Histoire de l'URSS sous Staline
L’URSS sous Staline (1927–1953) fut un État souvent qualifié de « totalitaire », modelé d'abord par le peuple, puis de la prise de conscience du pouvoir par les dirigeants que cela imposaient, ces derniers disposèrent du pouvoir absolu et se firent entourer d'un intense culte de la personnalité autours de Staline.
[modifier] Alexandre Zinoviev
Des millions de personnes ont participé au processus historique qui a donné naissance à la société communiste de l'Union soviétique. Ces personnes ont accompli des milliards d'actions différentes. Elles les ont accomplies dans leur propre intérêt. Elles ont agi selon les lois de la conduite communautaire et non pas seulement selon les lois de l'histoire, lesquelles n'interviennent pas dans la conduite des individus. Une partie de ces actions ont oeuvré en faveur de la société nouvelle, l'autre contre. Parfois les même actions ont oeuvré soit en faveur de cette société, soit contre. Les partisans de la nouvelles sociétés n'ont pas toujours forcément agi pour elle, et inversement ses adversaires ne lui ont pas toujours nui. Les révolutionnaires ont fait beaucoup contre la révolution et les contre-révolutionnaires beaucoup en sa faveur, sans s'en douter.
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Le Communisme comme réalité, Alexandre Zinoviev, éd. Julliard/L'Age d'Homme, 1981, p. 41
La période stalinienne est l'une des plus intéressantes de l'histoire de l'humanité. Or il est pratiquement impossible d'en faire une description scientifique à la fois complète et exacte. Les documents de cette époque ont été détruits ou falsifiés. D'ailleurs en général les faits significatifs se sont déroulés sans laisser de traces écrites. Mais le peu qui a été conservé est inaccessible, tant aux chercheurs qu'aux écrivains. Les gens alors ne rédigeaient pas leurs mémoires. Ils avaient peur. Ils n'espéraient guère que cela puisse servir dans l'avenir. Et d'ailleurs ils n'avaient rien à dire. Les souvenirs qui sont publiés actuellement sont des falsifications antidatées.
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Le Héros de notre jeunesse, Alexandre Zinoviev (trad. Jacques Michaut), éd. Julliard L'âge d'homme, 1984, p. 100
Dans la société soviétique, les tendances à l'asservissement réciproque qui se manifestaient déjà à l'époque de Tchékhov se sont renforcées démesurément. Par rapport à la société du passé l'esclavage communiste multiplie considérablement le nombre de ceux qui deviennent les dépositaires de l'autorité officielle de sorte que presque tous les membres ordinaires de la société sont en fait investis d'une parcelle de pouvoir qu'ils exercent sur les autres. Cette société a étendu la masse du pouvoir qui a atteint des dimensions sans précédents et elle en a confié l'exécution à des millions de simples gens. Elle les a investis suivant la lois qui y déterminent la distribution des biens : à chacun selon sa position sociale. Mais chacun y reçoit sa part.C'est un esclavage particulier, où la soumission de chacun est compensée par la possibilité de voir autour de lui des créatures soumises à sa propre autorité. Ainsi, ç la place de la liberté s'offre la possibilité de priver les autres de leur liberté, c'est-à-dire d'obtenir la participation dans l'asservissement. Un ersatz de liberté est proposé ici aux citoyens: ce n'est pas l'aspiration à être libre, mais l'aspiration à priver les autres de leur volonté de liberté. Ce qui est beaucoup plus facile que de lutter pour ne pas être un esclave.
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Mon Tchékov, Alexandre Zinoviev (trad. Laurent Vogel), éd. Complesxe, 1989, p. 88-89
[modifier] Winston Churchill
la politique de l'Union soviétique : « C'est une devinette, doublée d'énigme, le tout enveloppé d'un grand mystère. »
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Le sourire du flamant rose (1985), Stephen Jay Gould (trad. Domique Teyssier avec Marcelle Blanc), éd. Point, coll. Sciences, 1993 (ISBN 2-02-019416-3), chap. 15 - La clé du mystère, p. 261
Citation choisie citation du jour pour le 14 août 2010.
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