'ébène, p. 243
Vladimir Nabokov, L'Enchanteur, 1939 [modifier]
Toutes les hygiènes connaissent leur hyène.
-
L'enchanteur (1939), Vladimir Nabokov (trad. Gilles Barbedette), éd. Seuil (Points), 1986, p. 16